Alors que "Le Monde" s'est particulièrement illustré par son parti pris anti-israélien depuis plusieurs années et singulièrement depuis l'agression du Hezbollah le 12 juillet dernier contre Israël, je veux saluer le dernier éditorial de Jean-Marie Colombani (Le Monde daté du 01.08.06) : non que je sois d'accord avec l'ensemble du propos, loin s'en faut, mais du fait qu'il contient un certain nombres de vérités dont il serait souhaitable qu'elles soient considérées par l'opinion en général et... par le journal "Le Monde" en particulier. Je voudrais ici insister sur ces aspects, plutôt que sur les parties à mon sens contestables.
Colombani écrit ainsi que la situation internationale "devrait conduire, malgré le drame de Cana, à plus de retenue dans la condamnation quasi unanime d'Israël par les opinions publiques européennes"
Et Colombani de préciser : " en laissant l'Iran et la Syrie installer, via le Hezbollah, de douze mille à dix-sept mille missiles, le Liban a placé Israël à la portée de l'Iran. Pas de n'importe quel Iran : il s'agit de celui d'Ahmadinedjad, dont les propos sur l'existence de l'Etat d'Israël sont sans ambiguïté. Il ne peut donc y avoir aucun doute sur la réalité de la menace qui pèse sur l'Etat juif. C'est pourquoi, de l'Europe à l'Arabie saoudite, en passant par Washington et Le Caire, la plupart des gouvernements ont souhaité le succès de l'offensive israélienne contre le Hezbollah."
Et encore : "Israël, plus que jamais, doit être garanti par ceux-là mêmes, Européens et Américains, qui sont visés à travers lui."
Et finalement cette remarque curieusement formulée :"Le reproche fait à Israël est d'être coupable d'une réaction "disproportionnée" : le problème est qu'Israël doit sa survie en partie à sa capacité à réagir de façon disproportionnée".
Ne revenons pas sur la part prise par le journal dirigé par Colombani dans ces accusations. Mais puisqu'est reconnue qu'Israël doit sa survie à des réactions qualifiées de "disproportionnées", pourquoi continuer à les qualifier de la sorte ?
C'est d'autant moins justifié que les destructions réllement provoquées par Israël, aussi terribles soient-elles, sont considérablement grossies par nos medias, dans le même temps où l'on oublie pratiquement les centaines de milliers de morts du Darfour.
Saluons en tout cas le fait que, face aux enjeux considérables dont il s'agit, Colombani aura, avec les morceaux cités de cet éditorial, évité un déshonneur dont il reste à vérifier, au quotidien, qu'il ne sera pas celui de son propre journal (ce qui pourrait dépendre des aspects de cet éditorial qui en seront retenus).
lundi 31 juillet 2006
La France lèche les bottes iraniennes
Dans la prise en otage actuelle des populations israéliennes et libanaises, effectuée par le Hezbollah pour le compte de l'Iran nazie, la France vient de montrer de quoi elle était capable : Monsieur Douste-Blazy, après avoir rendu hommage au président pro-Hezbollah du parlement libanais, vient en effet de déclarer aujourd'hui à Beyrouth que l'Iran était un élément stabilisateur au Proche-Orient.

Lire l'article de Luc Rosenzweig , " Douste-Blazy : Daladier sans Chamberlin" (© Metula News Agency)
Lire l'article de Luc Rosenzweig , " Douste-Blazy : Daladier sans Chamberlin" (© Metula News Agency)
dimanche 30 juillet 2006
Le décès de Pierre Vidal-Naquet utilisé par France 2
L'hommage que France 2 a souhaité rendre ce dimanche soir à la mémoire de Pierre Vidal-Naquet, décédé aujourd'hui 30/07/2006, contient le commentaire suivant : "Pierre Vidal-Naquet aurait certainement participé aux manifestations d'aujourd'hui condamnant Israël".
Cette façon de convier à une manifestation un homme qui vient de décéder a quelque chose de choquant. Mais le choix d'un extrait vidéo où s'exprime l'historien disparu est plus choquant encore, puisque dans cet extrait, Pierre Vidal-Naquet, que son âme repose en paix, désignait Israël comme un "Etat conquérant", et l'accusait au détour d'une phrase d' "extermination des peuples soumis" : en choisissant de diffuser précisément ces propos-là, non seulement hostiles à Israêl, mais proprement délirants (à moins d'entendre par "extermination" un processus par lequel une population connaît une explosion démographique) France 2 met en effet en exergue ce qu'il y aura eu de pire chez cet homme, et non ce qu'il y a eu de meilleur. Mais qu'importe pour France 2 la mémoire de Pierre Vidal-Naquet, l'essentiel n'était-il pas de saisir cette occasion extraordinaire de salir à nouveau Israël en s'appuyant cette fois sur la parole inattaquable d'un Juif, qui plus est décédé ?
Cette façon de convier à une manifestation un homme qui vient de décéder a quelque chose de choquant. Mais le choix d'un extrait vidéo où s'exprime l'historien disparu est plus choquant encore, puisque dans cet extrait, Pierre Vidal-Naquet, que son âme repose en paix, désignait Israël comme un "Etat conquérant", et l'accusait au détour d'une phrase d' "extermination des peuples soumis" : en choisissant de diffuser précisément ces propos-là, non seulement hostiles à Israêl, mais proprement délirants (à moins d'entendre par "extermination" un processus par lequel une population connaît une explosion démographique) France 2 met en effet en exergue ce qu'il y aura eu de pire chez cet homme, et non ce qu'il y a eu de meilleur. Mais qu'importe pour France 2 la mémoire de Pierre Vidal-Naquet, l'essentiel n'était-il pas de saisir cette occasion extraordinaire de salir à nouveau Israël en s'appuyant cette fois sur la parole inattaquable d'un Juif, qui plus est décédé ?
Tragédie de Cana : Hollande condamne Israël
" Je condamne, au nom du PS, le bombardement de Cana par les forces israéliennes", a déclaré à l'AFP le Premier secrétaire du Parti socialiste.
A ma connaissance, M. Hollande n'a pas éprouvé le besoin de rappeler que le fait de se servir de civils comme boucliers humains était un crime de guerre. Le journaliste de France 2 qui a fait ce matin l'aller-retour entre Cana et Tyr a confirmé que la population de Cana avait été avertie par les Israéliens, depuis plusieurs jours, qu'il y a aurait des bombardements sur Cana du fait de nombreux tirs de missiles effectués par le Hezbollah depuis cette ville contre le territoire israélien. Rentré à Tyr après son reportage à Cana, ce même journaliste a expliqué le fait que des civils soient restés sur place par la difficulté de pratiquer la route de Cana à Tyr, abîmée par de précédents bombardements israéliens. A se demander si parcourir à pied les 12 kilomètres qui séparent Cana de Tyr n'aurait pas été plus rapide qu'en voiture, y compris pour des enfants qu'on aurait ainsi pu mettre à l'abris.
Monsieur Hollande, le terrible bombardement de la seule ville du Havre par les alliés, en 1944, dont j'ignore s'il se justifiait autant que se justifie aujourd'hui le bombardement par Israël des points de tirs des missiles envoyés son territoire, a fait cent fois plus de morts parmi les civils que le bombardement de Cana. Je me demande donc si ceux qui aujourd'hui, comme vous-même ou le Président Chirac, condamnent Israël, n'auraient pas condamné cent fois plus fermement encore les bombardements alliés, depuis la Normandie jusqu'à Berlin, pour peu qu'on en ait eu des images télévisées ? Je me demande aussi si l'absence de condamnation audible de votre part concernant les massacres d'une tout autre ampleur commis au Darfour par les milices au service de la dictature islamiste du Soudan soutenue par la Russie et la Chine ne s'expliquent pas en partie par l'absence d'images télévisées de ces massacres ?
Post-scriptum 1 : A ma connaissance, M. Hollande ne n'est pas non plus axprimé sur la présence de drapeaux du Hezbollah à la manifestation de soutien au Liban qui s'est déroulée à Paris samedi 29/07/06. Pour avoir un avant-goût de ce qui risque de nous attendre à la rentrée, voici un film de cette manifestation, signalé par balagan.blog-city.com : film de la manif pro-Hezbollah à Paris
Post-scriptum 2 : sept heures sépareraient le raid israélien contre la maison de Cana où a eu lieu le drame et l’explosion meurtrière.
A ma connaissance, M. Hollande n'a pas éprouvé le besoin de rappeler que le fait de se servir de civils comme boucliers humains était un crime de guerre. Le journaliste de France 2 qui a fait ce matin l'aller-retour entre Cana et Tyr a confirmé que la population de Cana avait été avertie par les Israéliens, depuis plusieurs jours, qu'il y a aurait des bombardements sur Cana du fait de nombreux tirs de missiles effectués par le Hezbollah depuis cette ville contre le territoire israélien. Rentré à Tyr après son reportage à Cana, ce même journaliste a expliqué le fait que des civils soient restés sur place par la difficulté de pratiquer la route de Cana à Tyr, abîmée par de précédents bombardements israéliens. A se demander si parcourir à pied les 12 kilomètres qui séparent Cana de Tyr n'aurait pas été plus rapide qu'en voiture, y compris pour des enfants qu'on aurait ainsi pu mettre à l'abris.
Monsieur Hollande, le terrible bombardement de la seule ville du Havre par les alliés, en 1944, dont j'ignore s'il se justifiait autant que se justifie aujourd'hui le bombardement par Israël des points de tirs des missiles envoyés son territoire, a fait cent fois plus de morts parmi les civils que le bombardement de Cana. Je me demande donc si ceux qui aujourd'hui, comme vous-même ou le Président Chirac, condamnent Israël, n'auraient pas condamné cent fois plus fermement encore les bombardements alliés, depuis la Normandie jusqu'à Berlin, pour peu qu'on en ait eu des images télévisées ? Je me demande aussi si l'absence de condamnation audible de votre part concernant les massacres d'une tout autre ampleur commis au Darfour par les milices au service de la dictature islamiste du Soudan soutenue par la Russie et la Chine ne s'expliquent pas en partie par l'absence d'images télévisées de ces massacres ?
Post-scriptum 1 : A ma connaissance, M. Hollande ne n'est pas non plus axprimé sur la présence de drapeaux du Hezbollah à la manifestation de soutien au Liban qui s'est déroulée à Paris samedi 29/07/06. Pour avoir un avant-goût de ce qui risque de nous attendre à la rentrée, voici un film de cette manifestation, signalé par balagan.blog-city.com : film de la manif pro-Hezbollah à Paris
Post-scriptum 2 : sept heures sépareraient le raid israélien contre la maison de Cana où a eu lieu le drame et l’explosion meurtrière.
samedi 29 juillet 2006
L'Edito de Jean-Edwar Colomiron (pastiche)

L'EDITO de référence,
par Jean-Edwar Colomiron
"Celui qui ne se souvient pas du passé est conduit à revivre ses erreurs", disait souvent Felix Potain, avec cette sagesse que l'expérience seule finit par donner aux hommes. En ces temps inquiétants où des hommes préfèrent la guerre au dialogue, souvenons-nous donc du passé, et en particulier de ces évènements terribles qui ont suivi le débarquement des américains et de leurs fidèles alliés britaniques le 6 juin 1944. Le bombardement des villes normandes avait mis la région à genoux(*). La résistance des militants français desmilices avait toutefois surpris les Américains, qui comme à leur habitude préféraient de toute façon s'en prendre directement aux civils. Pour trouver une solution au conflit, il aurait fallu qu'existât une Société des Nations suffisament forte pour s'interposer entre la France et les Amériques et imposer aux deux parties un accord politique. Malheureusement, à cette époque, la Société des Nations était en miette. On connaît la suite, jusqu'à la destruction totale de l'Allemagne l'année suivante, le suicide en mai 1945 du chef spirituel du parti nazi : une catastrophe humanitaire sans précédent dans l'Histoire, et la désastreuse montée en puissance de l'empire américain.
Mais revenons au présent. Alors que les militants du parti chiite résistent de façon inattendue aux attaques destructrices des Israéliens, il est grand temps que l'ONU se montre suffisament forte pour s'interposer entre les belligérants et imposer aux deux parties un accord politique, dont chacun connaît déjà les grandes lignes : libération par Israël des militants du parti chiite qu'il détient depuis trop longtemps, respect par ce parti enfin revenu à une activité politique apaisée de la promesse de ne plus provoquer inutilement son colérique voisin. Ainsi les hommes montreront enfin le meilleur d'eux-mêmes, et Felix Potain n'aura pas parlé en vain.
Jean-Edwar Colomiron, rédacteur en Chef du Monde du Hezbollah
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(*) Les bombardements alliés en Normandie ont fait 12 000 morts parmi la population de cette région (source : http://www.memorial-caen.fr)
Proportions, suites...
A lire absolument, pour retrouver le sens des proportions, l'article du journaliste libanais Michaël Béhé, en date du 29 juillet 2006 à Beyrouth Ⓒ Metula News Agency
vendredi 28 juillet 2006
Consensus disproportionnel
Alors que presque tous s'accordent pour accuser Israël d'avoir une riposte disproportionnée, peu se soucient de préciser à qui et à quoi Israël riposte (quand les termes ne sont pas purement et simplement inversés, comme avec ce titre du Monde (29/07/06): "Le Hezbollah réplique aux raids israéliens avec des roquettes de longue portée").
une "réplique" ?
Alors que notre opinion publique s'accorde, informée par les journaux télévisés qui lui montrent les images de "la crise au Liban", pour accuser Israël d'avoir une riposte disproportionnée, peu se rendent compte de la disproportion dans le traitement de l'information lorsque "la crise en Israël" est proportionellement passée sous silence.
Alors que "la communauté internationale" se félicite discrètement de ce qu'Israël fasse le sale boulot, vital pour lui, qui consiste à combattre militairement une organisation militaire terroriste disposant de 12 000 missiles et se servant des populations civiles comme bouclier humain, l'opinion internationale tient plus que jamais Israël en horreur.
Je l'ai déjà dit, on ne peut pas exclure a priori des erreurs de l'armée israélienne, et si des abus sont commis, il faudra les dénoncer. Mais la nature de la menace doit nous inciter à la plus grande prudence : nous sommes aussi dans une guerre de l'information, et il est impossible à qui cherche à se faire une idée aussi objective que possible de ne pas tenir compte du parti pris anti-israélien qu'auront manifesté nos médias depuis des années, parti pris bien documenté par exemple dans les dossiers de l'OMJ.
Lorsque discutant hier devant la Sorbonne avec quelques personnes rassemblées en soutien au Liban j'ai entendu une jeune française, médecin, m'expliquer que les blessures qu'elle avait vues avaient été causées par des bombes à fragmentation, j'ai été troublé : et si c'était vrai ? Je ne connais pas grand chose aux armes, et à vrai dire je doute fort que ce médecin ait les compétences militaires lui permettant de soutenir son affirmation. Comment d'ailleurs exclure que certaines blessures résultent de l'explosion de stock d'armes du Hezbollah, quand on sait que les terrorites islamistes, comptant sur les dommages causés aux civils libanais pour marquer des points dans la guerre des images, se terrent avec leurs armes au milieu des civils ?
Il est légitime que les libanais et leurs amis manifestent leur solidarité avec leur pays meurtris, mais comment expliquer que parmi les affiches disposées là par ces personnes, aucune ne dénonce le Hezbollah ? " Le combat contre le Hezbollah est une affaire interne au Liban", m'a dit une jeune journaliste libanaise que venait d'interviewer une équipe d'Arte... comme si le tir des missiles sur Israël, et depuis vendredi 28/07/06 de missiles Zilzal I d'une portée de 125 km, était une affaire interne au Liban !
Et comment comprendre que, si cette journaliste libanaise se souvenait peut-être, vaguement, avoir vu les milices Hezbollah faire le salut nazi, ce n'était le cas de personne d'autre, pas plus que des membres de l'équipe d'Arte qui réalisait le reportage en question ?
Disproportionnée la réplique israélienne, comme l'affirme le parti socialiste dans ses récents communiqués sur "la crise au Liban", parti qui souhaite également que le Hezbollah puisse "revenir" (!) dans la communauté politique ? Pour en juger, il faudrait déjà répondre aux questions suivantes, posées par Raphaël Barak dans un article récent de Libé :
"que faire, quand les terroristes du Hezbollah, avec l'aide de l'Iran et de la Syrie, cachent plus de 12 000 roquettes et missiles, dans des zones urbaines surpeuplées, dans des villages, dans des maisons habitées et même dans des mosquées ? Que faire quand le Hezbollah se sert de la population libanaise comme bouclier humain et s'installe chez eux pour lancer des roquettes sur Israël ? Israël ne vise pas le Liban mais l'infrastructure terroriste. Il empêche également l'acheminement de roquettes en provenance de l'Iran qui se trouvent, en ce moment même, à la frontière syrienne avec le Liban. Avant chaque attaque, nos forces militaires distribuent des tracts pour demander aux civils de quitter les zones où se trouvent des infrastructures terroristes. Notre armée préfère renoncer à l'avantage de l'effet de surprise, afin d'épargner des vies innocentes."
Finalement, il y a deux consensus différents : d'une part celui de l'opinion publique, partagé et soutenu par une grande partie des médias, des partis politiques et des pouvoirs publics, pour condamner Israël et ses ripostes "disproportionnées" ("comme toujours", précise même un article du Monde) et dont nous risquons en septembre prochain de voir l'expression sous sa forme la plus grossière dans des manifestations hostiles à Israël et au peuple juif; d'autre part le consensus de nombreux chefs d'états, plus discret mais qui se traduira bientôt dans la réalité,quant à la nécessité absolue de désarmer le Hezbollah. De ce coté là, tout le monde semble à peu près d'accord maintenant pour que soit mis en place une force d'interposition internationale avec de véritables moyens (et il en faudra !) pour neutraliser le Hezbollah et permettre au Liban de retrouver sa souveraineté notamment sur le sud Liban. Il semble que la France désire donner le sentiment de vouloir jouer un rôle de premier plan dans une telle force : les combats à venir entre soldats français et troupes du Hezbollah seraient peut-être l'occasion pour l'opinion publique de notre pays de prendre, enfin, conscience de la nature de la menace qui pèse sur les démocraties. A moins que notre pays ne se dégonfle (pschittt...) et préfère continuer à compter sur Israël tout en l'accusant de réponse disproportionnée ?
une "réplique" ?Alors que notre opinion publique s'accorde, informée par les journaux télévisés qui lui montrent les images de "la crise au Liban", pour accuser Israël d'avoir une riposte disproportionnée, peu se rendent compte de la disproportion dans le traitement de l'information lorsque "la crise en Israël" est proportionellement passée sous silence.
Alors que "la communauté internationale" se félicite discrètement de ce qu'Israël fasse le sale boulot, vital pour lui, qui consiste à combattre militairement une organisation militaire terroriste disposant de 12 000 missiles et se servant des populations civiles comme bouclier humain, l'opinion internationale tient plus que jamais Israël en horreur.
Je l'ai déjà dit, on ne peut pas exclure a priori des erreurs de l'armée israélienne, et si des abus sont commis, il faudra les dénoncer. Mais la nature de la menace doit nous inciter à la plus grande prudence : nous sommes aussi dans une guerre de l'information, et il est impossible à qui cherche à se faire une idée aussi objective que possible de ne pas tenir compte du parti pris anti-israélien qu'auront manifesté nos médias depuis des années, parti pris bien documenté par exemple dans les dossiers de l'OMJ.
Lorsque discutant hier devant la Sorbonne avec quelques personnes rassemblées en soutien au Liban j'ai entendu une jeune française, médecin, m'expliquer que les blessures qu'elle avait vues avaient été causées par des bombes à fragmentation, j'ai été troublé : et si c'était vrai ? Je ne connais pas grand chose aux armes, et à vrai dire je doute fort que ce médecin ait les compétences militaires lui permettant de soutenir son affirmation. Comment d'ailleurs exclure que certaines blessures résultent de l'explosion de stock d'armes du Hezbollah, quand on sait que les terrorites islamistes, comptant sur les dommages causés aux civils libanais pour marquer des points dans la guerre des images, se terrent avec leurs armes au milieu des civils ?
Il est légitime que les libanais et leurs amis manifestent leur solidarité avec leur pays meurtris, mais comment expliquer que parmi les affiches disposées là par ces personnes, aucune ne dénonce le Hezbollah ? " Le combat contre le Hezbollah est une affaire interne au Liban", m'a dit une jeune journaliste libanaise que venait d'interviewer une équipe d'Arte... comme si le tir des missiles sur Israël, et depuis vendredi 28/07/06 de missiles Zilzal I d'une portée de 125 km, était une affaire interne au Liban !
Et comment comprendre que, si cette journaliste libanaise se souvenait peut-être, vaguement, avoir vu les milices Hezbollah faire le salut nazi, ce n'était le cas de personne d'autre, pas plus que des membres de l'équipe d'Arte qui réalisait le reportage en question ?
Disproportionnée la réplique israélienne, comme l'affirme le parti socialiste dans ses récents communiqués sur "la crise au Liban", parti qui souhaite également que le Hezbollah puisse "revenir" (!) dans la communauté politique ? Pour en juger, il faudrait déjà répondre aux questions suivantes, posées par Raphaël Barak dans un article récent de Libé :
"que faire, quand les terroristes du Hezbollah, avec l'aide de l'Iran et de la Syrie, cachent plus de 12 000 roquettes et missiles, dans des zones urbaines surpeuplées, dans des villages, dans des maisons habitées et même dans des mosquées ? Que faire quand le Hezbollah se sert de la population libanaise comme bouclier humain et s'installe chez eux pour lancer des roquettes sur Israël ? Israël ne vise pas le Liban mais l'infrastructure terroriste. Il empêche également l'acheminement de roquettes en provenance de l'Iran qui se trouvent, en ce moment même, à la frontière syrienne avec le Liban. Avant chaque attaque, nos forces militaires distribuent des tracts pour demander aux civils de quitter les zones où se trouvent des infrastructures terroristes. Notre armée préfère renoncer à l'avantage de l'effet de surprise, afin d'épargner des vies innocentes."
Finalement, il y a deux consensus différents : d'une part celui de l'opinion publique, partagé et soutenu par une grande partie des médias, des partis politiques et des pouvoirs publics, pour condamner Israël et ses ripostes "disproportionnées" ("comme toujours", précise même un article du Monde) et dont nous risquons en septembre prochain de voir l'expression sous sa forme la plus grossière dans des manifestations hostiles à Israël et au peuple juif; d'autre part le consensus de nombreux chefs d'états, plus discret mais qui se traduira bientôt dans la réalité,quant à la nécessité absolue de désarmer le Hezbollah. De ce coté là, tout le monde semble à peu près d'accord maintenant pour que soit mis en place une force d'interposition internationale avec de véritables moyens (et il en faudra !) pour neutraliser le Hezbollah et permettre au Liban de retrouver sa souveraineté notamment sur le sud Liban. Il semble que la France désire donner le sentiment de vouloir jouer un rôle de premier plan dans une telle force : les combats à venir entre soldats français et troupes du Hezbollah seraient peut-être l'occasion pour l'opinion publique de notre pays de prendre, enfin, conscience de la nature de la menace qui pèse sur les démocraties. A moins que notre pays ne se dégonfle (pschittt...) et préfère continuer à compter sur Israël tout en l'accusant de réponse disproportionnée ?
jeudi 27 juillet 2006
Lettre au dessinateur Serguei
Lettre ouverte à Serguei (serguei@lemonde.fr), dessinateur au journal "Le Monde".
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le dessin de Serguei
Monsieur,
après la publication par votre journal du dessin que vous avez choisi d'intituler "Mémoire du sacrifice", je me suis rendu sur votre site http://www.serguei.fr/index2.html pour comprendre ce que vous aviez bien voulu dire avec cette botte juive ou israélienne, en tout cas marquée d'une étoile de David, écrasant trois personnages placés dans une posture rappelant la position du Christ sur la croix, croix que l'on retrouve sur le personnage central, signalant que les victimes de l'horrible botte ne sont pas des islamistes du Hezbollah, mais des civils libanais, notamment chrétiens.
Il y a à l'évidence de votre part une analyse très précise de la guerre qui sévit actuellement au proche-orient, et il semblerait que d'après vous "les Israéliens" (ou bien d'ailleurs "les Juifs" ? car je n'oublie pas vos références à la mémoire, au "sacrifice" (?), le Christ en croix, etc. ) massacrent délibérément les hommes, les femmes et les enfants du Liban.
Je n'ignore pas que cette accusation monstrueuse est régulièrement soutenue par votre journal et la plupart des autres médias de notre pays. Elle n'en demeure pas moins monstrueuse, car totalement infondée. Ce n'est pas nier la souffrance des libanais que de dire cela, mais seulement reconnaître que le seul objectif du gouvernement israélien et de son ministre travailliste de la défense est de protéger leur pays en neutralisant une force armée par l'Iran de dizaines de milliers de missiles, force de fanatiques faisant le salut nazi, qui s'appelle le Hezbollah, qui se terre au milieu des civils, qui a installé tout un réseau de postes militaires et de passages sous-terrains dans le sous-sol des maisons du sud liban, dans une stratégie clairement pointée par Monsieur Jan Egeland, chef des affaires humanitaires des Nations unies, lorsqu'il a déclaré lundi 24 juillet dernier :
"le Hezbollah doit cesser de se fondre lâchement (...) parmi les femmes et les enfants (...) J'ai entendu qu'ils étaient fiers parce qu'ils avaient perdu très peu de combattants et que ce sont les civils qui subissent le plus gros (des attaques). Je ne pense pas que quiconque devrait être fier d'avoir plus de morts parmi les enfants et les femmes que les hommes armés"((lire la dépêche AP))
déclaration que votre journal (dit de "référence" !) semble ne pas avoir reproduite, malgré son importance.
Dans le même ordre d'idée, je pense à la remarque simplement logique d'un membre de la diplomatie de l'un des pays dont un soldat de l'ONU est mort avant-hier suite à une dramatique erreur israélienne, je crois que c'est un finlandais, en substance : "Israël n'a aucun intérêt à se rendre impopulaire en bombardant volontairement des soldats de l'ONU, et tout indique qu'il s'agit effectivement d'une erreur, comme il s'en produit malheureusement dans toutes guerres". A moins de penser que les Israéliens sont sous l'empire du Mal (votre confrère Philippe Val, de Charlie Hebdo, qui en terme de caricatures est probablement au moins aussi compétent que vous, a écrit un édito sur ce thème que je me permet de reproduire à votre intention à la suite de ce courier), dites-moi quel intérêt Israël aurait à s'attaquer délibéremment à des civils innocents (je ne parle pas des combattants en tenue civile, probablement comptés comme civils) plutôt qu'aux forces du Hezbollah ?
Monsieur, sur votre site, un site sympa, cool, humaniste, et pacifiste, j'ai lu une sorte de poème comportant cette phrase :" toute mort est un génocide".
Voulez-vous donc dire que la mort de Hitler est un génocide ? Ou que la mort naturelle dans son lit d'un très vieil homme heureux d'avoir eu une belle vie est un génocide ? Vos dessins sont inquiétants, mais la légèreté avec laquelle vous utilisez le mot "génocide" l'est tout autant.
"toute mort est un génocide..." écrivez-vous dans votre poème. Voulez-vous dire que lorsque mon oncle, juif et résistant, s'est attaqué aux soldats nazis et a peut-être tué certain d'entre eux, il a commis un génocide ?
Que voulez-vous dire, Monsieur ?
Votre poème, sur votre site, par son humanisme affiché, montre que vous n'êtes pas le mauvais bougre. Les pacifistes comme vous ne sont jamais de mauvais bougres. En 1940, mon oncle n'était pas pacifiste, puisqu'il participait à la Résistance, armes à la main : les pacifistes, eux, acclamaient Pétain.... A cette époque il y a eu l'Affiche Rouge, par laquelle la propagande nazie a tenté de faire passer de véritables résistants pour des terroristes. Aujourd'hui, la propagande ne vaut guère mieux qui tente de faire passer de véritables terroristes pour des résistants (tous les jours, votre journal et d'autres parlent de "la résistance du Hezbollah" : certes, l'expression n'est pas critiquable par elle-même à s'en tenir au dictionnaire, mais que de sous-entendus ! et que dire des "activistes", et même des "militants" du Hezbollah, comme on les appelle à présent dans les rédactions ! Avez-vous au moins vu, de vos yeux, ne serait-ce que sur les photos qui en témoignent, l'énergie avec laquelle ces types-là font le salut nazi ?)
Pour revenir à votre dessin, pardonnez ma franchise mais il me semble que par ses sous-entendus visant les Juifs il fera date dans l'histoire des ignominies avérées de votre journal.
Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée,
Anatole
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Edito de Philippe Val (Charlie Hebdo, 19 juillet 2006)
Aux Israéliens, il n’arrive jamais rien. Ils vivent heureux et en sécurité, entourés de voisins charmants qui s’appellent Syrie, Hezbollah, Hamas. Ces braves gens ne feraient jamais de mal à une mouche.
Mais comme l’Israélien a le fond méchant, il passe son temps à massacrer et à emprisonner les enfants des voisins.
Le leader chiite Hassan Nasrallah est un héros au sourire si doux. Il vient juste de foutre le feu à la région, mais évidemment, c’est de la faute d’Israël.
Israël n’est jamais agressé. Israël n’est jamais en danger. Israël a toujours tort.
La cruauté ontologique de l’Israélien, au fond, est rassurante. Elle permet de mesurer à quel point on est du côté du bien, de la générosité, de l’irréprochable.
Vous voulez qu’on vous trouve sympa et militant d’une gauche couillue et courageuse ? Portez un tee-shirt du Hamas à Paris-Plage.
Que l’on critique les décisions du gouvernement israélien, qu’on juge les ripostes excessives ou non, c’est une chose. Mais qu’on se donne au moins la peine de rappeler que le camp adverse - en l’occurrence, le Hezbollah et sa jonction avec le Hamas - a aussi quelques responsabilités dans l’histoire.
Pour les ambitions du Hezbollah - à savoir, fédérer, pour le compte de l’Iran, une grande force panislamiste -, une paix entre Israéliens et Palestiniens serait une catastrophe.
Ils font donc tout pour qu’une guerre fédératrice éclate, pendant laquelle l’Iran se hâtera d’achever son projet nucléaire. Qu’on parle de réalité, au lieu d’en taire sans cesse la moitié.
A moins d’annoncer la couleur et d’avouer qu’on travaille dans un organe de propagande. Ce qui n’est pas le cas de Charlie.
Philippe Val
© Charlie Hebdo
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le dessin de SergueiMonsieur,
après la publication par votre journal du dessin que vous avez choisi d'intituler "Mémoire du sacrifice", je me suis rendu sur votre site http://www.serguei.fr/index2.html pour comprendre ce que vous aviez bien voulu dire avec cette botte juive ou israélienne, en tout cas marquée d'une étoile de David, écrasant trois personnages placés dans une posture rappelant la position du Christ sur la croix, croix que l'on retrouve sur le personnage central, signalant que les victimes de l'horrible botte ne sont pas des islamistes du Hezbollah, mais des civils libanais, notamment chrétiens.
Il y a à l'évidence de votre part une analyse très précise de la guerre qui sévit actuellement au proche-orient, et il semblerait que d'après vous "les Israéliens" (ou bien d'ailleurs "les Juifs" ? car je n'oublie pas vos références à la mémoire, au "sacrifice" (?), le Christ en croix, etc. ) massacrent délibérément les hommes, les femmes et les enfants du Liban.
Je n'ignore pas que cette accusation monstrueuse est régulièrement soutenue par votre journal et la plupart des autres médias de notre pays. Elle n'en demeure pas moins monstrueuse, car totalement infondée. Ce n'est pas nier la souffrance des libanais que de dire cela, mais seulement reconnaître que le seul objectif du gouvernement israélien et de son ministre travailliste de la défense est de protéger leur pays en neutralisant une force armée par l'Iran de dizaines de milliers de missiles, force de fanatiques faisant le salut nazi, qui s'appelle le Hezbollah, qui se terre au milieu des civils, qui a installé tout un réseau de postes militaires et de passages sous-terrains dans le sous-sol des maisons du sud liban, dans une stratégie clairement pointée par Monsieur Jan Egeland, chef des affaires humanitaires des Nations unies, lorsqu'il a déclaré lundi 24 juillet dernier :
"le Hezbollah doit cesser de se fondre lâchement (...) parmi les femmes et les enfants (...) J'ai entendu qu'ils étaient fiers parce qu'ils avaient perdu très peu de combattants et que ce sont les civils qui subissent le plus gros (des attaques). Je ne pense pas que quiconque devrait être fier d'avoir plus de morts parmi les enfants et les femmes que les hommes armés"((lire la dépêche AP))
déclaration que votre journal (dit de "référence" !) semble ne pas avoir reproduite, malgré son importance.
Dans le même ordre d'idée, je pense à la remarque simplement logique d'un membre de la diplomatie de l'un des pays dont un soldat de l'ONU est mort avant-hier suite à une dramatique erreur israélienne, je crois que c'est un finlandais, en substance : "Israël n'a aucun intérêt à se rendre impopulaire en bombardant volontairement des soldats de l'ONU, et tout indique qu'il s'agit effectivement d'une erreur, comme il s'en produit malheureusement dans toutes guerres". A moins de penser que les Israéliens sont sous l'empire du Mal (votre confrère Philippe Val, de Charlie Hebdo, qui en terme de caricatures est probablement au moins aussi compétent que vous, a écrit un édito sur ce thème que je me permet de reproduire à votre intention à la suite de ce courier), dites-moi quel intérêt Israël aurait à s'attaquer délibéremment à des civils innocents (je ne parle pas des combattants en tenue civile, probablement comptés comme civils) plutôt qu'aux forces du Hezbollah ?
Monsieur, sur votre site, un site sympa, cool, humaniste, et pacifiste, j'ai lu une sorte de poème comportant cette phrase :" toute mort est un génocide".
Voulez-vous donc dire que la mort de Hitler est un génocide ? Ou que la mort naturelle dans son lit d'un très vieil homme heureux d'avoir eu une belle vie est un génocide ? Vos dessins sont inquiétants, mais la légèreté avec laquelle vous utilisez le mot "génocide" l'est tout autant.
"toute mort est un génocide..." écrivez-vous dans votre poème. Voulez-vous dire que lorsque mon oncle, juif et résistant, s'est attaqué aux soldats nazis et a peut-être tué certain d'entre eux, il a commis un génocide ?
Que voulez-vous dire, Monsieur ?
Votre poème, sur votre site, par son humanisme affiché, montre que vous n'êtes pas le mauvais bougre. Les pacifistes comme vous ne sont jamais de mauvais bougres. En 1940, mon oncle n'était pas pacifiste, puisqu'il participait à la Résistance, armes à la main : les pacifistes, eux, acclamaient Pétain.... A cette époque il y a eu l'Affiche Rouge, par laquelle la propagande nazie a tenté de faire passer de véritables résistants pour des terroristes. Aujourd'hui, la propagande ne vaut guère mieux qui tente de faire passer de véritables terroristes pour des résistants (tous les jours, votre journal et d'autres parlent de "la résistance du Hezbollah" : certes, l'expression n'est pas critiquable par elle-même à s'en tenir au dictionnaire, mais que de sous-entendus ! et que dire des "activistes", et même des "militants" du Hezbollah, comme on les appelle à présent dans les rédactions ! Avez-vous au moins vu, de vos yeux, ne serait-ce que sur les photos qui en témoignent, l'énergie avec laquelle ces types-là font le salut nazi ?)
Pour revenir à votre dessin, pardonnez ma franchise mais il me semble que par ses sous-entendus visant les Juifs il fera date dans l'histoire des ignominies avérées de votre journal.
Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée,
Anatole
--------------------------------------
Edito de Philippe Val (Charlie Hebdo, 19 juillet 2006)
Aux Israéliens, il n’arrive jamais rien. Ils vivent heureux et en sécurité, entourés de voisins charmants qui s’appellent Syrie, Hezbollah, Hamas. Ces braves gens ne feraient jamais de mal à une mouche.
Mais comme l’Israélien a le fond méchant, il passe son temps à massacrer et à emprisonner les enfants des voisins.
Le leader chiite Hassan Nasrallah est un héros au sourire si doux. Il vient juste de foutre le feu à la région, mais évidemment, c’est de la faute d’Israël.
Israël n’est jamais agressé. Israël n’est jamais en danger. Israël a toujours tort.
La cruauté ontologique de l’Israélien, au fond, est rassurante. Elle permet de mesurer à quel point on est du côté du bien, de la générosité, de l’irréprochable.
Vous voulez qu’on vous trouve sympa et militant d’une gauche couillue et courageuse ? Portez un tee-shirt du Hamas à Paris-Plage.
Que l’on critique les décisions du gouvernement israélien, qu’on juge les ripostes excessives ou non, c’est une chose. Mais qu’on se donne au moins la peine de rappeler que le camp adverse - en l’occurrence, le Hezbollah et sa jonction avec le Hamas - a aussi quelques responsabilités dans l’histoire.
Pour les ambitions du Hezbollah - à savoir, fédérer, pour le compte de l’Iran, une grande force panislamiste -, une paix entre Israéliens et Palestiniens serait une catastrophe.
Ils font donc tout pour qu’une guerre fédératrice éclate, pendant laquelle l’Iran se hâtera d’achever son projet nucléaire. Qu’on parle de réalité, au lieu d’en taire sans cesse la moitié.
A moins d’annoncer la couleur et d’avouer qu’on travaille dans un organe de propagande. Ce qui n’est pas le cas de Charlie.
Philippe Val
© Charlie Hebdo
jeudi 20 juillet 2006
Portrait de quelques "militants"
Heil Hezb 1 (si elle n'apparaît pas, cliquer pour voir la photo)Aujourd'hui, le pacifiste Amos Oz soutient dans Le Figaro l'armée israélienne dans la guerre qu'elle doit mener contre le Hezbollah, plusieurs articles du quotidien libanais Le Jour / l'Orient pointent la nécessité pour le Liban de combattre aussi le Hezbollah, et un journaliste libanais de proche-orient.info, qui avait jusque là soutenu l'action israélienne contre le Hezbollah, craque devant les destructions de son pays, ce que l'on peut comprendre : comment d'ailleurs exclure a priori des erreurs ou des abus de la part de l'armée israélienne ? Ils ne sont pas plus acceptables que ne l'étaient les destructions parfois gigantesques causées par les alliés à partir de juin 1944, mais comme elles ils ne suffisent pas à nous faire remettre en question les opérations militaires par lesquelles Israël se bat aujourd'hui contre les forces qui voudraient le détruire et qui soumettent quotidiennement un million d'Israéliens à d'incessants tirs de roquettes.
Je ne reproche pas à nos médias de pointer les destructions provoquées au Liban par les actions israéliennes, mais d'oublier de dire que le Hezbollah ne laisse pas le choix à Israël, de ne pas rendre compte comme elle le mériterait de la souffrance endurée par le peuple israélien (arabes compris), et finalement, j'en ai parlé dans mon précédent article, de laisser majoritairement éclater leur parti pris en employant des expressions telles que "activistes" ou "militants" pour désigner les terroristes du Hamas ou du Hezbollah.
Aujourd'hui je vous propose quelques portraits de ces "militants" :
Heil Hezb 2 (si elle n'apparaît pas, cliquer pour voir la photo)
Heil Hezb 3 (si elle n'apparaît pas, cliquer pour voir la photo)
Heil Hezb 4 (si elle n'apparaît pas, cliquer pour voir la photo)de leurs leaders :
Heil Islamiste (si elle n'apparaît pas, cliquer pour voir la photo)et encore quelques portrait par où l'on voit que les islamistes palestiniens ne sont pas en reste :
Heil Arafat
Heil forces palestiniennes
mardi 18 juillet 2006
Auto-hypnose : augmenter la dose
Les militants extrémistes tels Marius Shattner qui rédigent les dépêches de l'AFP qui inondent notamment nos médias (voir notre article Les activistes de l'AFP) ont depuis longtemps réussi à imposer le terme activiste pour désigner les véritables terroristes que sont ces fous furieux, adorateurs de la mort, qui défilent bras tendus sous les banières des "martyrs d'Al-Aqsa", du Hamas ou du Hezbollah.
Cette dénomination, par la confusion qu'elle suggère entre terrorisme et résistance légitime, s'apparente à celles employée en son temps par ceux qui, déjà, voulaient créer la confusion entre résistance et terrorisme (qui ne se souvient de l'affiche rouge ?). Mais l'auto-hypnose s'épuise, il faut augmenter les doses, alors on passe à l'étape suivante : les terroristes islamo-fascistes seront dorénavant régulièrement appelés des... militants ! J'avais constaté la chose depuis quelques semaines, j'en ai encore eu la confirmation ce matin sur une radio publique, et il y a ici un paquet d'autres exemples, et là encore un autre paquet.
les "militants" du Nouvel Obs (et/ou d'Associated Press)
Outre Radio-France, le lecteur constatera en suivant les liens précédents que cette terminologie plus que douteuse est surtout le fait de sites officiels chinois et du Nouvel Observateur, qui reprend les dépêches d'Associated Press, qui sur ce coup-là n'a rien à envier à l'AFP (je néglige ici la question de savoir qui traduit quoi et comment...). Qu'en conclure exactement, je ne sais pas, mais je vous propose, cher lecteur, chère lectrice, de prévoir l'étape suivante avec le sondage suivant : "sympathisant du Hamas" ? (c'est sympathique), ou bien "pote des martyrs d'Al Aqsa" ? A vous de dire :
Cette dénomination, par la confusion qu'elle suggère entre terrorisme et résistance légitime, s'apparente à celles employée en son temps par ceux qui, déjà, voulaient créer la confusion entre résistance et terrorisme (qui ne se souvient de l'affiche rouge ?). Mais l'auto-hypnose s'épuise, il faut augmenter les doses, alors on passe à l'étape suivante : les terroristes islamo-fascistes seront dorénavant régulièrement appelés des... militants ! J'avais constaté la chose depuis quelques semaines, j'en ai encore eu la confirmation ce matin sur une radio publique, et il y a ici un paquet d'autres exemples, et là encore un autre paquet.
les "militants" du Nouvel Obs (et/ou d'Associated Press) Outre Radio-France, le lecteur constatera en suivant les liens précédents que cette terminologie plus que douteuse est surtout le fait de sites officiels chinois et du Nouvel Observateur, qui reprend les dépêches d'Associated Press, qui sur ce coup-là n'a rien à envier à l'AFP (je néglige ici la question de savoir qui traduit quoi et comment...). Qu'en conclure exactement, je ne sais pas, mais je vous propose, cher lecteur, chère lectrice, de prévoir l'étape suivante avec le sondage suivant : "sympathisant du Hamas" ? (c'est sympathique), ou bien "pote des martyrs d'Al Aqsa" ? A vous de dire :
dimanche 16 juillet 2006
"Ils s'en foutent, ils tirent n'importe où"
De retour d'un pays en guerre, traumatisés (on le serait à moins) mais néanmoins plutôt souriants (tout le monde est en bonne santé), ils sont interrogés par les journalistes TV. Ils sont des dizaines, mais parmi les trois retenus, cette femme dont le témoignage consiste essentiellement en une analyse de l'état d'esprit des israéliens : "Ils s'en foutent, ils tirent n'importe où".
S'agit-il de la pensée des journalistes, qu'ils préfèrent faire dire par une personne crédible, puisqu'elle était sur place, un témoin direct ? Pourtant, il est évident qu'avec la puissance de feu déployée par Israël, si vraiment "ils s'en foutaient et tiraient n'importe où" il y aurait cinquante fois plus de morts.
Alors ? Alors si les journalistes faisaient leur métier, qui est de nous informer, ils nous diraient que le Hezbollah (comme le Hamas en territoire palestinien) a de longue date choisit de placer ses centres de commandement, des dépôts d'armes, ses caches au milieu des populations civiles qui leurs servent de bouclier, comptant précisément sur la mort de civils pour donner à Israël un visage haïssable. Or, la portée des missiles iraniens tirés par le Hezbollah oblige Israël à se battre jusqu'à ce que le mouvement terroriste soit hors d'état de nuire. La mort de civils libanais résulte des choix du Hezbollah.
"Disproportionnées", disent 90% des commentateurs, politiques ou journalistes, commentant les actions israéliennes. C'est possible. Mais les considérations précédentes montrent qu'il n'est pas si facile d'en juger. Et d'autre part, 90% des commentateurs, politiques ou journalistes, ont ces dernières années si souvent montré leur partialité anti-israélienne, que jusqu'à preuve du contraire c'est leurs commentaires que je crois mal proportionnés.
S'agit-il de la pensée des journalistes, qu'ils préfèrent faire dire par une personne crédible, puisqu'elle était sur place, un témoin direct ? Pourtant, il est évident qu'avec la puissance de feu déployée par Israël, si vraiment "ils s'en foutaient et tiraient n'importe où" il y aurait cinquante fois plus de morts.
Alors ? Alors si les journalistes faisaient leur métier, qui est de nous informer, ils nous diraient que le Hezbollah (comme le Hamas en territoire palestinien) a de longue date choisit de placer ses centres de commandement, des dépôts d'armes, ses caches au milieu des populations civiles qui leurs servent de bouclier, comptant précisément sur la mort de civils pour donner à Israël un visage haïssable. Or, la portée des missiles iraniens tirés par le Hezbollah oblige Israël à se battre jusqu'à ce que le mouvement terroriste soit hors d'état de nuire. La mort de civils libanais résulte des choix du Hezbollah.
"Disproportionnées", disent 90% des commentateurs, politiques ou journalistes, commentant les actions israéliennes. C'est possible. Mais les considérations précédentes montrent qu'il n'est pas si facile d'en juger. Et d'autre part, 90% des commentateurs, politiques ou journalistes, ont ces dernières années si souvent montré leur partialité anti-israélienne, que jusqu'à preuve du contraire c'est leurs commentaires que je crois mal proportionnés.
samedi 15 juillet 2006
Les limites d'une métaphore
Le retrait israélien de Gaza l'été dernier, loin d'avoir été accueilli avec satisfaction par les antisionistes radicaux, avait donné lieu de leur part à des commentaires faisant plus que jamais la part belle à l'expression "prison à ciel ouvert" pour désigner la situation du minuscule territoire palestinien surpeuplé.
Les quantités prodigieuses d'armes qui entrent dans ce territoire ne suffisent pas à démentir l'expression en question, non plus que le fait que des tunnels aient pu être creusés vers l'Egypte ou vers Israël... En revanche, le fait (signalé récemment dans tous les medias) que plusieurs milliers de palestiniens qui se trouvaient en Egypte ont réussi à forcer le passage pour entrer dans la bande de Gaza me semble indiquer comme une limite à la métaphore de la prison : c'est en effet la première fois que j'entends parler d'une évasion ayant lieu dans ce sens là...
Les quantités prodigieuses d'armes qui entrent dans ce territoire ne suffisent pas à démentir l'expression en question, non plus que le fait que des tunnels aient pu être creusés vers l'Egypte ou vers Israël... En revanche, le fait (signalé récemment dans tous les medias) que plusieurs milliers de palestiniens qui se trouvaient en Egypte ont réussi à forcer le passage pour entrer dans la bande de Gaza me semble indiquer comme une limite à la métaphore de la prison : c'est en effet la première fois que j'entends parler d'une évasion ayant lieu dans ce sens là...
La guerre
Démocratiquement élu, comme le Hamas, comme naguère Hitler, souvent désigné comme "le fou", comme naguère Hitler dont il est manifestement un grand admirateur, Ahmadinejad tient des propos que nous ferions bien d'étudier de près.
Il est frappant qu'il ait averti, jeudi 13/07/2006, qu'une frappe israélienne sur la Syrie serait considérée par Téhéran comme une attaque contre l'ensemble du monde islamique. C'est reconnaître que l'agression du Hezbollah contre Israël est en fait une agression de la Syrie, proche de Saddam Hussein, et cela suggère le rôle de l'Iran dans cette affaire, qu'illustre cette info de la Mena, "l'avion téléguidé qui s'est écrasé sur le navire de la flotte israélienne était de conception iranienne, piloté à distance depuis Beyrouth par des Gardiens de la révolution iranienne".
Il est facile de qualifier les actions israéliennes de disproportionnées comme le font à l'unisson nos médias et le président Chirac, mais encore faudrait-il pour en juger savoir évaluer précisément la nature des forces qui s'attaquent à Israël...
(pour ma part, j'ignore le degré de massivité des destructions que peuvent faire les armes dont disposent aujourd'hui l'Iran et la Syrie, mais il me semble préférable d'agir militairement contre des régimes proches du nazisme, aux ambitions génocidaires affirmées, avant que leur niveau d'armement devienne excessif)
Il est frappant qu'il ait averti, jeudi 13/07/2006, qu'une frappe israélienne sur la Syrie serait considérée par Téhéran comme une attaque contre l'ensemble du monde islamique. C'est reconnaître que l'agression du Hezbollah contre Israël est en fait une agression de la Syrie, proche de Saddam Hussein, et cela suggère le rôle de l'Iran dans cette affaire, qu'illustre cette info de la Mena, "l'avion téléguidé qui s'est écrasé sur le navire de la flotte israélienne était de conception iranienne, piloté à distance depuis Beyrouth par des Gardiens de la révolution iranienne".
Il est facile de qualifier les actions israéliennes de disproportionnées comme le font à l'unisson nos médias et le président Chirac, mais encore faudrait-il pour en juger savoir évaluer précisément la nature des forces qui s'attaquent à Israël...
(pour ma part, j'ignore le degré de massivité des destructions que peuvent faire les armes dont disposent aujourd'hui l'Iran et la Syrie, mais il me semble préférable d'agir militairement contre des régimes proches du nazisme, aux ambitions génocidaires affirmées, avant que leur niveau d'armement devienne excessif)
Edgar Morin blanchi par la cour de cassation
"Dans l'opprimé d'hier l'oppresseur de demain disait Victor Hugo"
Cette première phrase de l'article honteux cosigné par Edgar Morin en juin 2002 résume à elle seule ce qui y tient lieu de pensée.
A partir de là, plus besoin de vérifier les "informations" sur lesquelles on prétend s'appuyer (parlant de "massacres" à Jenine(*), bien ici dans la ligne du Monde qui avait à l'époque publié un dessin comparant les combats de Jenine à... Auschwitz !), plus besoin de prendre la moindre précaution dans l'expression de son hostilité au peuple juif :
"Ce qu'on a peine à imaginer c'est qu'une nation de fugitifs, issus du peuple le plus longtemps persécuté dans l'histoire de l'humanité, ayant subis les pires humiliations et le pire mépris soit capable de se transformer en deux générations non seulement en " peuple dominateur et sur de lui ", mais, à l'exception d'une admirable minorité, en peuple méprisant ayant satisfaction à humilier. "
"Dans les derniers temps de la reconquête de la Cisjordanie, Tsahal s'est livré à des actes de pillage, destructions gratuites, homicides, exécutions où le peuple élu agit comme la race supérieure. On comprend que cette situation dégradante suscite sans cesse de nouveaux résistants, dont de nouvelles bombes humaines. "
(texte intégral sur http://www.mcxapc.org/docs/conscienceinextenso/morinext.htm)
La cour de cassation vient d'annuler, le 12 juillet 2006, la condamnation d'Edgar Morin. Il est donc à nouveau possible dans notre pays de calomnier et d'insulter tout un peuple. C'est une très mauvaise nouvelle pour notre pays.
G. Huber avait parlé à ce sujet de Garaudysation des esprit. La décision de la cour de cassation représente à cet égard une nouvelle étape.
http://vigilances.blogspot.com/2005/06/la-garaudysation-des-esprits.html
---------------------
(*) A propos des combats de Jenine d'avril 2002,
http://www.col.fr/arche/article.php3?id_article=500
Cette première phrase de l'article honteux cosigné par Edgar Morin en juin 2002 résume à elle seule ce qui y tient lieu de pensée.
A partir de là, plus besoin de vérifier les "informations" sur lesquelles on prétend s'appuyer (parlant de "massacres" à Jenine(*), bien ici dans la ligne du Monde qui avait à l'époque publié un dessin comparant les combats de Jenine à... Auschwitz !), plus besoin de prendre la moindre précaution dans l'expression de son hostilité au peuple juif :
"Ce qu'on a peine à imaginer c'est qu'une nation de fugitifs, issus du peuple le plus longtemps persécuté dans l'histoire de l'humanité, ayant subis les pires humiliations et le pire mépris soit capable de se transformer en deux générations non seulement en " peuple dominateur et sur de lui ", mais, à l'exception d'une admirable minorité, en peuple méprisant ayant satisfaction à humilier. "
"Dans les derniers temps de la reconquête de la Cisjordanie, Tsahal s'est livré à des actes de pillage, destructions gratuites, homicides, exécutions où le peuple élu agit comme la race supérieure. On comprend que cette situation dégradante suscite sans cesse de nouveaux résistants, dont de nouvelles bombes humaines. "
(texte intégral sur http://www.mcxapc.org/docs/conscienceinextenso/morinext.htm)
La cour de cassation vient d'annuler, le 12 juillet 2006, la condamnation d'Edgar Morin. Il est donc à nouveau possible dans notre pays de calomnier et d'insulter tout un peuple. C'est une très mauvaise nouvelle pour notre pays.
G. Huber avait parlé à ce sujet de Garaudysation des esprit. La décision de la cour de cassation représente à cet égard une nouvelle étape.
http://vigilances.blogspot.com/2005/06/la-garaudysation-des-esprits.html
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(*) A propos des combats de Jenine d'avril 2002,
http://www.col.fr/arche/article.php3?id_article=500
jeudi 13 juillet 2006
Keskidi koko ?
Le 13 juillet 2006 au soir, alors que la guerre islamico-israélienne est entrée dans une nouvelle phase avec le tir d'un missile du Hezbollah sur Haïfa, à plus de 60 km de la frontière libano-israélienne, le site internet de l'huma ne laisse apparaître aucune information au sujet de ces événements d'autant plus considérables qu'ils sont liés à l'alliance massivement terroriste irano-syrienne.
Oh, ça ne va pas durer, juste le temps pour les cocos français de savoir s'ils doivent ou non s'aligner sur la position du parti communiste libanais, à qui l'agression du Hezbollah contre Israël à l'origine de cette nouvelle guerre a inspiré ceci : le Parti communiste libanais (PCL) s’est félicité des « actions héroïques entreprises par la Résistance », qu’il a qualifiées de « parfaitement légitimes » (ref L'Orient Le Jour, journal francophone libanais).
La "Résistance" ! Décidément, ceux qui aujourd'hui assimile le terrorisme à de la résistance ne sont pas très éloignés de ceux qui, naguère, assimilait la résistance au terrorisme. On verra bientôt comment vont se positionner nos cocos...
Oh, ça ne va pas durer, juste le temps pour les cocos français de savoir s'ils doivent ou non s'aligner sur la position du parti communiste libanais, à qui l'agression du Hezbollah contre Israël à l'origine de cette nouvelle guerre a inspiré ceci : le Parti communiste libanais (PCL) s’est félicité des « actions héroïques entreprises par la Résistance », qu’il a qualifiées de « parfaitement légitimes » (ref L'Orient Le Jour, journal francophone libanais).
La "Résistance" ! Décidément, ceux qui aujourd'hui assimile le terrorisme à de la résistance ne sont pas très éloignés de ceux qui, naguère, assimilait la résistance au terrorisme. On verra bientôt comment vont se positionner nos cocos...
mardi 11 juillet 2006
Quand la France se mobilise...
Quand la France se mobilise... ça donne éventuellement ceci :
* 200 000 signatures en quelques jours pour protester contre le déplacement de 2 heures dans l'après-midi d'une émission certes populaire (pourquoi pas ?), proche de l'extrême gauche (bon), antisioniste (c'est banal), conduite par un démago autoritaire qui n'a pas eu à cacher son amitié pour son invité "Tariq" (Ramadan), branche souriante des "Frères Musulmans",
* 1608 signatures en plus d'un an pour dénoncer le massacre de 200 000 personnes au Darfour par les milices Janjawids aux ordres de la dictature de Khartoum, qui s'inscrit dans le courant des "Frères Musulmans".
Signez et faites signer l'appel Urgence Darfour :
http://appel.urgencedarfour.org/
* 200 000 signatures en quelques jours pour protester contre le déplacement de 2 heures dans l'après-midi d'une émission certes populaire (pourquoi pas ?), proche de l'extrême gauche (bon), antisioniste (c'est banal), conduite par un démago autoritaire qui n'a pas eu à cacher son amitié pour son invité "Tariq" (Ramadan), branche souriante des "Frères Musulmans",
* 1608 signatures en plus d'un an pour dénoncer le massacre de 200 000 personnes au Darfour par les milices Janjawids aux ordres de la dictature de Khartoum, qui s'inscrit dans le courant des "Frères Musulmans".
Signez et faites signer l'appel Urgence Darfour :
http://appel.urgencedarfour.org/
lundi 10 juillet 2006
Le Darfour, la Chine et la Russie
Déclic ce soir dans la prise de conscience des crimes de type génocidaires commis au Darfour par les milices janjawids au service de la dictature islamiste soudanaise : le meeting qui a rassemblé ce soir quelques centaines de personnes au Théatre de la Madeleine aura permis de compter parmi les soutiens à cette cause de nombreuses personnalités, dont Brigitte Fossey, Pierre Arditi, Richard Berry, Georges Charpak, André Glucksmann, Pascal Bruckner, Bernard-Henri Lévy, Dominique Sopo, Pierre Lellouche, Jack Lang, François Zimeray, Patrick Poivre d'Arvor, la soirée ayant été animée par Daniela Lumbroso...
L'expression "crime d'indifférence" qui a été prononcée par Pascal Bruckner m'a rappelé deux souvenirs datant d'un ou deux ans : un ancien copain, un Juif violemment anti-israélien, m'a dit un jour que "oui, sur le Darfour, on exagère beaucoup". J'ignore la source de la propagande qui avait ainsi réussi à convaincre ce courageux dénégateur que l'enfer du Darfour ne méritait pas une prise de conscience urgente, mais il se pourrait que cela ait un rapport avec ce deuxième souvenir : testant un jour le moteur de recherche du journal d'extrême gauche "Le Monde Diplomatique" (groupe "Le Monde"), j'ai pu constater que tandis qu'une requête sur Israël renvoyait plus de cent réponses, une requête sur Darfour n'en renvoyait qu'une...
Mais je parlais dans mon dernier message de la Chine et de la Russie qui faisaient la morale à Israël (lire ici); or j'apprends ce soir en écoutant le formidable François Zimeray que la Chine en premier lieu, la Russie ensuite, investissent massivement auprès du gouvernement islamiste du Soudan, qu'ils sont ainsi en quelque sorte les parains du crime. Aussi, comme l'a fait remarquer Pierre Lellouche, les démocraties occidentales n'ont moralement pas le droit d'attendre que la Chine et la Russie donnent leur feu vert pour intervenir au Darfour, de même que nous sommes intervenu avec les autres membres de l'OTAN au Kosovo en 1999, sans mandat de l'ONU.
----
A lire, un article de Serge Farnel, Darfour : origines et bilans d’un génocide (Mena).
L'expression "crime d'indifférence" qui a été prononcée par Pascal Bruckner m'a rappelé deux souvenirs datant d'un ou deux ans : un ancien copain, un Juif violemment anti-israélien, m'a dit un jour que "oui, sur le Darfour, on exagère beaucoup". J'ignore la source de la propagande qui avait ainsi réussi à convaincre ce courageux dénégateur que l'enfer du Darfour ne méritait pas une prise de conscience urgente, mais il se pourrait que cela ait un rapport avec ce deuxième souvenir : testant un jour le moteur de recherche du journal d'extrême gauche "Le Monde Diplomatique" (groupe "Le Monde"), j'ai pu constater que tandis qu'une requête sur Israël renvoyait plus de cent réponses, une requête sur Darfour n'en renvoyait qu'une...
Mais je parlais dans mon dernier message de la Chine et de la Russie qui faisaient la morale à Israël (lire ici); or j'apprends ce soir en écoutant le formidable François Zimeray que la Chine en premier lieu, la Russie ensuite, investissent massivement auprès du gouvernement islamiste du Soudan, qu'ils sont ainsi en quelque sorte les parains du crime. Aussi, comme l'a fait remarquer Pierre Lellouche, les démocraties occidentales n'ont moralement pas le droit d'attendre que la Chine et la Russie donnent leur feu vert pour intervenir au Darfour, de même que nous sommes intervenu avec les autres membres de l'OTAN au Kosovo en 1999, sans mandat de l'ONU.
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A lire, un article de Serge Farnel, Darfour : origines et bilans d’un génocide (Mena).
jeudi 6 juillet 2006
La Chine, Cuba, la Russie... font la morale à Israël
Le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU condamne aujourd'hui l'intervention israélienne à Gaza, dans une déclaration qui qualifie le soldat israélien enlevé par des combattants palestiniens de "prisonnier de guerre" et qui qualifie d'"otages" les terroristes du Hamas arrêtés par les Israéliens.
Je ne conteste pas que certains aspects des opérations israéliennes actuelles puissent être critiqués, même sévèrement, encore faudrait-il tenir compte du contexte.
Parler de "prisonnier de guerre" à propos du soldat Shalit revient à considérer en effet que le proto-état islamiste de Palestine a déclaré la guerre à Israël, sans doute suite à l'humiliation qu'aura représenté pour le peuple palestinien... l'évacuation de Gaza, et suite aux provocations incessantes qui consistent, de la part d'Israël, à... être la cible quotidienne depuis cette évacuation de missiles palestiniens !
D'un autre coté, par contraste, parler d'"otages" à propos des criminels contre l'humanité (rappelons que les attentats suicides ont été désignés comme tels par l'association Human Right Watch, et même par Mahmoud Abbas, le 22 juin dernier, à Petra, en réponse à une question d'Elie Wiesel) qui ont été arrêtés par Israël, les Naif Rajoub, Vajiah Nazal, Mohammed Bargouti, et autres commanditaires de multiples assassinats, c'est se livrer à une propagande dont la logique est comparable à celle qui consisterait à prétendre qu'Eichmann aurait été pris en otage par Israël en 1954.
Mais au fait qui, à travers le Conseil des Droits de l'Homme, condamne Israël ? La réforme récente de cette institution contestable a heureusement conduit à ce que par exemple le Soudan n'en fasse plus partie. Il n'empêche, que cette noble assemblée juge "moralement répréhensible" l'intervention israélienne n'est pas très étonnant lorsqu'on se souvient qu'elle comprend la Chine, la Russie, Cuba, et plusieurs pays musulmans connus pour l'originalité de leur conception de la politique qui consiste, comme chacun sait, à faire de la morale son premier principe.
On lira avec intérêt l'article de Jean-Claude Buhrer pour Reporters sans frontières, à la lumière duquel on pourra décrypter le texte suivant, signé d'une agence française de presse assez connue :
Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a condamné jeudi (6 juillet 2006) les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza et réclamé la libération de hauts responsables palestiniens arrêtés pendant l'offensive.
Dans une résolution adoptée par 29 voix contre 11, le nouveau Conseil a appelé Israël à mettre fin à son intervention armée et demandé la libération immédiate des ministres et députés palestiniens arrêtés la semaine dernière par l'armée israélienne.
Cinq pays se sont abstenus lors du vote qui survient alors qu'Israël est engagé dans sa plus grosse opération militaire depuis son retrait de la bande de Gaza l'an dernier.
Aux termes de la résolution déposée par les pays musulmans, le Conseil a en outre décidé l'envoi d'une mission urgente d'établissement des faits dirigée par le rapporteur spécial de l'Onu pour la situation des droits de l'homme dans les territoires occupés, John Dugard.
Israël a par le passé refusé de collaborer avec M. Dugard et ses prédécesseurs.
Dans son intervention devant le Conseil, le rapporteur spécial a estimé que l'offensive à Gaza était "moralement répréhensible".
"Israël est manifestement en violation des normes les plus fondamentales du droit humanitaire et des droits de l'homme", a dénoncé M. Dugard, évoquant l'interdiction des châtiments collectifs.
Les arrestations de responsables du Hamas semble s'apparenter à des prises d'otages, a-t-il ajouté.
A propos du soldat israélien enlevé par un groupe armé palestinien, à l'origine de l'offensive à Gaza, le rapporteur spécial a émis l'espoir qu'il soit "bien traité en tant que prisonnier de guerre et libéré en bonne santé".
Le texte adopté jeudi fait part de la "profonde préoccupation" du Conseil à l'égard "des violations des droits de l'homme du peuple palestinien provoquées par l'occupation israélienne, notamment par les opérations militaires israéliennes en cours".
La résolution a été adoptée durant la première session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme entamée mercredi sur demande des pays arabes, soutenus par la Chine, l'Inde, la Russie et l'Afrique du sud.
Un tiers des 47 membres du Conseil peuvent demander une telle réunion en cas de situation de crise en matière de droits de l'homme.
Les pays occidentaux ont estimé que cette résolution était entachée de partialité car elle s'abstient d'examiner l'enlèvement du soldat Gilad Shalit ainsi que les tirs de roquettes contre Israël.
Le différend a empêché l'adoption de ce document par consensus et les pays membres sont passés au vote.
Le texte appelle "toutes les parties en présence à respecter les règles du droit humanitaire international et à s'abstenir de commettre des actes de violence envers les civils" mais cette disposition n'a pas suffi à rééquilibrer suffisamment la résolution aux yeux des Occidentaux.
En conséquence, les Etats-Unis, qui ne font pas partie du Conseil mais y assistent en tant qu'observateurs, se sont dits "déçus" par la résolution.
"Une chance historique de traiter la question des droits de l'homme de façon juste, équitable, et équilibrée a débouché sur une mise en accusation du seul Israël", a déploré l'ambassadeur des Etats-Unis à Genève, Warren Tichenor.
Je ne conteste pas que certains aspects des opérations israéliennes actuelles puissent être critiqués, même sévèrement, encore faudrait-il tenir compte du contexte.
Parler de "prisonnier de guerre" à propos du soldat Shalit revient à considérer en effet que le proto-état islamiste de Palestine a déclaré la guerre à Israël, sans doute suite à l'humiliation qu'aura représenté pour le peuple palestinien... l'évacuation de Gaza, et suite aux provocations incessantes qui consistent, de la part d'Israël, à... être la cible quotidienne depuis cette évacuation de missiles palestiniens !
D'un autre coté, par contraste, parler d'"otages" à propos des criminels contre l'humanité (rappelons que les attentats suicides ont été désignés comme tels par l'association Human Right Watch, et même par Mahmoud Abbas, le 22 juin dernier, à Petra, en réponse à une question d'Elie Wiesel) qui ont été arrêtés par Israël, les Naif Rajoub, Vajiah Nazal, Mohammed Bargouti, et autres commanditaires de multiples assassinats, c'est se livrer à une propagande dont la logique est comparable à celle qui consisterait à prétendre qu'Eichmann aurait été pris en otage par Israël en 1954.
Mais au fait qui, à travers le Conseil des Droits de l'Homme, condamne Israël ? La réforme récente de cette institution contestable a heureusement conduit à ce que par exemple le Soudan n'en fasse plus partie. Il n'empêche, que cette noble assemblée juge "moralement répréhensible" l'intervention israélienne n'est pas très étonnant lorsqu'on se souvient qu'elle comprend la Chine, la Russie, Cuba, et plusieurs pays musulmans connus pour l'originalité de leur conception de la politique qui consiste, comme chacun sait, à faire de la morale son premier principe.
On lira avec intérêt l'article de Jean-Claude Buhrer pour Reporters sans frontières, à la lumière duquel on pourra décrypter le texte suivant, signé d'une agence française de presse assez connue :
Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a condamné jeudi (6 juillet 2006) les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza et réclamé la libération de hauts responsables palestiniens arrêtés pendant l'offensive.
Dans une résolution adoptée par 29 voix contre 11, le nouveau Conseil a appelé Israël à mettre fin à son intervention armée et demandé la libération immédiate des ministres et députés palestiniens arrêtés la semaine dernière par l'armée israélienne.
Cinq pays se sont abstenus lors du vote qui survient alors qu'Israël est engagé dans sa plus grosse opération militaire depuis son retrait de la bande de Gaza l'an dernier.
Aux termes de la résolution déposée par les pays musulmans, le Conseil a en outre décidé l'envoi d'une mission urgente d'établissement des faits dirigée par le rapporteur spécial de l'Onu pour la situation des droits de l'homme dans les territoires occupés, John Dugard.
Israël a par le passé refusé de collaborer avec M. Dugard et ses prédécesseurs.
Dans son intervention devant le Conseil, le rapporteur spécial a estimé que l'offensive à Gaza était "moralement répréhensible".
"Israël est manifestement en violation des normes les plus fondamentales du droit humanitaire et des droits de l'homme", a dénoncé M. Dugard, évoquant l'interdiction des châtiments collectifs.
Les arrestations de responsables du Hamas semble s'apparenter à des prises d'otages, a-t-il ajouté.
A propos du soldat israélien enlevé par un groupe armé palestinien, à l'origine de l'offensive à Gaza, le rapporteur spécial a émis l'espoir qu'il soit "bien traité en tant que prisonnier de guerre et libéré en bonne santé".
Le texte adopté jeudi fait part de la "profonde préoccupation" du Conseil à l'égard "des violations des droits de l'homme du peuple palestinien provoquées par l'occupation israélienne, notamment par les opérations militaires israéliennes en cours".
La résolution a été adoptée durant la première session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme entamée mercredi sur demande des pays arabes, soutenus par la Chine, l'Inde, la Russie et l'Afrique du sud.
Un tiers des 47 membres du Conseil peuvent demander une telle réunion en cas de situation de crise en matière de droits de l'homme.
Les pays occidentaux ont estimé que cette résolution était entachée de partialité car elle s'abstient d'examiner l'enlèvement du soldat Gilad Shalit ainsi que les tirs de roquettes contre Israël.
Le différend a empêché l'adoption de ce document par consensus et les pays membres sont passés au vote.
Le texte appelle "toutes les parties en présence à respecter les règles du droit humanitaire international et à s'abstenir de commettre des actes de violence envers les civils" mais cette disposition n'a pas suffi à rééquilibrer suffisamment la résolution aux yeux des Occidentaux.
En conséquence, les Etats-Unis, qui ne font pas partie du Conseil mais y assistent en tant qu'observateurs, se sont dits "déçus" par la résolution.
"Une chance historique de traiter la question des droits de l'homme de façon juste, équitable, et équilibrée a débouché sur une mise en accusation du seul Israël", a déploré l'ambassadeur des Etats-Unis à Genève, Warren Tichenor.
dimanche 2 juillet 2006
Le Mal selon les cocos
Tout le monde sait bien, pourtant, que le scénario écrit par le premier ministre israélien n’a qu’une fin : la poursuite de l’occupation, l’aggravation de la violence, la souffrance des peuples.
Pierre Barbancey, L'Humanité, 30/06/06
Barbancey n'exprime pas la seule opinion d'un groupuscule d'extrême gauche appelé "parti communiste", mais bien celle de l'immense majorité des faiseurs d'opinions de notre pays. On peut critiquer sévèrement, comme le fait Alain Finkielkraut, le bombardement par Israël de la centrale électrique de Gaza, mais d'une toute autre nature sont les propos tels ceux de Barbancey qui prétendent que la souffrance est le but même recherché par le premier ministre de l'Etat juif. C'est bien l'accusation d'incarner le Mal qui est faite contre le gouvernement d'un peuple en état de légitime défense, et celle-ci s'inscrit dans les accusations analogues faites au même peuple depuis des siècles.
(C'est d'ailleurs un discours du même tonneau que tient un internaute en envoyant sur ce blog le message qu'il a laissé en commentaire du message " Alain, Elie et Frederic : nuls !" )
Pierre Barbancey, L'Humanité, 30/06/06
Barbancey n'exprime pas la seule opinion d'un groupuscule d'extrême gauche appelé "parti communiste", mais bien celle de l'immense majorité des faiseurs d'opinions de notre pays. On peut critiquer sévèrement, comme le fait Alain Finkielkraut, le bombardement par Israël de la centrale électrique de Gaza, mais d'une toute autre nature sont les propos tels ceux de Barbancey qui prétendent que la souffrance est le but même recherché par le premier ministre de l'Etat juif. C'est bien l'accusation d'incarner le Mal qui est faite contre le gouvernement d'un peuple en état de légitime défense, et celle-ci s'inscrit dans les accusations analogues faites au même peuple depuis des siècles.
(C'est d'ailleurs un discours du même tonneau que tient un internaute en envoyant sur ce blog le message qu'il a laissé en commentaire du message " Alain, Elie et Frederic : nuls !" )
mardi 20 juin 2006
Lettre ouverte à Colombani
saisie écran 2 : Le Monde, 21/06/2006Monsieur,
Consultant ce 21 juin 2006 la version électronique de votre journal, je constate avec étonnement et avec émotion que la version des événements dramatiques qui se sont produits vendredi 9 juin dernier sur une plage de Gaza qui est proposée aux internautes l'est sans aucune précaution, à l'indicatif, alors même que ladite version a été formellement démentie par l'enquête de l'armée israélienne.
saisie écran 1 Le Monde 21/06/2006L'enquête des journalistes du Monde serait-elle plus sérieuse, plus scientifique, plus crédible que celle de l'armée israélienne ? Vous êtes libre de le croire, mais même dans ce cas le conditionnel se serait imposé. L'enquête de l'armée israélienne n'aurait-elle à être considérée par vous que comme de la propagande, de sorte que 12 jours après les évènements et 8 jours après la diffusion par l'Etat hébreux de ses résultats vous n'ayez pas de quoi y voir la moindre raison de rectifier votre présentation ne serait-ce qu'en employant le conditionnel plutôt que l'indicatif dans votre description, accusatrice à l'égard d'Israël, de l'évènement ? C'est peut-être votre opinion, mais la moindre des choses aurait alors été de préciser à vos lecteurs que les enquêtes de l'armée israélienne sont reconnues pour leur sérieux non seulement par la droite israélienne, mais aussi à gauche, par des personalités comme Peretz ou Shimon Peres, et qu'elles ne sont mises en doute que par une très petite minorité d'extrême gauche. Il est vrai qu'une enquête a révélé que les journalistes du Monde votaient majoritairement Besancenot (c'est leur droit, bien sûr, mais alors comment se fait-il que votre journal soit encore considéré comme un journal de référence dans un pays où l'extrême gauche reste très minoritaire).
Ainsi, j'observe que, s'agissant d'Israël, votre journal se livre à ce que je ne vois pas comment appeler autrement que de la propagande pure et simple : ne faut-il par conséquent pas voir en votre journal l'un des principaux acteurs de la désinformation quasi-générale qui semble bien régner dans notre pays à l'encontre d'une autre démocratie qui, sans être parfaite, sans être au-dessus de toute critique, aurait certainement beaucoup à nous apprendre en matière de démocratie et de dignité ? Cette question est étayée par des centaines de documents, mais un seul suffirait, vous l'avez sous les yeux : l'emploi par "lemonde.fr" de l'indicatif pour affirmer, 8 jours après la publication de l'enquête documentée contredisant cette version, que le drame de Gaza serait la conséquence d'un "bombardement israélien sur une plage bondée de Gaza".
Par une telle propagande, ne participez-vous pas à la montée de l'antisémitisme dans notre pays ? Ce n'est pas nier l'immense diversité de positions et d'opinions au sein du peuple juif que de poser cette question qui procède d'un examen attentif et régulier du traitement si particulier que vous et la plupart de vos confrères réservez à l'Etat du peuple juif et que je viens très partiellement de décrire. L'histoire, je le crois, retiendra que vous y aurez eu votre part.
Je vous prie de croire, Monsieur, à l'expression de ma considération distinguée,
Anatole
Références :
http://www.desinfos.com
http://www.lemonde.fr
http://www.menapress.com
http://www.m-r.fr
http://www.primo-europe.org
http://www.proche-orient.info
http://www.upjf.org
mercredi 14 juin 2006
Alain, Elie et Frederic : nuls !
Le 14 juin 2006, au Téléphone Sonne sur France Inter, on a pu constater les dégats de la propagande française sur les esprits de nos concitoyens, lorsqu'une auditrice sans doute de bonne foi s'est demandée pourquoi la France ne pesait pas davantage pour qu'Israël s'ouvre à la paix, étant donné, argumentait-elle, que le Hamas avait implicitment reconnu Israël dans une lettre à l'ONU et après le bombardement israélien sur la plage de Gaza : deux mensonges qui ont effectivement fait la une des medias, mais deux mensonges tout de même, comme cela a été démontré depuis et d'ailleurs plus ou moins reconnu en petits caractères par ces mêmes médias.
La différence entre les petits catactères et les gros, c'est cette auditrice qui l'illustre parfaitement : on a retenu les mensonges en gros catactères, on a oublié les rectifications faites discrètement.
Or, ni Alain Bédoué, animateur de l'émission, ni Frederic Encel, ni Elie Barnavi, les invités de l'émission, n'ont pris la peine de rectifier ces mensonges criminels. Consternant !
La différence entre les petits catactères et les gros, c'est cette auditrice qui l'illustre parfaitement : on a retenu les mensonges en gros catactères, on a oublié les rectifications faites discrètement.
Or, ni Alain Bédoué, animateur de l'émission, ni Frederic Encel, ni Elie Barnavi, les invités de l'émission, n'ont pris la peine de rectifier ces mensonges criminels. Consternant !
mardi 13 juin 2006
Ca suffit !
Chers lecteurs,
Suite à la mise en scène palestinienne
(voir la vidéo sur http://www.desinfos.com/article.php?id_article=4954)
visant à présenter Israël comme étant le responsable de tirs ayant conduit à la mort tragique d'une famille palestinienne sur une plage de Gaza le 9 juin 2006 dernier, suite aux propos du chef de l'autorité palestinienne accusant Israël de vouloir exterminer, rien que ça, le peuple palestinien déchiré, suite surtout, pour ce qui nous concerne, à la façon dont nos médias ont relayé sans aucune précaution la thèse palestinienne, s'inscrivant ainsi dans une très longue et très constante désinformation anti-israélienne et par le fait, qu'on le veuille ou non, et quand bien même de nombreux journalistes juifs s'y seraient associés, anti-juive, je dis qu'il faudrait organiser une manifestation à Paris et en province pour dire aux médias de notre pays que trop c'est trop, le mensonge quasi-systématique, la désinformation insidieuse de la bande d'activistes qui opèrent à l'AFP, au Monde, à Libé, au Figaro, à l'Huma, à Marianne, à Télérama, au Nouvel Obs, sur France 2, sur France Inter, sur France Info, ce ne sont pas que des mots, ce ne sont pas que des opinions, ces mensonges, cette désinformation sont criminels.
Ce midi, sur France 2, dans le reportage de Charles Enderlin et de Tahal Abou Rame, le mot "activiste" était prononcé si souvent que s'en était pitoyable...
Si le jugement que je porte sur l'ensemble de nos médias résulte de son examen attentif, depuis plusieurs années, ma proposition de manifester contre les grands medias que j'ai cités ne procède pas, elle, d'une réflexion particulière, il s'agit en fait d'un cri : quand les gens ne veulent pas voir ce qu'on ne veut pas leur montrer, quand il faut raisonnablement renoncer à convaincre par la raison, il y a des moments où ne reste que crier.
C'est une grande force de savoir s'adapter, mais c'est parfois une nécessité vitale, face à une injustice chronique, face aux pervers de l'information française pour qui "vrai" et "faux" sont devenues des valeurs interchangeables, de savoir ne pas trop s'adapter. Puisque de toute façon les dossiers, les documents écrits, audio, vidéo accumulés depuis des années et dont un millième suffirait à ouvrir les yeux de celui qui sans préjugé aurait simplement pour ambition de voir les choses telles qu'elles sont, puisque toute cette documentation donc n'a plus aucun poids face à la dénégation, à la falsification et au ricanement généralisés, alors il faut crier !
Voilà, aujourd'hui je n'ai que ça à vous proposer : crier ! Crier notre désir de vivre en paix, notre désir de sensibilité, d'intuition, d'intelligence partagées, mais crier aux journalistes qui à l'AFP, au Monde, à Libération, au Figaro, au Nouvel Obs, à Télérama, à France 2 ou à France Info s'activent à salir jour après jour Israël qu'ils sont des salauds.
Suite à la mise en scène palestinienne
(voir la vidéo sur http://www.desinfos.com/article.php?id_article=4954)
visant à présenter Israël comme étant le responsable de tirs ayant conduit à la mort tragique d'une famille palestinienne sur une plage de Gaza le 9 juin 2006 dernier, suite aux propos du chef de l'autorité palestinienne accusant Israël de vouloir exterminer, rien que ça, le peuple palestinien déchiré, suite surtout, pour ce qui nous concerne, à la façon dont nos médias ont relayé sans aucune précaution la thèse palestinienne, s'inscrivant ainsi dans une très longue et très constante désinformation anti-israélienne et par le fait, qu'on le veuille ou non, et quand bien même de nombreux journalistes juifs s'y seraient associés, anti-juive, je dis qu'il faudrait organiser une manifestation à Paris et en province pour dire aux médias de notre pays que trop c'est trop, le mensonge quasi-systématique, la désinformation insidieuse de la bande d'activistes qui opèrent à l'AFP, au Monde, à Libé, au Figaro, à l'Huma, à Marianne, à Télérama, au Nouvel Obs, sur France 2, sur France Inter, sur France Info, ce ne sont pas que des mots, ce ne sont pas que des opinions, ces mensonges, cette désinformation sont criminels.
Ce midi, sur France 2, dans le reportage de Charles Enderlin et de Tahal Abou Rame, le mot "activiste" était prononcé si souvent que s'en était pitoyable...
Si le jugement que je porte sur l'ensemble de nos médias résulte de son examen attentif, depuis plusieurs années, ma proposition de manifester contre les grands medias que j'ai cités ne procède pas, elle, d'une réflexion particulière, il s'agit en fait d'un cri : quand les gens ne veulent pas voir ce qu'on ne veut pas leur montrer, quand il faut raisonnablement renoncer à convaincre par la raison, il y a des moments où ne reste que crier.
C'est une grande force de savoir s'adapter, mais c'est parfois une nécessité vitale, face à une injustice chronique, face aux pervers de l'information française pour qui "vrai" et "faux" sont devenues des valeurs interchangeables, de savoir ne pas trop s'adapter. Puisque de toute façon les dossiers, les documents écrits, audio, vidéo accumulés depuis des années et dont un millième suffirait à ouvrir les yeux de celui qui sans préjugé aurait simplement pour ambition de voir les choses telles qu'elles sont, puisque toute cette documentation donc n'a plus aucun poids face à la dénégation, à la falsification et au ricanement généralisés, alors il faut crier !
Voilà, aujourd'hui je n'ai que ça à vous proposer : crier ! Crier notre désir de vivre en paix, notre désir de sensibilité, d'intuition, d'intelligence partagées, mais crier aux journalistes qui à l'AFP, au Monde, à Libération, au Figaro, au Nouvel Obs, à Télérama, à France 2 ou à France Info s'activent à salir jour après jour Israël qu'ils sont des salauds.
lundi 29 mai 2006
Ne pas laisser passer
Colloque du MRAP, le 16 mai 2006 dernier, monsieur Pierre Stambul affirme, entre autres affirmations délirantes : "On sait aujourd’hui que des Israéliens ont commis des attentats contre des synagogues en Irak pour favoriser la fuite des Juifs Irakiens."
Est-ce cela, le MRAP, aujourd'hui ? Des accusations gratuites, sans aucune référence, visant toujours davantage à nazifier Israël ?
A lire Stambul, on remarque à quel point son discours est influencé non seulement par Leila Shahid (qui a récemment rendu hommage au Mufti de Jerusalem, allié d'Hitler) et sa stratégie qui consiste certes à s'associer aux condamnations de l'extermination des Juifs par les nazis mais pour mieux répandre ensuite son venin contre Israël et le peuple juif d'aujourd'hui, mais aussi par des gens comme Esther Benbassa ou Théo Klein. Quelle tristesse...
En tout cas, il n'est pas acceptable que de telles accusations gratuites continuent, après José Bové, Sarah Daniel ou Alain Lipietz. L'expulsion des Juifs des pays arabes, près d'un million de personnes, est un aspect majeur de l'histoire du conflit arabo-israélien. Cet aspect est malheureusement fort méconnu de nos concitoyens; pour le MRAP, il est toutefois possible d'en parler (un peu), à condition que ce soit une occasion supplémentaire d'accuser Israël. Peut-être demain Stambul s'excusera d'avoir dit n'importe quoi, comme hier Bové pour des accusations du même tonneau, mais le mal aura été fait : continuer à diffuser dans notre société le venin de la haine et du mensonge.
P.S. : suite sur courrier des lecteurs, qui répond par avance au message laissé ci-après par un internaute le 22/11/2006.
Est-ce cela, le MRAP, aujourd'hui ? Des accusations gratuites, sans aucune référence, visant toujours davantage à nazifier Israël ?
A lire Stambul, on remarque à quel point son discours est influencé non seulement par Leila Shahid (qui a récemment rendu hommage au Mufti de Jerusalem, allié d'Hitler) et sa stratégie qui consiste certes à s'associer aux condamnations de l'extermination des Juifs par les nazis mais pour mieux répandre ensuite son venin contre Israël et le peuple juif d'aujourd'hui, mais aussi par des gens comme Esther Benbassa ou Théo Klein. Quelle tristesse...
En tout cas, il n'est pas acceptable que de telles accusations gratuites continuent, après José Bové, Sarah Daniel ou Alain Lipietz. L'expulsion des Juifs des pays arabes, près d'un million de personnes, est un aspect majeur de l'histoire du conflit arabo-israélien. Cet aspect est malheureusement fort méconnu de nos concitoyens; pour le MRAP, il est toutefois possible d'en parler (un peu), à condition que ce soit une occasion supplémentaire d'accuser Israël. Peut-être demain Stambul s'excusera d'avoir dit n'importe quoi, comme hier Bové pour des accusations du même tonneau, mais le mal aura été fait : continuer à diffuser dans notre société le venin de la haine et du mensonge.
P.S. : suite sur courrier des lecteurs, qui répond par avance au message laissé ci-après par un internaute le 22/11/2006.
lundi 22 mai 2006
La star et "les jeunes"...
A l'entrée de mon Monoprix, ce soir, un présentoir avec Aujourd'hui (Le Parisien), Yannick Noah en Une... je l'ouvre et lis la réponse de la star du tennis et de la chanson à la question de savoir son avis sur les émeutes de novembre 2005 :
"Les jeunes ont gueulé, ils se sont mis en danger", puis Noah de dire sa déception que les "les jeunes" n'aient pas obtenu davantage que quelques mesures symboliques.
Cette formule de Yannick Noah,"Les jeunes ont gueulé, ils se sont mis en danger", est scandaleuse à plus d'un titre.
D'abord parce qu'en désignant les émeutiers par l'expression "les jeunes", il pratique l'amalgame : comme si l'ensemble de la jeunesse de notre pays avait participé aux actions ultra-violentes de ces émeutes !
Lorsque Sarkozy dénonce à juste titre non pas, loin s'en faut, l'ensemble des jeunes mais une petite minorité qualifiée par lui de "racaille", on feint de croire qu'il désignerait ainsi toute la jeunesse. Mais le constat est là : ce n'est pas le politicien de droite qui en l'occurence est dans l'amalgame, mais bien le chanteur cool... Ce type d'expressions, "les jeunes pensent ceci...", "les jeunes font cela..." procède de généralisations presque à coup sûr abusives. A noter de plus, à propos de cette expression précise, "les jeunes", l'aveu récent du médiateur du Monde, reconnaissant dans l'une de ses chroniques l'habitude qu'avait prise le journal en question d'employer systématiquement ladite expression lorsque les informations dont disposaient les journalistes indiquaient que la population concernée était majoritairement composée de personnes issues des immigrations maghrébines ou africaines. En l'occurence, si j'en crois certaines observations récemment publiées au sujet des émeutes, c'est exactement ce que fait ici Noah.
Ensuite, dire que les émeutiers ont "gueulé" est un euphémisme tel que cela revient à nier purement et simplement la réalité des délits et crimes commis : mettre le feu à des centaines de voitures, lancer des coktails molotov dans des bus remplis de passagers, mettre le feu aux écoles, s'attaquer aux pompiers, tirer à balle réelles sur les fonctionnaires de police, tout cela, pour Noah, c'est "gueuler".
Et en "gueulant", les "jeunes"... se sont mis en danger. Les criminels qui ont mis le feu à un bus dans lequel se trouvait une vieille femme handicapée n'ont pas mis en danger la vie de cette personne, pas du tout, c'est eux-même qu'ils ont mis en danger !
Yannick Noah s'affichait récemment en slip sur les murs de nos villes, c'est très cool, mais ce n'était pas son dernier exploit : il réussit en une phrase courte à faire trois mensonges. Champion !
"Les jeunes ont gueulé, ils se sont mis en danger", puis Noah de dire sa déception que les "les jeunes" n'aient pas obtenu davantage que quelques mesures symboliques.
Cette formule de Yannick Noah,"Les jeunes ont gueulé, ils se sont mis en danger", est scandaleuse à plus d'un titre.
D'abord parce qu'en désignant les émeutiers par l'expression "les jeunes", il pratique l'amalgame : comme si l'ensemble de la jeunesse de notre pays avait participé aux actions ultra-violentes de ces émeutes !
Lorsque Sarkozy dénonce à juste titre non pas, loin s'en faut, l'ensemble des jeunes mais une petite minorité qualifiée par lui de "racaille", on feint de croire qu'il désignerait ainsi toute la jeunesse. Mais le constat est là : ce n'est pas le politicien de droite qui en l'occurence est dans l'amalgame, mais bien le chanteur cool... Ce type d'expressions, "les jeunes pensent ceci...", "les jeunes font cela..." procède de généralisations presque à coup sûr abusives. A noter de plus, à propos de cette expression précise, "les jeunes", l'aveu récent du médiateur du Monde, reconnaissant dans l'une de ses chroniques l'habitude qu'avait prise le journal en question d'employer systématiquement ladite expression lorsque les informations dont disposaient les journalistes indiquaient que la population concernée était majoritairement composée de personnes issues des immigrations maghrébines ou africaines. En l'occurence, si j'en crois certaines observations récemment publiées au sujet des émeutes, c'est exactement ce que fait ici Noah.
Ensuite, dire que les émeutiers ont "gueulé" est un euphémisme tel que cela revient à nier purement et simplement la réalité des délits et crimes commis : mettre le feu à des centaines de voitures, lancer des coktails molotov dans des bus remplis de passagers, mettre le feu aux écoles, s'attaquer aux pompiers, tirer à balle réelles sur les fonctionnaires de police, tout cela, pour Noah, c'est "gueuler".
Et en "gueulant", les "jeunes"... se sont mis en danger. Les criminels qui ont mis le feu à un bus dans lequel se trouvait une vieille femme handicapée n'ont pas mis en danger la vie de cette personne, pas du tout, c'est eux-même qu'ils ont mis en danger !
Yannick Noah s'affichait récemment en slip sur les murs de nos villes, c'est très cool, mais ce n'était pas son dernier exploit : il réussit en une phrase courte à faire trois mensonges. Champion !
jeudi 18 mai 2006
Au Quai les bons amis...
Thierry de Montbrial, dans un article récent du Monde ( lire ici notre article à ce sujet ), parle d'islamistes modérés et exprime le souhait que les américains lachent Israël.
Dominique de Villepin affirme un jour devant Jean-Marie Colombani qu'Israël est une parenthèse de l'Histoire.
Stéphane Denis écrit en juin 2005 un article dans le Figaro pour prendre la défense de l'article antisémite d'Edgar Morin publié dans le Monde.
Le point commun entre ces trois personnages ? tous trois sont cités dans un article récent du Monde consacré au coté familial de l'affaire... Clearstream ! (en effet, le dernier est le neveu du général qui a enquêté à la demande du second sur la base des documents divulgués par un client d'un avocat qui se trouve être le fils du premier).
Dominique de Villepin affirme un jour devant Jean-Marie Colombani qu'Israël est une parenthèse de l'Histoire.
Stéphane Denis écrit en juin 2005 un article dans le Figaro pour prendre la défense de l'article antisémite d'Edgar Morin publié dans le Monde.
Le point commun entre ces trois personnages ? tous trois sont cités dans un article récent du Monde consacré au coté familial de l'affaire... Clearstream ! (en effet, le dernier est le neveu du général qui a enquêté à la demande du second sur la base des documents divulgués par un client d'un avocat qui se trouve être le fils du premier).
mardi 16 mai 2006
Les activistes de l'AFP
Suite à la lecture de l'article de La Mena à lire ici ...
Pour Marius Shattner (ou Schattner), un journaliste israélien de la tendance "Monde Diplo", "il ne faut pas qualifier les gens mais leurs actions" (à lire ici )
Il y a des cas, assez nombreux, où je suis plutôt d'accord avec cet énoncé, à savoir chaque fois que l'on prétend qualifier définitivement la façon de penser d'une personne, son être même, sur la base d'une action éventuellement isolée. Par exemple, l'acte qui a consisté à signer dans Le Monde un article antisémite était, de la part d'Edgar Morin, un acte antisémite. Contrairement à la Mena, je n'irai pas quant à moi dire pour autant qu'Edgar Morin est antisémite (peut-être est-il simplement à la fois mal informé, gâteux et manipulé), non parce qu'il est juif (il y a des Juifs antisémites), mais parce que je n'en sais rien et qu'à vrai dire je me moque de savoir ce qui se passe dans la tête d'Edgar Morin.
Cependant, lorsque la qualification d'une personne se rapporte directement à l'acte commis, il n'est plus possible de suivre Shattner sur son énoncé. Par exemple, un "criminel" n'est pas quelqu'un dont on suppose qu'il pense de telle ou telle façon, c'est simplement quelqu'un qui commet un crime. De même, mérite d'être qualifié de terroriste toute personne qui prémédite et commet des crimes terroristes. En l'occurence, c'est bien de cela qu'il s'agit dans le propos de Shattner, propos qui vise à justifier l'emploi par l'AFP, agence à laquelle il collabore activement, du terme "activiste" plutôt que "terroriste" pour désigner les assassins qui s'attaquent régulièrement à la population israélienne. Pour Shattner, "quelqu'un qui commet une action terroriste n'est pas nécessairement terroriste" . Et le bonhomme d'avouer qu'il aurait même préféré utiliser le terme de "résistant" pour désigner ces assassins qui s'en prennent courageusement aux femmes, aux enfants, aux vieux...
Or, même si l'on suivait Shattner dans son argumentation ici fallacieuse concernant la qualification des actes plutôt que des personnes, il n'en resterait pas moins que, justement, l'AFP ne qualifie pas non plus comme tels les actes terroristes.
Alors, question : combien de nos compatriotes sont-ils au courant de ce que les dépêches AFP concernant le conflit Israelo-palestinien et qui sont reprises en coeur par l'ensemble de nos médias sont rédigées par des gens comme Shattner, épousant les partis pris de l'extrême-gauche en faveur des terroristes ?
Pour Marius Shattner (ou Schattner), un journaliste israélien de la tendance "Monde Diplo", "il ne faut pas qualifier les gens mais leurs actions" (à lire ici )
Il y a des cas, assez nombreux, où je suis plutôt d'accord avec cet énoncé, à savoir chaque fois que l'on prétend qualifier définitivement la façon de penser d'une personne, son être même, sur la base d'une action éventuellement isolée. Par exemple, l'acte qui a consisté à signer dans Le Monde un article antisémite était, de la part d'Edgar Morin, un acte antisémite. Contrairement à la Mena, je n'irai pas quant à moi dire pour autant qu'Edgar Morin est antisémite (peut-être est-il simplement à la fois mal informé, gâteux et manipulé), non parce qu'il est juif (il y a des Juifs antisémites), mais parce que je n'en sais rien et qu'à vrai dire je me moque de savoir ce qui se passe dans la tête d'Edgar Morin.
Cependant, lorsque la qualification d'une personne se rapporte directement à l'acte commis, il n'est plus possible de suivre Shattner sur son énoncé. Par exemple, un "criminel" n'est pas quelqu'un dont on suppose qu'il pense de telle ou telle façon, c'est simplement quelqu'un qui commet un crime. De même, mérite d'être qualifié de terroriste toute personne qui prémédite et commet des crimes terroristes. En l'occurence, c'est bien de cela qu'il s'agit dans le propos de Shattner, propos qui vise à justifier l'emploi par l'AFP, agence à laquelle il collabore activement, du terme "activiste" plutôt que "terroriste" pour désigner les assassins qui s'attaquent régulièrement à la population israélienne. Pour Shattner, "quelqu'un qui commet une action terroriste n'est pas nécessairement terroriste" . Et le bonhomme d'avouer qu'il aurait même préféré utiliser le terme de "résistant" pour désigner ces assassins qui s'en prennent courageusement aux femmes, aux enfants, aux vieux...
Or, même si l'on suivait Shattner dans son argumentation ici fallacieuse concernant la qualification des actes plutôt que des personnes, il n'en resterait pas moins que, justement, l'AFP ne qualifie pas non plus comme tels les actes terroristes.
Alors, question : combien de nos compatriotes sont-ils au courant de ce que les dépêches AFP concernant le conflit Israelo-palestinien et qui sont reprises en coeur par l'ensemble de nos médias sont rédigées par des gens comme Shattner, épousant les partis pris de l'extrême-gauche en faveur des terroristes ?
dimanche 14 mai 2006
Hiérarchies (suite)
Françoise Vergès fait partie des signataires de l'article "Démons français" publié par le Monde le 5 décembre 2005 et dont j'ai parlé dans un article précédent ( Hiérarchies)
Qu'elle ait ainsi adhéré à l'infâme comparaison qui y est faite entre l'intellectuel Alain Finkielkraut et l'activiste Dieudonné n'aura pas empêché Finkielkraut d'inviter Mme Vergès à son émission Réplique du 13 mai 2006, sur France Culture. C'est aussi à ce genre de choses que se mesure la contribution exceptionnelle d'Alain Finkielkraut à la vie intellectuelle de notre pays.
Qu'elle ait ainsi adhéré à l'infâme comparaison qui y est faite entre l'intellectuel Alain Finkielkraut et l'activiste Dieudonné n'aura pas empêché Finkielkraut d'inviter Mme Vergès à son émission Réplique du 13 mai 2006, sur France Culture. C'est aussi à ce genre de choses que se mesure la contribution exceptionnelle d'Alain Finkielkraut à la vie intellectuelle de notre pays.
jeudi 4 mai 2006
Des fascistes modérés ?
Thierry de Montbrial est l'auteur pour Le Monde d'une analyse mise en avant par le journal du soir en date du 3 mai 2006 et intitulé "L'échec de Bush au Moyen-Orient" :
On reprochait à Israël de ne pas se retirer de territoires occupés par les palestiniens, Thierry de Montbrial condense en quelques mots le nouvel argumentaire des reproches à Israël lorsqu'il s'en retire (et par avance pour de futurs retraits) :
"Après le retrait unilatéral de Gaza, certains points de peuplement juifs isolés en Judée et Samarie seront évacués, et au bout du compte les frontières d'un Etat palestinien en forme de "peau de léopard" seront décidées par les seuls Israéliens. Qui peut croire qu'un tel processus aboutisse à la paix ? "
En un mot, après le "colonialisme", on reproche à Israël son "unilatéralisme" --- reproche adressé également à l'unique allié d'Israël, les USA, car
"L'administration Bush n'aura jamais cessé de soutenir cet unilatéralisme".
Autrement dit, structure classique, on reproche à Israël d'avoir les ennemis qu'il a. Ce reproche est fondé pour Le Monde de Montbrial sur l'idée que le Hamas devrait être reconnu comme un partenaire de paix possible. En témoigne son expression "islamiste modéré" :
"[Bush] s'oppose à tout dialogue avec des islamistes même modérés"
Il faut souligner la violence contre l'esprit que représente l'expression "islamiste modéré". La notion de "musulmans modérés" est compréhensible, on pourrait la comparer à des expressions telles que "bouddhistes modérés" ou "catholiques modérés"... Mais que penser de l'expression "islamistes modérés" (à rapprocher des nombreux papiers publiés depuis la mi-février 2006 dans l'ensemble de nos médias et qui tendent à nous présenter le "frère" Haniyeh comme un modéré...) ? Même s'il n'est pas le seul à employer ce terrible oxymore (on a pu le trouver dans L'humanité ou Le Monde Diplomatique), Montbrial est ici en pleine transgression : Le Monde aurait-il accepté un article comportant l'expression "fasciste modéré" ?
Montbrial poursuit en formant le voeux qu'Israël, déjà traité en paria des nations, perde son unique allié, Bush étant accusé de s'être mis au service de Sharon :
"Faute d'une réorientation fondamentale de la politique américaine, la situation d'ensemble au Moyen-Orient continuera de se dégrader. Dans un document rendu public sur le site de la Harvard University, deux universitaires américains très respectés, John Mearsheimer et Stephen Walt, ont mis radicalement en cause la politique des Etats-Unis vis-à-vis d'Israël, n'hésitant pas à écrire que, pour la première et unique fois dans leur histoire, les Etats-Unis avaient mis de côté leurs propres intérêts et ceux de beaucoup de leurs alliés au profit des intérêts d'un autre Etat. Il faut espérer que ce travail approfondi fera l'objet d'un large débat.
De fait, une posture plus équilibrée des Etats-Unis changerait toute la donne "
Ceux qui croyaient naïvement que le retrait d'Israël de Gaza et le retrait annoncé de certaines implantations situées du coté jordanien de la ligne verte améliorerait la considération pour Israël des nations (dés)unies devront revoir leur analyse : c'est bien au nom même de ces retraits qu'un des personnages les plus influents de notre politique étrangère, Thierry de Montbrial, milite pour l'isolement total d'Israël.
*****************
Qui est Montbrial, qu'est-ce que l'IFRI ?
Proche au Quai d'Orsay dans les années 70/80 de Jean-Louis Gergorin(*), personnage dont il est actuellement beaucoup question dans l'affaire Clearstream :
("[...] Avec Thierry de Montbrial [Jean-Louis Gergorin] va diriger, de 1973 à 1984, le Centre d'analyse et de prévision (CAP) du Quai d'Orsay, qui sert de laboratoire pour décrypter les grandes interrogations géostratégiques de la planète" : Le Monde du 3 mai 2006),
Montbrial est aujourd'hui le patron de l'IFRI, "Think tanks" à la mode de chez nous présenté sur le site officiel de notre diplomatie comme le premier lieu de la "pensée française" :
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/etudes-recherches_3119/pensee-francaise_3129
Un article de l'Express sur l'IFRI :
http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/geopolitique/dossier.asp
Prêt à soutenir Poutine (sans doute un "Poutine modéré") lors d'une émission sur France Inter, si l'on en croît le site
http://www.cequilfautdetruire.org/article.php3?id_article=389,
il serait également prêt à soutenir le régime islamiste en Iran, d'après
http://www.iran-resist.org/article1939
vendredi 7 avril 2006
le Mufti (nazisme et islamisme)
Il y a tout juste 60 ans, le grand Mufti de Jerusalem, arêté un an plus tôt en Allemagne par les forces françaises, s'évadait de son lieu de détention secret, en région parisienne.
S'appuyant sur les documents récemment déclassifiés du Quai d'Orsay concernant cette affaire, l'historienne israélienne Tsilla Hershco a publié dans le n°1 de la revue Controverses (mars 2006) un article intitulé Le grand Mufti de Jérusalem en France, histoire d'une évasion (1945/1946).
-----------------------------------------------------------
Autres références concernant les relations entre islamisme et nazisme :
"Le croissant et la croix gammée" ou les secrets de l'alliance entre l'Islam et le nazisme d'Hitler à nos jours, de Roger Faligot et Rémi Kaufer, éd Albin Michel, 1990.
Pearlman, Maurice,
Mufti of Jerusalem: The Story of Haj Amin el-Husseini. London: Victor Gollancz Ltd., 1947.
-----
Et sur internet :
http://www.upjf.org/fichiers/dossier_nazis_palestiniens.htm
http://www.tellthechildrenthetruth.com/fr/
http://www.nuitdorient.com/n2317.htm
http://aval31.free.fr
http://fr.wikipedia.org/wiki/Amin_al-Husseini
http://www.coranix.com/biblio/mystemps.htm
http://www.primo-europe.org/showdocs.php?rub=4.php&numdoc=Do-465001467
http://notendur.centrum.is/~snorrigb/muftism.htm
S'appuyant sur les documents récemment déclassifiés du Quai d'Orsay concernant cette affaire, l'historienne israélienne Tsilla Hershco a publié dans le n°1 de la revue Controverses (mars 2006) un article intitulé Le grand Mufti de Jérusalem en France, histoire d'une évasion (1945/1946).
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Autres références concernant les relations entre islamisme et nazisme :
"Le croissant et la croix gammée" ou les secrets de l'alliance entre l'Islam et le nazisme d'Hitler à nos jours, de Roger Faligot et Rémi Kaufer, éd Albin Michel, 1990.
Pearlman, Maurice,
Mufti of Jerusalem: The Story of Haj Amin el-Husseini. London: Victor Gollancz Ltd., 1947.
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Et sur internet :
http://www.upjf.org/fichiers/dossier_nazis_palestiniens.htm
http://www.tellthechildrenthetruth.com/fr/
http://www.nuitdorient.com/n2317.htm
http://aval31.free.fr
http://fr.wikipedia.org/wiki/Amin_al-Husseini
http://www.coranix.com/biblio/mystemps.htm
http://www.primo-europe.org/showdocs.php?rub=4.php&numdoc=Do-465001467
http://notendur.centrum.is/~snorrigb/muftism.htm
lundi 30 janvier 2006
Pas d'ADM en Irak, mais...
En mai 2005, un article de Katherine Shrader (Associated Press), intitulé "Les enquêteurs américains n'ont pas trouvé d'ADM" comporte des bizarreries qui, dès qu'on les analyse, changent quelque peu la tonalité de l'article.
Ainsi, en plus de l'affirmation contenue dans le titre, on peut lire que :
"le chef de l'ISG [Iraq Survey Group] estime toutefois que «dans la mesure où un individu isolé peut mener certaines activités d'ADM, cela demeure une préoccupation importante»".
Curieusement, l'article glisse rapidement sur cette affirmation, terrible, aux conséquences incalculables. Il est vrai qu'il n'est pas agréable d'y trop penser, alors on zappe.
Il n'empêche, parmi les conséquences à noter : Saddam, qui a tout fait pour que l'occident croit qu'il était en train de développer un programme d'ADM (Chirac, champion du camp de la paix et vieux camarade de Saddam, y croyait aussi puisqu'il a affirmé à plusieurs reprises la possibilité de désarmer Saddam pacifiquement : même pacifiquement, on ne peut désarmer que s'il y a des armes !), avait effectivement les moyens de le faire, lui qui n'était pas un "individu isolé", notamment en ce qui concerne les ADM bactériologiques, pas si lourdes ni si difficiles à cacher ou à transporter.
Alors, Saddam aurait-il déplacé ses ADM dans un autre pays où il aurait pu avoir des alliés politiques, la Syrie pour ne pas la nommer, comme l'affirmait Nizar Nayouf, un ancien agent syrien, dans un document publié par Proche-Orient.info le 19 janvier 2004 ? Ou comme l'a affirmé plus récemment M. Yalon, ex chef d'état major israélien ? Ou comme l'affirme encore l'ancien n°2 de l'armée de l'air de Saddam, Georges Sada, dans un livre publié aux USA en janvier 2006, mais dont la presse française n'a pas dit un mot ?
L'article de Katherine Shrader (mai 2005) affirme à ce sujet que le chef de l'ISG
"n'a pas non plus trouvé de preuves de ce que de telles armes aient pu être officiellement cachées en Syrie avant l'intervention américaine. Il n'exclut toutefois pas un transfert clandestin d'une quantité limitée d'équipement lié aux ADM".
Enoncé fort surprenant pour celui qui n'a jamais entendu parler de l'hypothèse même d'un tel transfert. Mais surtout, que vient faire le mot "officiellement" dans cette citation ? Faut-il comprendre qu'il y aurait eu de tels transferts mais ils n'auraient pas été officiels (ah bon ?), ou bien qu'on ne peut en parler officiellement (ce qui peut se comprendre) ? Curieux, tout de même...
Quant aux quantités limitées d'équipements lié aux ADM, remarquons que cela ne veut strictement rien dire, les quantité illimités n'étant en tout état de cause pas de ce monde.
PS : début mai 2005, les autorités syriennes interdisent le journal koweïtien « Al Seyassah » qui cite des services de renseignement selon lesquels Damas aurait caché des ADM. D'après POI : "le quotidien revient sur la question de savoir si les armes de destruction massive irakiennes peuvent avoir été cachées en Syrie. Si un rapport américain l'exclu, plusieurs services de renseignement occidentaux et d'Europe de l'Est l'affirment, ainsi que certains experts irakiens réfugiés à l'étranger. Ils disent que l'Irak détenait des ADM ou du matériel servant à leur fabrication, et les aurait cachés sur son territoire et surtout sur celui de son voisin syrien. Le quotidien cite des rapports de services étrangers, comme les services britanniques, américains, allemands, français, israéliens, hongrois, polonais et ukrainiens qui soupçonneraient tous Damas d'avoir caché des armes irakiennes recherchées, afin de délégitimer l'intervention américaine en Irak. Ces rapports citent également deux experts irakiens réfugiés en Suède et aux Emirats arabes unis qui confirment que des tonnes de matériel ont été acheminées par camion en Syrie, entre décembre 2002 et janvier 2003. Plus de 60 missiles Scud figureraient dans ce matériel, affirment les mêmes sources."
Ainsi, en plus de l'affirmation contenue dans le titre, on peut lire que :
"le chef de l'ISG [Iraq Survey Group] estime toutefois que «dans la mesure où un individu isolé peut mener certaines activités d'ADM, cela demeure une préoccupation importante»".
Curieusement, l'article glisse rapidement sur cette affirmation, terrible, aux conséquences incalculables. Il est vrai qu'il n'est pas agréable d'y trop penser, alors on zappe.
Il n'empêche, parmi les conséquences à noter : Saddam, qui a tout fait pour que l'occident croit qu'il était en train de développer un programme d'ADM (Chirac, champion du camp de la paix et vieux camarade de Saddam, y croyait aussi puisqu'il a affirmé à plusieurs reprises la possibilité de désarmer Saddam pacifiquement : même pacifiquement, on ne peut désarmer que s'il y a des armes !), avait effectivement les moyens de le faire, lui qui n'était pas un "individu isolé", notamment en ce qui concerne les ADM bactériologiques, pas si lourdes ni si difficiles à cacher ou à transporter.
Alors, Saddam aurait-il déplacé ses ADM dans un autre pays où il aurait pu avoir des alliés politiques, la Syrie pour ne pas la nommer, comme l'affirmait Nizar Nayouf, un ancien agent syrien, dans un document publié par Proche-Orient.info le 19 janvier 2004 ? Ou comme l'a affirmé plus récemment M. Yalon, ex chef d'état major israélien ? Ou comme l'affirme encore l'ancien n°2 de l'armée de l'air de Saddam, Georges Sada, dans un livre publié aux USA en janvier 2006, mais dont la presse française n'a pas dit un mot ?
L'article de Katherine Shrader (mai 2005) affirme à ce sujet que le chef de l'ISG
"n'a pas non plus trouvé de preuves de ce que de telles armes aient pu être officiellement cachées en Syrie avant l'intervention américaine. Il n'exclut toutefois pas un transfert clandestin d'une quantité limitée d'équipement lié aux ADM".
Enoncé fort surprenant pour celui qui n'a jamais entendu parler de l'hypothèse même d'un tel transfert. Mais surtout, que vient faire le mot "officiellement" dans cette citation ? Faut-il comprendre qu'il y aurait eu de tels transferts mais ils n'auraient pas été officiels (ah bon ?), ou bien qu'on ne peut en parler officiellement (ce qui peut se comprendre) ? Curieux, tout de même...
Quant aux quantités limitées d'équipements lié aux ADM, remarquons que cela ne veut strictement rien dire, les quantité illimités n'étant en tout état de cause pas de ce monde.
PS : début mai 2005, les autorités syriennes interdisent le journal koweïtien « Al Seyassah » qui cite des services de renseignement selon lesquels Damas aurait caché des ADM. D'après POI : "le quotidien revient sur la question de savoir si les armes de destruction massive irakiennes peuvent avoir été cachées en Syrie. Si un rapport américain l'exclu, plusieurs services de renseignement occidentaux et d'Europe de l'Est l'affirment, ainsi que certains experts irakiens réfugiés à l'étranger. Ils disent que l'Irak détenait des ADM ou du matériel servant à leur fabrication, et les aurait cachés sur son territoire et surtout sur celui de son voisin syrien. Le quotidien cite des rapports de services étrangers, comme les services britanniques, américains, allemands, français, israéliens, hongrois, polonais et ukrainiens qui soupçonneraient tous Damas d'avoir caché des armes irakiennes recherchées, afin de délégitimer l'intervention américaine en Irak. Ces rapports citent également deux experts irakiens réfugiés en Suède et aux Emirats arabes unis qui confirment que des tonnes de matériel ont été acheminées par camion en Syrie, entre décembre 2002 et janvier 2003. Plus de 60 missiles Scud figureraient dans ce matériel, affirment les mêmes sources."
lundi 5 décembre 2005
Hiérarchies
Le Monde daté du 5 décembre 2005 publie un article intitulé "Démons français", signé Salah Amokrane, Nicolas Bancel, Esther Benbassa, Hamida Bensadia, Pascal Blanchard, Jean-Claude Chikaya, Suzanne Citron, Maryse Condé, Catherine Coquery-Vidrovitch, Yvan Gastaut, François Gèze, Nacira Guénif-Souilamas, Didier Lapeyronnie, Sandrine Lemaire, Gilles Manceron, Carpanin Marimoutou, Achille Mbembe, Laurent Mucchielli, Pap Ndiaye,Benjamin Stora, Christiane Taubira, Françoise Vergès, Pierre Vidal-Naquet et Michel Wieviorka.
Se plaçant en position d'arbitres éclairés, ces intellectuels nous livrent la clé de leur science, que voici :
"il n'y a pas de hiérarchie à établir dans le degré de souffrance, pas plus qu'il n'y a de hiérarchie à reconnaître entre les différentes formes de racisme"
Enoncé impeccable, qui devrait emporter l'adhésion de tout humaniste... sinon qu'il repose sur un déni du réel, puisque chacun sait, par expérience, que précisément il y a des hiérarchie en matière de souffrance (de même qu'en matière de plaisir, de justesse, etc...) Toutes les formes de racisme sont certes, en soi, à égalité condamnables, mais elles ne renvoient pas pour autant aux mêmes phénomènes historiques. Surtout, pourquoi cette juste égalité dans la condamnation de tous les racismes devrait-elle s'appuyer sur cet énoncé faux qu'il n'y aurait pas de hierarchie dans la soufrance ?
Les auteurs de l'article ont-ils par exemple médité sur l'existence de cette technique médicale qui consiste à interroger la personne souffrante sur le degré d'intensité de ses douleurs, de façon à trouver une réponse adaptée (en pratique, on demande de situer la douleur physique sur une échelle de 1 à 5 par exemple), c'est-à-dire de trouver le moyen de redescendre, sur cette échelle de la douleur, vers les degrés les plus faibles possibles ? Ont-ils seulement pensé que sans l'idée d'une hierarchie dans les dommages il n'y a pas non plus celle d'une hierarchie dans les réparations, et donc qu'il ne peut y avoir de justice ?
Sous des aspects séduisants, la proposition "pas de hierarchie", qui semble affirmer, ce qui serait juste et légitime, la singularité des peuples, de leur histoire et suggérer peut-être celle de chaque être humain ou même de chaque être vivant (absolument légitime), ouvre en fait sur un "rien n'est pareil donc tout se vaut", c'est-à-dire sur une absence absolue de pensée.
Sans doute faudrait-il commencer par reconnaître que, si tout n'est pas comparable, certaines choses le sont, et qu'il est aussi important de ne pas comparer ce qui ne peut l'être que d'essayer de comparer ce qui le peut, si du moins penser nous importe.
Or, nos auteurs ne renoncent pas à toute comparaison, puisque leur papier en contient au moins une, assez infâme :
"[...] Le pire des cauchemars serait celui d'un débat public où ne s'échangeraient plus que des arguments "à la Dieudonné" ou "à la Finkielkraut" [...]"
osent écrire des gens que je n'hésiterais pas à situer, en terme de qualité des interventions publiques, quelque part entre Finkielkraut et Dieudonné (vu la marge que ça laisse, je ne prends guère de risque en disant cela) ! Que dire en effet des arguments "à la Benbassa" (sur la dhimitude), ou "à la Wieviorka" (sur l'analyse sociologique des émeutes)...
Se plaçant en position d'arbitres éclairés, ces intellectuels nous livrent la clé de leur science, que voici :
"il n'y a pas de hiérarchie à établir dans le degré de souffrance, pas plus qu'il n'y a de hiérarchie à reconnaître entre les différentes formes de racisme"
Enoncé impeccable, qui devrait emporter l'adhésion de tout humaniste... sinon qu'il repose sur un déni du réel, puisque chacun sait, par expérience, que précisément il y a des hiérarchie en matière de souffrance (de même qu'en matière de plaisir, de justesse, etc...) Toutes les formes de racisme sont certes, en soi, à égalité condamnables, mais elles ne renvoient pas pour autant aux mêmes phénomènes historiques. Surtout, pourquoi cette juste égalité dans la condamnation de tous les racismes devrait-elle s'appuyer sur cet énoncé faux qu'il n'y aurait pas de hierarchie dans la soufrance ?
Les auteurs de l'article ont-ils par exemple médité sur l'existence de cette technique médicale qui consiste à interroger la personne souffrante sur le degré d'intensité de ses douleurs, de façon à trouver une réponse adaptée (en pratique, on demande de situer la douleur physique sur une échelle de 1 à 5 par exemple), c'est-à-dire de trouver le moyen de redescendre, sur cette échelle de la douleur, vers les degrés les plus faibles possibles ? Ont-ils seulement pensé que sans l'idée d'une hierarchie dans les dommages il n'y a pas non plus celle d'une hierarchie dans les réparations, et donc qu'il ne peut y avoir de justice ?
Sous des aspects séduisants, la proposition "pas de hierarchie", qui semble affirmer, ce qui serait juste et légitime, la singularité des peuples, de leur histoire et suggérer peut-être celle de chaque être humain ou même de chaque être vivant (absolument légitime), ouvre en fait sur un "rien n'est pareil donc tout se vaut", c'est-à-dire sur une absence absolue de pensée.
Sans doute faudrait-il commencer par reconnaître que, si tout n'est pas comparable, certaines choses le sont, et qu'il est aussi important de ne pas comparer ce qui ne peut l'être que d'essayer de comparer ce qui le peut, si du moins penser nous importe.
Or, nos auteurs ne renoncent pas à toute comparaison, puisque leur papier en contient au moins une, assez infâme :
"[...] Le pire des cauchemars serait celui d'un débat public où ne s'échangeraient plus que des arguments "à la Dieudonné" ou "à la Finkielkraut" [...]"
osent écrire des gens que je n'hésiterais pas à situer, en terme de qualité des interventions publiques, quelque part entre Finkielkraut et Dieudonné (vu la marge que ça laisse, je ne prends guère de risque en disant cela) ! Que dire en effet des arguments "à la Benbassa" (sur la dhimitude), ou "à la Wieviorka" (sur l'analyse sociologique des émeutes)...
mardi 26 juillet 2005
l'union de TOUTES les démocraties contre le terrorisme
Alors qu'une légion de petits faiseurs d'opinion se sont depuis longtemps persuadés que si le conflit israélo-palestinien, dans lequel les principaux torts sont attribués par eux à Israël, était résolu, tous les autres problèmes du monde ou presque serait presque immédiatement en bonne voie de résolution (autrement dit : Israël est à l'origine de tous les problèmes du monde !), les commentaires concernant les terribles attentats de Londres où, par la première fois en Europe, des kamikazes ont été utilisés pour semer la mort, ainsi que ceux de Charm-El-Cheikh, qui confirment que l'horreur (que vivent au quotidien les Irakiens et qu'on vécu semaines après semaines les Israéliens pendant toute l'intifada des martyrs d'Arafat) touche de plus en plus nos démocraties occidentales, ces mêmes faiseurs d'opinions, et sans doute l'opinion avec eux, se trouvent travaillés par un terrible conflit psychologique : reconnaître la nature des attentats kamikazes et devoir reconsidérer plus positivement nos jugements erronés à l'égard d'Israël, qui a su rester une démocratie forte face à la menace terroriste, ou continuer à accabler Israël de tous les maux au prix du déni renouvelé de la menace abominable que constitue le nihilisme nazislamiste.
Le changement de discours d'un Thuillier au journal de France 2 entre son intervention au journal de midi du samedi 23 juillet et son intervention le même jour au journal du soir est à cet égard assez symptomatique : le midi, le journaliste lit un texte fondateur d'Al-Qaida qui désigne en tout premier lieu les Juifs comme leur principale ennemi, suivi bientôt de tous les non-musulmans. Le soir, toute mention du peuple juif ou de son état est évacué des commentaires concernant la vague d'attentats kamikazes actuels. Mieux, une carte des attentats Al Qaida dans le monde est montrée, Israël n'est pas sur la carte.
On me dira, les brigades des martyrs d'Arafat, c'est pas Al Qaida.
La nature nazislamiste du Hamas, du Jihad islamiste n'est pas dite, mais alors qu'en Europe on parle de petits groupes qui se ralient à la "nébuleuse Al Qaida", dès qu'il s'agit des terroristes palestiniens il n'y a plus du tout de nébulosité : là, c'est clair, rien à voir avec Al Qaida (mais oui, quel rapport y a t-il entre d'un coté des terroriste islamistes fanatiques et de l'autre des "activistes" ou des "militants" ou des "responsables" accessoirement islamistes, fanatiques et terroristes ?)
Bref, que s'est-il passé entre midi et le soir pour que change ainsi le discours de Thuillier, mystère et boule de gomme...
Mais le plus souvent, les journalistes n'ont pas cette hésitation. A la radio, à la télé, dans les journaux, je l'ai vérifié au moins une quinzaine de fois depuis le 7 juillet 2005, les interventions semblent construites avec un seul mot d'ordre : surtout ne pas rappeler qu'Israël est une démocratie qui se bat contre le terrorisme depuis des années.
Quant aux politiques, prudents, ils parlent bien de l'union de TOUTES les démocraties contre le terrorisme. Cela signifie clairement que dans la guerre anti-terroriste nous devons finalement nous retrouver solidaires d'Israël, mais on ne le dit pas.
Le déni est ainsi actuellement à son comble, prêt à craquer. Miracle, dans ce contexte, une nouvelle voix se fait entendre qui nous apporte un peu d'oxygène intellectuel, celle de Denis Jeambart de l'Express, qui après un éditorial faisant l'apologie de Sharon, article-ovni dans notre pays où l'hostilité à Sharon est quasi-unanime, ose dans son éditorial suivant parler d'intifada à propos des attentats de Londres, brisant le mur du silence. Bien sûr, la réalité du conflit israélo-palestinien est singulière et il serait absurde de la plaquer sur d'autres situations. Mais ce n'est pas ce que fait Jeambart : en parlant d'Intifada à Londres, il souligne a juste titre la nature de la menace nazislamiste face à laquelle nous sommes tous confrontés, aux cotés de l'Irak et d'Israël.
Le changement de discours d'un Thuillier au journal de France 2 entre son intervention au journal de midi du samedi 23 juillet et son intervention le même jour au journal du soir est à cet égard assez symptomatique : le midi, le journaliste lit un texte fondateur d'Al-Qaida qui désigne en tout premier lieu les Juifs comme leur principale ennemi, suivi bientôt de tous les non-musulmans. Le soir, toute mention du peuple juif ou de son état est évacué des commentaires concernant la vague d'attentats kamikazes actuels. Mieux, une carte des attentats Al Qaida dans le monde est montrée, Israël n'est pas sur la carte.
On me dira, les brigades des martyrs d'Arafat, c'est pas Al Qaida.
La nature nazislamiste du Hamas, du Jihad islamiste n'est pas dite, mais alors qu'en Europe on parle de petits groupes qui se ralient à la "nébuleuse Al Qaida", dès qu'il s'agit des terroristes palestiniens il n'y a plus du tout de nébulosité : là, c'est clair, rien à voir avec Al Qaida (mais oui, quel rapport y a t-il entre d'un coté des terroriste islamistes fanatiques et de l'autre des "activistes" ou des "militants" ou des "responsables" accessoirement islamistes, fanatiques et terroristes ?)
Bref, que s'est-il passé entre midi et le soir pour que change ainsi le discours de Thuillier, mystère et boule de gomme...
Mais le plus souvent, les journalistes n'ont pas cette hésitation. A la radio, à la télé, dans les journaux, je l'ai vérifié au moins une quinzaine de fois depuis le 7 juillet 2005, les interventions semblent construites avec un seul mot d'ordre : surtout ne pas rappeler qu'Israël est une démocratie qui se bat contre le terrorisme depuis des années.
Quant aux politiques, prudents, ils parlent bien de l'union de TOUTES les démocraties contre le terrorisme. Cela signifie clairement que dans la guerre anti-terroriste nous devons finalement nous retrouver solidaires d'Israël, mais on ne le dit pas.
Le déni est ainsi actuellement à son comble, prêt à craquer. Miracle, dans ce contexte, une nouvelle voix se fait entendre qui nous apporte un peu d'oxygène intellectuel, celle de Denis Jeambart de l'Express, qui après un éditorial faisant l'apologie de Sharon, article-ovni dans notre pays où l'hostilité à Sharon est quasi-unanime, ose dans son éditorial suivant parler d'intifada à propos des attentats de Londres, brisant le mur du silence. Bien sûr, la réalité du conflit israélo-palestinien est singulière et il serait absurde de la plaquer sur d'autres situations. Mais ce n'est pas ce que fait Jeambart : en parlant d'Intifada à Londres, il souligne a juste titre la nature de la menace nazislamiste face à laquelle nous sommes tous confrontés, aux cotés de l'Irak et d'Israël.
Article de Naïr & Co (suite)
A propos de l'article de Naïr & Co, Plenel soutient E. Morin en invoquant les origines ["juif non juif et non juif juif" comme se définit lui même Morin] du vénérable sociologue :
article de Plenel sur Morin
La chance pour Morin, en terme de prise de conscience de la nature de son engagement politique, d'avoir par le passé été exclu du PCF et d'avoir pu ainsi s'approcher des exclus dont il voudra dès lors toujours prendre le parti, se renouvellerait aujourd'hui avec la condamnation du journal de Plenel, mais Plenel ne s'en réjouit pas.
L'article de l'autoritaire journaliste aux yeux qui pétillent se trouve heureusement contesté par un rapport européen dont rend compte un autre article du même journal "Le Monde", bon article signé Joëlle Stolz et (mal) titré (par la rédaction ?) : "Pour l'Observatoire européen du racisme, critiquer Israël peut être de l'antisémitisme" :
article signé Joëlle Stolz
article de Plenel sur Morin
La chance pour Morin, en terme de prise de conscience de la nature de son engagement politique, d'avoir par le passé été exclu du PCF et d'avoir pu ainsi s'approcher des exclus dont il voudra dès lors toujours prendre le parti, se renouvellerait aujourd'hui avec la condamnation du journal de Plenel, mais Plenel ne s'en réjouit pas.
L'article de l'autoritaire journaliste aux yeux qui pétillent se trouve heureusement contesté par un rapport européen dont rend compte un autre article du même journal "Le Monde", bon article signé Joëlle Stolz et (mal) titré (par la rédaction ?) : "Pour l'Observatoire européen du racisme, critiquer Israël peut être de l'antisémitisme" :
article signé Joëlle Stolz
lundi 18 juillet 2005
Fortifie-t-on son ennemi en le combattant ?
"A se dresser trop violemment contre l’islamisme, nous explique la nouvelle sagesse du monde, on le favoriserait : il s’agit-là d’une théorie pour laquelle on fortifie son ennemi en le combattant ! "
Pascal Bruckner, dans Le Figaro du 15/07/05, cliquer ici pour lire l'article
Mais au fait, fortifie-t-on son ennemi en le combattant ? Question fondamentale, pour laquelle j'avoue ne pas avoir de réponse générale. Certes, il est des circonstances et des combats pour lesquels cela semble possible. De là à généraliser... Certes, les grands Maîtres des arts martiaux orientaux témoignent dans leur art du principe taoïste d'harmonie universelle et du principe boudhiste de transcendance de l'ego qui s'accompagne d'une disparition simultanée de tout adversaire : il n'y a plus "personne", seule l'énergie spontanément harmonieuse règle en quelque sorte par la vertu de sa propre nature vacante les situations qui se présentent : résultat, le Maître est encore debout, détendu, les agresseurs se retrouvent au tapis (qui pourraient profiter de ce moment pour se détendre aussi).
Cela suppose beaucoup d'entraînement, des dizaines de milliers d'heures, cela suppose d'étudier les clés de la neutralisation, l'évitement, le cheminement de l'énergie, cela suppose une vigilance de premier ordre, cela suppose une grande lucidité sur soi-même et sur l'autre.
Ces principes des arts martiaux orientaux peuvent-ils servir de modèle à des stratégies militaires ou politiques ? Une stratégie où en réussissant à éviter les agressions et en se transcendant elle-même, une nation entrerait dans une danse cosmique où tout agresseur se verrait retourner contre lui-même et en quelque sorte par lui-même sa propre violence ? Cela mérite réflexion, mais il demeure certain, n'en déplaise à ceux qui croient avoir trouvé au sommet d'une montagne la vérité ultime sur toutes choses, que si des millions de personnes ne s'étaient pas engagées, le plus souvent au péril de leur vie, dans la resistance au nazisme, celui-ci règnerait sur l'Europe aujourd'hui.
Il faut aller vers la paix, pas nécessairement vers le pacifisme : les pacifistes des années 1930 sont les pétainistes des années 1940, leur choix fût-il inspiré sur les mystères les plus sublimes de la mystique la plus haute ou la plus vide qui soit.
Repousser comme absurde en général l'idée que l'on fortifie parfois son ennemi en le combattant n'est pas une bonne idée. Je ne suis donc pas tout-à-fait d'accord avec le point d'exclamation de Bruckner dans le passage cité.
Se convaincre au contraire, sans avoir le centième du millème de la pratique d'un Maître en arts martiaux orientaux, qu'en toutes circonstances face à un ennemi la meilleure chose à faire est de ne pas le combattre, suppose un mélange de bêtise et de lâcheté qui ne rapprochent certes pas du Maître taoïste.
En tout cas cette question, "fortifie-t-on son ennemi en le combattant ?", mérite qu'on y réfléchisse davantage, non ?
Pascal Bruckner, dans Le Figaro du 15/07/05, cliquer ici pour lire l'article
Mais au fait, fortifie-t-on son ennemi en le combattant ? Question fondamentale, pour laquelle j'avoue ne pas avoir de réponse générale. Certes, il est des circonstances et des combats pour lesquels cela semble possible. De là à généraliser... Certes, les grands Maîtres des arts martiaux orientaux témoignent dans leur art du principe taoïste d'harmonie universelle et du principe boudhiste de transcendance de l'ego qui s'accompagne d'une disparition simultanée de tout adversaire : il n'y a plus "personne", seule l'énergie spontanément harmonieuse règle en quelque sorte par la vertu de sa propre nature vacante les situations qui se présentent : résultat, le Maître est encore debout, détendu, les agresseurs se retrouvent au tapis (qui pourraient profiter de ce moment pour se détendre aussi).
Cela suppose beaucoup d'entraînement, des dizaines de milliers d'heures, cela suppose d'étudier les clés de la neutralisation, l'évitement, le cheminement de l'énergie, cela suppose une vigilance de premier ordre, cela suppose une grande lucidité sur soi-même et sur l'autre.
Ces principes des arts martiaux orientaux peuvent-ils servir de modèle à des stratégies militaires ou politiques ? Une stratégie où en réussissant à éviter les agressions et en se transcendant elle-même, une nation entrerait dans une danse cosmique où tout agresseur se verrait retourner contre lui-même et en quelque sorte par lui-même sa propre violence ? Cela mérite réflexion, mais il demeure certain, n'en déplaise à ceux qui croient avoir trouvé au sommet d'une montagne la vérité ultime sur toutes choses, que si des millions de personnes ne s'étaient pas engagées, le plus souvent au péril de leur vie, dans la resistance au nazisme, celui-ci règnerait sur l'Europe aujourd'hui.
Il faut aller vers la paix, pas nécessairement vers le pacifisme : les pacifistes des années 1930 sont les pétainistes des années 1940, leur choix fût-il inspiré sur les mystères les plus sublimes de la mystique la plus haute ou la plus vide qui soit.
Repousser comme absurde en général l'idée que l'on fortifie parfois son ennemi en le combattant n'est pas une bonne idée. Je ne suis donc pas tout-à-fait d'accord avec le point d'exclamation de Bruckner dans le passage cité.
Se convaincre au contraire, sans avoir le centième du millème de la pratique d'un Maître en arts martiaux orientaux, qu'en toutes circonstances face à un ennemi la meilleure chose à faire est de ne pas le combattre, suppose un mélange de bêtise et de lâcheté qui ne rapprochent certes pas du Maître taoïste.
En tout cas cette question, "fortifie-t-on son ennemi en le combattant ?", mérite qu'on y réfléchisse davantage, non ?
Discours du 17 juillet 2005
«Contre la haine, contre le terrorisme qui ensanglante nos capitales et fait peser une menace sur tous nos peuples, affirmons le principe et le respect de l'Etat de droit.»
Dominique de Villepin, discours du 17 juillet 2005 lors de la cérémonie pour la mémoire de la rafle du Veld'hiv.
Dominique de Villepin, discours du 17 juillet 2005 lors de la cérémonie pour la mémoire de la rafle du Veld'hiv.
Pour le Figaro, "Abbas est en sursis face à Sharon menaçant"
Au proche-Orient, d'où vient la menace ? Des colons israéliens, du pouvoir israélien, des groupes terroristes palestiniens ou encore du pouvoir palestinien ? A l'heure actuelle, notre analyse nous conduit à soutenir simultanément Abbas et Sharon, en particulier contre leurs propres extrémistes. Mais pour le Figaro (*) la réponse semble pouvoir être résumée à ce titre d'article : "Abbas en sursis face à Sharon menaçant".
Alors que sur France 2, peut-être après la nomination d'un nouveau directeur et alors que se prépare l'accueil d'Ariel Sharon à Paris, prévu fin juillet, semble hésiter à enfourcher la campagne sur le thème : "Israël est à l'origine de la reprise de la violence au proche-orient", campagne purement calomnieuse, puisque tout le monde sait que des attentats terroristes (contre des civils) ayant causé la mort de six israéliens (dont cinq femmes), perpétrés quelques heures et quelques jours après les attentats de Londres par des individus ayant subi le même type de lavage de cerveau (fanatisme islamiste) sont à l'origine d'opérations que la police palestinienne, n'executant généralement pas les ordres d'Abbas, n'a pas menées, ne laissant d'autre choix à Israël que d'y procéder elle-même, la plupart des medias français plonge à nouveau dans les "délices" de l'hostilité irrationnelle à Israël.
(Remarquons que l'article du Figaro se termine par le maccabre et plus que jamais pervers décompte de l'objective AFP, qui revient à attribuer à Israël l'élimination par un policier palestinien d'un terroriste palestinien ou celle d'un enfant palestinien par une balle perdue d'un gamin armé par des islamistes, et place un signe égal entre ces terroristes et leurs victimes civiles. Le journaliste du Figaro se trouve-t-il à Jerusalem pour mettre dans son article les dépêches AFP que nous recevons parfaitement bien à Paris ?)
Contexte : rappelons que Douste Blazy, suivant Mme Shahid, a prévenu il y a quelques semaines qu'une troisième intifida pourrait commencer si Israël ne faisait pas ceci ou cela. Pour ne laisser aucun doute sur l'attribution par avance des responsabilités des violences annoncées, le message du ministre était assorti d'une condamnation sans nuance de la barrière de sécurité israélienne.
Commentaire : je me demande comment nos concitoyens peuvent réagir à de telles distorsions entre les réalités du conflit arabo-israélo-palestinien et le récit qu'en font nos medias, distorsions dont ils ne sont manifestement pas conscients mais dont ils ont probablement l'intuition.
(*) Le Figaro, dont on se souvient qu'il avait récemment apporté son soutien au journal Le Monde condamné pour diffamation raciale pour certains passages d'un article visant à nazifier le peuple d'Israël, mais dont on n'oubliera pas qu'il publie aussi une des rares plumes n'épousant l'idéologie anti-israélienne ambiante, Rioufol)
Alors que sur France 2, peut-être après la nomination d'un nouveau directeur et alors que se prépare l'accueil d'Ariel Sharon à Paris, prévu fin juillet, semble hésiter à enfourcher la campagne sur le thème : "Israël est à l'origine de la reprise de la violence au proche-orient", campagne purement calomnieuse, puisque tout le monde sait que des attentats terroristes (contre des civils) ayant causé la mort de six israéliens (dont cinq femmes), perpétrés quelques heures et quelques jours après les attentats de Londres par des individus ayant subi le même type de lavage de cerveau (fanatisme islamiste) sont à l'origine d'opérations que la police palestinienne, n'executant généralement pas les ordres d'Abbas, n'a pas menées, ne laissant d'autre choix à Israël que d'y procéder elle-même, la plupart des medias français plonge à nouveau dans les "délices" de l'hostilité irrationnelle à Israël.
(Remarquons que l'article du Figaro se termine par le maccabre et plus que jamais pervers décompte de l'objective AFP, qui revient à attribuer à Israël l'élimination par un policier palestinien d'un terroriste palestinien ou celle d'un enfant palestinien par une balle perdue d'un gamin armé par des islamistes, et place un signe égal entre ces terroristes et leurs victimes civiles. Le journaliste du Figaro se trouve-t-il à Jerusalem pour mettre dans son article les dépêches AFP que nous recevons parfaitement bien à Paris ?)
Contexte : rappelons que Douste Blazy, suivant Mme Shahid, a prévenu il y a quelques semaines qu'une troisième intifida pourrait commencer si Israël ne faisait pas ceci ou cela. Pour ne laisser aucun doute sur l'attribution par avance des responsabilités des violences annoncées, le message du ministre était assorti d'une condamnation sans nuance de la barrière de sécurité israélienne.
Commentaire : je me demande comment nos concitoyens peuvent réagir à de telles distorsions entre les réalités du conflit arabo-israélo-palestinien et le récit qu'en font nos medias, distorsions dont ils ne sont manifestement pas conscients mais dont ils ont probablement l'intuition.
(*) Le Figaro, dont on se souvient qu'il avait récemment apporté son soutien au journal Le Monde condamné pour diffamation raciale pour certains passages d'un article visant à nazifier le peuple d'Israël, mais dont on n'oubliera pas qu'il publie aussi une des rares plumes n'épousant l'idéologie anti-israélienne ambiante, Rioufol)
vendredi 15 juillet 2005
Soutenir Abbas et Sharon, c'est soutenir la paix
Ce soir, le nouvel Obs (| 15.07.05 | 17:51) propose dans ses articles en lignes ce titre :
"Des raids israéliens font cinq victimes".
En cliquant, on découvre un article illustré d'une photo montrant les dégats faits par les israéliens, article dont voici le début :"Deux responsables des Brigades Ezzedine Al-Qassam ont été tués en Cisjordanie, ainsi que trois autres militants du Hamas à Gaza, par des roquettes tirées à partir d'hélicoptères israéliens. L'Etat hébreu réagissait à des tirs de roquette palestiniens qui ont tué une femme. "
On remarque que ces combattants palestiniens ne sont pas désignés comme terroristes islamistes (pourtant la jeune femme israélienne, agée de 22 ans, a été fauchée par un attentat dont j'attends que le Nouvel Obs m'explique en quoi il serait moins terroriste que le récent attentat de Londres) mais comme "responsables" et comme "militants" (d'ici à ce qu'on nous parle de "militants responsables"...)
Voici le début ---et l'on sait l'importance toute particulière du début du texte d'une dépêche--- d'une dépêche donc (antérieure de quelques heures à l'article du nouvel Obs ) de Reuters (nous sommes toujours le 15 juillet 2005) :
GAZA (Reuters) - Renouant ostensiblement avec sa politique d'assassinats
ciblés, Israël a exécuté sept activistes du Hamas vendredi à Gaza et en
Cisjordanie en riposte à des tirs de roquettes du mouvement radical qui
avaient tué la veille une israélienne [...]
Dans cette dépêche, l'initiative ("ostensible") de la violence est attribuée
à Israël. Intellectuellement, on comprend certes qu'un "mouvement radical",
c'est-à-dire une organisation terroriste de la mouvance islamiste, a
bombardé la population civile israélienne, faisant un mort, une femme [il
s'agit d'une jeune femme de 22 ans], et qu'à la suite de cet attentat les
opérations de la défense israélienne ont conduit à la mort de sept hommes,
tous terroristes actifs de l'organisation islamiste Hamas.
Pourtant, à lire la dépêche de Reuters, on a le sentiment qu'Israël prend
l'initiative de la violence; on en viendrait même à oublier la différence
entre la mort au combat de terroristes prêts à TOUT FAIRE PETER et les
assassinats de civils que ces criminels fanatiques perpetuent dans les
grandes villes de nos pays démocratiques, Israël compris (confusion mentale
de notre époque au service d'un aveuglement volontaire)
Certes, il appartient au pouvoir palestinien d'empêcher les terroristes
palestiniens d'agir.
Mais en a-t-il eu les moyens jusqu'à présent ? Israël doit-elle attendre que
les ordres du président de l'AP soient effectivement executés par la police
palestinienne pour se protéger des groupes terroristes ?
D'après le correspondant du Monde à Jérusalemn ( 15.07.05 | 14h52 )
"Mahmoud Abbas tente d'éviter que la trêve de cinq mois ne vole en éclats.
"Nous appelons toutes les parties à la retenue, afin de maintenir le calme
et de revenir au processus politique, a déclaré le président palestinien. La
voie de la violence ne mène à rien si ce n'est à la destruction de la paix."
Le ministre de l'intérieur, Nasser Youssef, a précisé que des "ordres
-avaient- été donnés aux services de sécurité et à la police d'empêcher, par
la force si besoin, tous les tirs de roquettes et de mortiers" contre des
objectifs israéliens.
Ses consignes n'ont pas été ignorées [...]"
Si "les consignes n'ont pas été ignorées" (tiens, drôle de tournure...),
est-ce à dire que les ordres ont été executés ?
Sans doute en partie, d'où les actuels combats entre la police palestinienne
et les groupes terroristes palestiniens, qui semblent montrer qu'Abbas
pourrait enfin avoir le courage (et il doit en falloir) de prendre le
taureau par les cornes.
Un article récent (13 juillet 2005) d'un journaliste palestinien en
palestine, Sami El Soudi, vient en tout cas apporter un sérieux démenti aux
suggestions de la dépêche de Reuters et de l'article du nouvel Obs (et de combien d'autres encore ?) quant à l'enchaînement des violences
depuis l'attentat terroriste qui a causé la mort de cinq israéliens à
Netanya et blessé de nombreux autres il y a quelques jours. Il est
intéressant après avoir lu cet article (lien ci-dessous) de revenir à la
dépêche de Reuters (et l'on sait que les dépêches d'agences vont constituer
le gros des articles de la presse) ou à celui du nouvel Obs...
http://www.primo-europe.org/docs.php?numdoc=Ed-870782969
P.S. Avec son éditorial du 11 juillet dans l'Express, Denis Jeambart signe
un article pourrait-on dire d'une audace inouïe : faire l'apologie d'Ariel
Sharon dans un grand media de notre pays ! La singularité absolue d'un tel
article montre par contraste ce qu'il en fût depuis des années de
l'objectivité de notre presse. Espérons que cette publication, que l'on soit
ou non d'accord avec les louanges adressées au Premier Ministre d'Israël par
DJ, marquera au moins un début d'ouverture intellectuelle dans le milieu du
journalisme français. Jeambart écrit : "Le Premier ministre israélien n’a
jamais rien fait pour séduire ses détracteurs. Il a raison. Car le temps lui
rendra justice, comme il le fit avec le général de Gaulle sur sa gestion du
dossier algérien. Les grands hommes d’Etat ne se battent pas avec l’opinion
ou les commentaires."
(ce qui n'est pas mon cas !)
"Des raids israéliens font cinq victimes".
En cliquant, on découvre un article illustré d'une photo montrant les dégats faits par les israéliens, article dont voici le début :"Deux responsables des Brigades Ezzedine Al-Qassam ont été tués en Cisjordanie, ainsi que trois autres militants du Hamas à Gaza, par des roquettes tirées à partir d'hélicoptères israéliens. L'Etat hébreu réagissait à des tirs de roquette palestiniens qui ont tué une femme. "
On remarque que ces combattants palestiniens ne sont pas désignés comme terroristes islamistes (pourtant la jeune femme israélienne, agée de 22 ans, a été fauchée par un attentat dont j'attends que le Nouvel Obs m'explique en quoi il serait moins terroriste que le récent attentat de Londres) mais comme "responsables" et comme "militants" (d'ici à ce qu'on nous parle de "militants responsables"...)
Voici le début ---et l'on sait l'importance toute particulière du début du texte d'une dépêche--- d'une dépêche donc (antérieure de quelques heures à l'article du nouvel Obs ) de Reuters (nous sommes toujours le 15 juillet 2005) :
GAZA (Reuters) - Renouant ostensiblement avec sa politique d'assassinats
ciblés, Israël a exécuté sept activistes du Hamas vendredi à Gaza et en
Cisjordanie en riposte à des tirs de roquettes du mouvement radical qui
avaient tué la veille une israélienne [...]
Dans cette dépêche, l'initiative ("ostensible") de la violence est attribuée
à Israël. Intellectuellement, on comprend certes qu'un "mouvement radical",
c'est-à-dire une organisation terroriste de la mouvance islamiste, a
bombardé la population civile israélienne, faisant un mort, une femme [il
s'agit d'une jeune femme de 22 ans], et qu'à la suite de cet attentat les
opérations de la défense israélienne ont conduit à la mort de sept hommes,
tous terroristes actifs de l'organisation islamiste Hamas.
Pourtant, à lire la dépêche de Reuters, on a le sentiment qu'Israël prend
l'initiative de la violence; on en viendrait même à oublier la différence
entre la mort au combat de terroristes prêts à TOUT FAIRE PETER et les
assassinats de civils que ces criminels fanatiques perpetuent dans les
grandes villes de nos pays démocratiques, Israël compris (confusion mentale
de notre époque au service d'un aveuglement volontaire)
Certes, il appartient au pouvoir palestinien d'empêcher les terroristes
palestiniens d'agir.
Mais en a-t-il eu les moyens jusqu'à présent ? Israël doit-elle attendre que
les ordres du président de l'AP soient effectivement executés par la police
palestinienne pour se protéger des groupes terroristes ?
D'après le correspondant du Monde à Jérusalemn ( 15.07.05 | 14h52 )
"Mahmoud Abbas tente d'éviter que la trêve de cinq mois ne vole en éclats.
"Nous appelons toutes les parties à la retenue, afin de maintenir le calme
et de revenir au processus politique, a déclaré le président palestinien. La
voie de la violence ne mène à rien si ce n'est à la destruction de la paix."
Le ministre de l'intérieur, Nasser Youssef, a précisé que des "ordres
-avaient- été donnés aux services de sécurité et à la police d'empêcher, par
la force si besoin, tous les tirs de roquettes et de mortiers" contre des
objectifs israéliens.
Ses consignes n'ont pas été ignorées [...]"
Si "les consignes n'ont pas été ignorées" (tiens, drôle de tournure...),
est-ce à dire que les ordres ont été executés ?
Sans doute en partie, d'où les actuels combats entre la police palestinienne
et les groupes terroristes palestiniens, qui semblent montrer qu'Abbas
pourrait enfin avoir le courage (et il doit en falloir) de prendre le
taureau par les cornes.
Un article récent (13 juillet 2005) d'un journaliste palestinien en
palestine, Sami El Soudi, vient en tout cas apporter un sérieux démenti aux
suggestions de la dépêche de Reuters et de l'article du nouvel Obs (et de combien d'autres encore ?) quant à l'enchaînement des violences
depuis l'attentat terroriste qui a causé la mort de cinq israéliens à
Netanya et blessé de nombreux autres il y a quelques jours. Il est
intéressant après avoir lu cet article (lien ci-dessous) de revenir à la
dépêche de Reuters (et l'on sait que les dépêches d'agences vont constituer
le gros des articles de la presse) ou à celui du nouvel Obs...
http://www.primo-europe.org/docs.php?numdoc=Ed-870782969
P.S. Avec son éditorial du 11 juillet dans l'Express, Denis Jeambart signe
un article pourrait-on dire d'une audace inouïe : faire l'apologie d'Ariel
Sharon dans un grand media de notre pays ! La singularité absolue d'un tel
article montre par contraste ce qu'il en fût depuis des années de
l'objectivité de notre presse. Espérons que cette publication, que l'on soit
ou non d'accord avec les louanges adressées au Premier Ministre d'Israël par
DJ, marquera au moins un début d'ouverture intellectuelle dans le milieu du
journalisme français. Jeambart écrit : "Le Premier ministre israélien n’a
jamais rien fait pour séduire ses détracteurs. Il a raison. Car le temps lui
rendra justice, comme il le fit avec le général de Gaulle sur sa gestion du
dossier algérien. Les grands hommes d’Etat ne se battent pas avec l’opinion
ou les commentaires."
(ce qui n'est pas mon cas !)
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