dimanche 16 octobre 2011

Alerte : nos médias insultent les victimes du terrorisme, insultent les militants, dédouanent les terroristes et massacrent la langue française.



[Lire ici notre article précédent sur le sujet]


1. Dimanche 16 octobre 2011, France Inter, 10h00. 


Le journaliste qui présente le flash d'information appelle les prisonniers palestiniens échangés contre l'otage franco-israélien Gilad Shalit des "militants du Hamas".

Suit la description par une autre journaliste des raisons qui ont conduit quelques uns d'entre eux en prison : attentats terroristes contre des civils.

J'ai oublié le nom du journaliste qui a qualifié ces assassins de "militants" (le flash de 10h du dimanche n'est pas podcasté ni ré-écoutable sur le site de France Inter), mais je n'ai pas oublié les termes du lexique de notre langue qui pourraient s'appliquer à ce journaliste. Je ne les écrirai pas.

2. Ce soir, je lis sur le site de France Soir ceci :

"Enlevé par un commando de militants palestiniens en 2006 à l’âge de 20 ans, Gilad Shalit n’a eu aucun contact avec l’extérieur."


Le Nouvelobs.com qui, après avoir écrit il y a deux jours que "ce soldat de 25 ans a été enlevé en juin 2006 lors d'un raid transfrontalier de militants palestiniens dans le sud d'Israël", récidive aujourd'hui en publiant ainsi une dépêche d'AP :

JERUSALEM (AP) — Israël a publié dimanche les noms de détenus palestiniens qui doivent être libérés en échange du retour du soldat franco-israélien Gilad Schalit, enlevé il y a plus de cinq ans par des militants de la Bande de Gaza.

L'article de FranceSoir.fr  et ceux du Nouvelobs.com viennent peut-être d'une traduction fautive de dépêches en anglais de l'agence AP. Mais le traducteur qui croit que "militant" en anglais se traduit par "militant" en français n'est ni un journaliste digne de ce nom, ni un traducteur digne de ce nom : ceux-là ne pourraient ainsi maltraiter les mots de notre langue. 

Aussi, en fait de faute de traduction, c'est bien  de propagande dont il s'agit, une propagande inspirée par la même idéologie que celle qui conduit  un journal marocain ("Libération") à écrire, inversant les rôles : "Un millier de prisonniers palestiniens injustement détenus dans les geôles israéliennes vont bientôt retrouver le chemin de la liberté en contrepartie de la libération du soldat israélien Gilat Shalit emprisonné pendant cinq années par le Hamas. C’est à contre-cœur, et après avoir tout essayé que le Premier ministre israélien a décidé enfin d’accéder aux exigences du Hamas en libérant un millier de militants palestiniens injustement arrêtés". 

3. Suite à l'usage répété et de plus en plus fréquent du mot "militant" pour désigner des terroristes, par des journalistes de divers médias (Lexpress.fr, lemonde.fr, Le Monde, France Inter, France Soir, Nouvelobs.com,  il y a en a sûrement bien d'autres)  usage qui représente à la fois un adoucissement scandaleux du terrorisme et une insulte à la face des véritables militants (voir ici pour des explications sur la différence entre le mot français "militant" et le terme anglais "militant"), j'ai protesté auprès de ces médias.

Voici, à chaque fois, la réponse qui m'a été faite : "                 ".

4. Je vous invite à protester auprès des médias, et à signer et à faire signer notre pétition en ligne adressée au Syndicat National des Journalistes : Pour signer la pétition, cliquer ici



samedi 15 octobre 2011

Sur France Culture, F. Delorme diffame Israël

Florian Delorme reçoit ce jeudi 13 octobre 2011, dans son émission "Culture Monde", le tristement célèbre Jean Ziegler.

A 11h15, Florian Delorme affirme à l'antenne qu'avec le blocus de Gaza, Israël a pour but d'affamer les Palestiniens. 


http://www.franceculture.com/emission-culturesmonde-la-faim-dans-le-monde-44-faim-et-conflits-armes-2011-10-13.html

Cette accusation est diffamatoire. Le blocus israélien de Gaza ne concerne pas les denrées alimentaires. Du fait de la propagande palestinienne relayée par la désinformation de nos médias, il y a un décalage énorme entre l'image que les citoyens français ont de la situation à Gaza et la réalité : chaque jour, 250 camions viennent d'Israël alimenter les marchés de Gaza, où rien ne manque; des centres commerciaux de luxe, des hotels de luxe ouvrent à Gaza (voir les liens ci-après). Florian Delorme n'envisage pas un seul instant que la misère d'une grande partie des Palestiniens de Gaza résulte de la politique du groupe terroriste Hamas qui le dirige.



Le message que j'ai envoyé à France Culture à ce sujet n'apparaît pas dans la liste des messages, et voici la réponse que m'a faite le médiateur de Radio France  : "        ".


Réponse brève, on le voit, mais qui a le mérite d'être précise.


Zed






Quelques articles à consulter avec un esprit de découverte, même si vous n'êtes pas d'accord :


http://www.aschkel.info/pages/Vous_avez_dit_Blocus_-3145551.html


http://philosemitismeblog.blogspot.com/2011/07/luxe-gaza-le-cafe-restaurant-carinos.html


http://jssnews.com/2011/07/13/un-article-passionant-sur-le-luxe-a-gaza-paru-dans-la-presse-arabe/


http://www.juif.org/opinions/474,video-des-marchandises-de-luxe-regulierement-transferees-vers-la.php


http://philosemitismeblog.blogspot.com/2010/07/inauguration-dun-centre-commercial-de.html


http://www.drzz.info/article-arjeanpatrick-grumberg-53457326.html

dimanche 11 septembre 2011

Le militantisme n'est pas un crime, les terroristes ne sont pas des militants !



Paris, le 11 septembre 2011.

En ce dixième anniversaire des tragiques attentats contre les Etats-Unis d'Amérique, aucun média français n'oserait en contester la nature terroriste. 

Or, ces dernières semaines, s'agissant du terrorisme islamiste visant Israël, plusieurs parmi les plus importants de nos médias nationaux se sont permis de qualifier de "militants" les criminels qui se sont rendus responsables de ces actes. 

Au mieux, il s'agit, de la part de  "journalistes" se contentant de "traduire" mot à mot des textes rédigés en anglais, d'une ignorance concernant le fait que le mot français "militant" n'a pas du tout la tonalité violente du mot anglais (ou américain) "militant". En anglais, dire d'un "activist" qu'il est un "militant", c'est accentuer fortement la violence éventuelle des actions entreprises par ledit "activist", puisque un tel "militant" (en anglais) est souvent armé et peut être un terroriste. En français, au contraire, comme dans l'émission de France Inter animée par Pascale Clark et Hélène Jouan, "Paroles de militants", le mot "militant" désigne une personne qui cherche, certes avec zèle mais par un discours argumenté, à partager ses convictions, et le terme est globalement connoté comme plutôt sympathique. 


Au pire, il s'agit d'une volonté délibérée de connoter positivement des actes terroristes.


Ainsi, le 3 septembre dernier, LExpress.fr affirme que "Ban Ki-moon s'est inquiété samedi des tensions diplomatiques entre la Turquie et Israël, après la diffusion du rapport de l'Onu sur le raid israélien contre la flottille pour Gaza, qui avait fait neuf morts parmi des militants turcs". Or, même si le public français n'en n'est pas nécessairement conscient, le fait est que le terme de "militants" est ici appliqué à des combattants islamistes fanatiques ayant formé le voeux de mourir "en martyr", des membres de  l'organisation islamiste IHH qualifiée par le juge anti-terroriste Bruguière  d'organisation terroriste, des combattants qui, après s'être échauffés avec des chants de guerre antisémites et avoir accompagné d'apologies de la Shoah (sur le mode : "allez brûler dans les fours !") leur refus d'obtempérer aux injonctions israéliennes de ne pas pénétrer dans une zone sous blocus légal contrôlée par le groupe terroriste Hamas, ont affronté violemment, à coup de barres de fer les soldats venus les arrêter.

Antérieurement, le 24 août 2011, l'AFP, reprise notamment par lemonde.fr, affirme mensongèrement que "l'armée israélienne a dit avoir visé "un militant affilié au Djihad islamique, impliqué dans la contrebande d'armes et des activités terroristes dans le Sinaï" égyptien." Vérification faite, dans la version en anglais du communiqué concerné, l'armée israélienne parle d'un "Islamic Jihad affiliated militant Ismail Zadi Ismail Asmar". On serait là dans le cas d'une erreur de traduction liée au faux-ami "militant". Mais celui qui a commis une telle erreur n'est ni un traducteur, ni un véritable journaliste car dans ce dernier cas il aurait pu consulter le communiqué officiel en français de l'armée israélienne, selon lequel, je cite : "l’Aviation Israélienne a pris pour cible le terroriste affilié au Jihad Islamique Zadi Ismail Asmar". En outre, l'attribution à un personnage tel que Zadi Ismail Asmar du titre sympathique (en français) de militant n'aura été possible qu'à baigner dans un bain idéologique marqué d'un parti pris anti-israélien évident.

Nulle traduction depuis l'anglais, par contre, lorsque dans Le Monde (supplément des livres) du 26 août 2011, Benjamin Barthe écrit, à propos du dernièr roman de l'écrivain israélien David Grossman : "Un jour de juillet 1994, un jeune soldat israélien, du nom d'Arik Frankenthal, est capturé par des militants du Hamas, alors qu'il circule en stop sur les routes de son pays. Il est assassiné peu après".


Adoucir ainsi, en les qualifiant de militants, la manière de désigner des terroristes est un manque de respect pour les victimes du terrorisme. C'est aussi un manque de respect pour tous les militants, de gauche, de droite, du centre, pro-israéliens, pro-palestiniens, écolos, pro-nucléaires, tout ce qu'on voudra, pour qui le militantisme est une activité noble, fondée sur la parole et l'argumentation, pas sur la violence. Le titre de l'émission de Pascale Clark et Hélène Jouan est bien vu : "paroles de militants", parce qu'en effet, en français, ce qui caractérise le militantisme, c'est qu'il passe par la parole. Non, les militants, ce n'est pas la même chose que des assassins. Un militant, ça ne s'attaque pas à coups de barres de fer aux forces de l'ordre d'un pays démocratique, ça ne tire pas des missiles sur une population civile, ça n'assassine pas un jeune auto-stoppeur. Cet usage du mot "militant" est aussi un manque de respect pour la langue française.

Pour toutes ces raisons, nous appelons nos concitoyens à protester auprès des médias contre l'usage irrecevable du mot "militant" pour désigner des terroristes, et les journalistes, à commencer par ceux de l'AFP qui irriguent toute la presse française, à s'interroger sur les conditions qui auront permis qu'un tel dérapage tende à devenir une norme.

Anatole Zed




samedi 27 août 2011

Les faux-amis




[email envoyé au médiateur du journal Le Monde ce samedi 27 août 2011]

Monsieur le médiateur du journal Le Monde,


En français, un "militant" est une personne qui cherche avec zèle à partager ses convictions, et le terme est globalement connoté comme plutôt sympathique.

En anglais, au contraire, un "militant" est nettement plus agressif qu'un "activist", et le terme "militant" peut impliquer la violence physique, le combat armé et le terrorisme. 
Ainsi, en anglais, "militant" est resté assez proche de l'origine latine militaire du terme.

Autrement dit, lorsqu'on passe de l'anglais au français, "militant" est ce qu'on appelle un faux ami. Traduire l'un par l'autre représente une violence contre notre langue, et un singulier manque de respect pour tous les militants, de gauche ou de droite, de ceci ou de cela, qui cherchent pacifiquement à partager leurs convictions.

Or, ces derniers jours, plusieurs organes de presse dont AP, AFP, lemonde.fr et, raison plus spécifique de ce nouveau courrier à vous adressé, "Le Monde" dans le supplément "Monde des Livres" daté du vendredi 26 août 2011, ont fait violence à la langue française en désignant comme "militants" des assassins membres actifs d'organisations terroristes. Ci-dessous, trois exemples (les points 1 et 2concernent lemonde.fr, le point 3 concerne Le Monde) appelant une réponse de votre part.


2. Le 24 août 2011. Plus récemment, alors qu'un communiqué officiel en français de l'armée israélienne annonce que, je cite :

 "un avion de chasse de l’Aviation Israélienne a pris pour cible le terroriste affilié au Jihad Islamique Zadi Ismail Asmar, né en 1974 et originaire de la ville de Rafah. Ismail Asmar était impliqué dans la contrebande d’armes et a agi pour faire progresser les actvités terroristes dans le Sinaï."   




"L'armée israélienne a dit avoir visé "un militant affilié au Djihad islamique, impliqué dans la contrebande d'armes et des activités terroristes dans le Sinaï" égyptien."


Peut-être les journalistes ont-ils appliqué Google Translate, qui, à ce jour, tombe en l'espèce dans le piège des faux amis, à la version en anglais du communiqué officiel :

" IAF aircraft targeted Islamic Jihad affiliated militant Ismail Zadi Ismail Asmar, born in 1974, from the city of Rafah. Ismail Amar was involved in smuggling weapons and sought the execution of terrorist activity in Sinai"


3. Le 26 août 2011. Enfin, sous la plume du Monde Benjamin Barthe, dans le supplément Monde des Livres au journal Le Monde daté vendredi 26 août 2011, nous pouvons lire :

"Un jour de juillet 1994, un jeune soldat israélien, du nom d'Arik Frankenthal, est capturé par des militants du Hamas, alors qu'il circule en stop sur les routes de son pays. Il est assassiné peu après".


Ces cas ne sont pas isolés. Au-delà des réponses circonstancées qu'ils appellent, leur multiplications dans vos colonnes (y compris celle de lemonde.fr, à moins que vous vous en distanciez publiquement en tant que Le Monde) et celles de vos confrères interroge les biais idéologiques des journalistes français qui conduisent à attribuer la connotation sympathique et non violente du militantisme à des assassins terroristes, entre autres manifestations de ces biais.

 A nous, lecteurs, de vous mettre face à votre responsabilité.

Le Monde confond militants et assassins

Sous la plume du journaliste du Monde Benjamin Barthe, dans le supplément Monde des Livres au journal Le Monde daté vendredi 26 août 2011 :

"Un jour de juillet 1994, un jeune soldat israélien, du nom d'Arik Frankenthal, est capturé par des militants du Hamas, alors qu'il circule en stop sur les routes de son pays. Il est assassiné peu après".

jeudi 25 août 2011

Exercice pour étudiants journalistes : info ou propagande ?

Exercice pour étudiants journalistes : après avoir lu l'article ci-dessous, vous être renseigné auprès de diverses sources sur les faits relatés et avoir vérifié la définition des mots "militants" en anglais d'une part, en français d'autre part, répondre à la question suivante : ce texte non signé relève-t-il de la brève objective ou d'une propagande dont on pourrait préciser le parti pris ?


Elément de corrigé :



Pour l'AFP, Le Monde, le Nouvel Obs et les autres, le terrorisme est du militantisme !

En français, un "militant" est une personne qui cherche avec zèle à partager ses convictions, et le terme est plutôt sympathique.

En anglais, au contraire, un "militant" est nettement plus agressif qu'un "activist", et le terme "militant" peut impliquer la violence physique, le combat armé et le terrorisme. Ainsi, en anglais, "militant" est resté assez proche de l'origine latine militaire du terme.

Cette énorme différence entre les termes "militant" (français) et "militant" (anglais), Google translate ne la fait pas. Les journalistes français non plus, lorsque par exemple "lemonde.fr_avec_AFP" affirme que l'armée israélienne a déclaré avoir visé un militant palestinien.

Pas le temps ? Pas la compétence ? Pas l'envie ? Pourtant, ça fait des années qu'on leur dit de faire attention à cela, que les mots c'est important.

De fait, si l'on veut une traduction correcte et tenant compte du contexte d'une déclaration de l'armée israélienne faite en hébreu et en anglais, il vaut mieux consulter la version française produite par cette armée elle-même que de faire appel à nos journalistes ou à Google Translate !

Ainsi, le communiqué officiel en anglais de l'armée israélienne du 24 août 2011 selon lequel, je cite

" IAF aircraft targeted Islamic Jihad affiliated militant Ismail Zadi Ismail Asmar, born in 1974, from the city of Rafah. Ismail Amar was involved in smuggling weapons and sought the execution of terrorist activity in Sinai"



est correctement traduit en français par l'armée israélienne elle-même lorsqu'elle écrit dans son communiqué officiel en français :


"un avion de chasse de l’Aviation Israélienne a pris pour cible le terroriste affilié au Jihad Islamique Zadi Ismail Asmar, né en 1974 et originaire de la ville de Rafah. Ismail Asmar était impliqué dans la contrebande d’armes et a agi pour faire progresser les actvités terroristes dans le Sinaï." 

mais incorrectement par "lemonde.fr avec AFP" lorsqu'ils écrivent :

"L'armée israélienne a dit avoir visé "un militant affilié au Djihad islamique, impliqué dans la contrebande d'armes et des activités terroristes dans le Sinaï" égyptien."



Cette affirmation du monde.fr-avec-afp est factuellement fausse, et chacun peut le vérifier.


lundi 22 août 2011

Pour nos journalistes, le terrorisme est du militantisme







Depuis plusieurs jours, des individus connus pour leur fanatisme lancent des missiles au hasard sur les villes d'une démocratie, cherchant (et réussissant) à tuer, à blesser et à terroriser le maximum de civils, majoritairement des Juifs. Ces actes sont clairement du terrorisme, et ces individus des terroristes (des terroristes présentés comme encore plus "radicaux" qu'eux par les terroristes du Hamas qui démentent être à l'origine de ces tirs !!!).

Or, ils sont désignés par lemonde.fr comme des activistes (voir le mail de protestation ci-après).
Ils sont désignés par lenouvelobs.fr comme des militants (voir ce lien).

Ne laissons pas nos journalistes violer ainsi la langue française. Par le choix de ces termes, ces journalistes cherchent à atténuer la gravité des actes criminels commis par ces terroristes. Non seulement ils malmènent notre langue, mais ils se font les alliés en propagande de ces terroristes. 

L'argument habituel des tenants de cette propagande est que les nazis qualifiaient de "terroristes" des "résistants" ! Or, dans un sens ou dans l'autre, confondre des terroristes avec des résistants, voire des militants, procède du même type de propagande. Non seulement cet argument procède ainsi du même type que celle des nazis lorsqu'ils qualifiaient de "terroristes" les véritables résistants, mais il revient à traiter de nazis les victimes juives du terrorisme. 

Depuis plus de dix ans, nos journalistes se livrent à telles confusions en toute impunité. Ne les laissons plus faire. Multiplions les protestations contre ces viols répétés de la déontologie minimale qui devrait être celle des journalistes. 

Anatole Zed

dimanche 21 août 2011

Pour Le Monde, des terroristes en action sont des "activistes"



Copie d'un message envoyé ce dimanche 21 août 2011 au médiateur du journal "Le Monde"


À : mediateur@lemonde.fr



Monsieur le médiateur du journal Le Monde,

LEMONDE.FR ce 21 août 2011 à 10h18 écrit :"De leur côté, les activistes de la bande de Gaza multiplient les tirs de roquettes au dessus de la frontière." 

En utilisant le terme activiste pour désigner ceux qui multiplient les tirs de roquettes en direction des civils d'Israël, ces journalistes montrent une totale absence d'éthique journalistique.

En ne désignant pas comme terroristes ces criminels antisémites, ils s'en font les complices.


A. Zed

dimanche 23 janvier 2011

Sur France Culture, Voinchet adore Hessel, tant pis pour les droits de l'homme dans le monde...

France Inter a peut-être toujours été l'avenir de France Culture. 

En tout cas, avec Marc Voinchet, l'animateur de la matinale sur cette radio depuis septembre 2009, la marche en ce sens s'accélère, en totale contradiction avec la prétention des matins, je cite, à "éclairer les contours les plus complexes de ce qui surgit chaque jour dans l'actualité".

Ainsi, après avoir invité le contestable Enderlin sans aucun contradicteur, Voinchet a choisi, depuis quelques semaines, de célébrer, tous les matins ou presque, l'auteur du fameux opuscule "Indignez-vous !". Or, si Hessel était réellement le défenseur universel des droits de l'homme qu'on nous présente, comment pourrait-on expliquer que nous ne l'ayons jamais entendu dénoncer l'attitude des pays ayant boycotté la remise du prix Nobel de la paix au dissident chinois Liu Xiaobo, le 10 décembre 2010. 

Or, les pays qui ont boycotté ce prix Nobel de la paix forment de ce fait une sorte de club, défini par une relation très particulière aux droits de l'homme. En voici la liste :

* L'Iran et son régime criminel, dont Hessel ne parle jamais,
* Le Venezuela de  Chavez, l'allié antisémite de l'Iran qui n'indigne pas Hessel,
* La Chine et l'Algérie, deux pays où Hessel a été ambassadeur,
* La Tunisie de Ben Ali qui, avant la révolution de Jasmin, n'avait jamais inspiré de commentaire à Hessel... ce qui ne l'a pas empêché de proposer sur France Culture, le 19 janvier 2011 dernier, après-coup donc, la petite plaisanterie suivante, qui montre le culot du bonhomme : "si j'étais ambitieux [...] je dirais que c'est "Indignez-vous !" qui a donné aux Tunisiens l'occasion de se débarrasser de Ben Ali"...("ah, vous exagérez", lui a alors fait remarquer Voinchet, pour une fois très perspicace...),
* La Russie de Poutine, qui n'appelle jamais aucun commentaire de "l'inlassable défenseur des droits de l'homme",
* L'Arabie saoudite, monarchie absolue où l'apostasie est passible de la peine de mort, 
* Le Pakistan, où le blasphème est passible de la peine de mort,
* L'Autorité Palestinienne (qui n'est pas un pays mais qui dispose d'un siège à l'ONU), dont la campagne de boycott contre Israël est soutenue par Hessel, et dont le boycott de la cérémonie du prix Nobel de la paix Liu Xiaobo a été largement tue par nos médias,
* Le Kazakhstan, pays où justice se conjugue avec torture,
* Cuba, dont on ne présente pas le bilan en matière de droits de l'homme,
* Le Vietnam et son parti unique, 
* L'Afghanistan, dont le président a été élu grâce à des élections truquées,
* ainsi que l'Irak, l'Egypte et le Maroc (probablement le moins critiquable de tous ces régimes).

Evidemment, cette question n'a pas été posée par Marc Voinchet à Hessel, lorsque, le 19 janvier dernier, il reçut celui-ci en compagnie d'un autre contempteur d'Israël, Edagr Morin, le fameux militant simpliste de la complexité.  Dommage, nous aurions pu savoir si ce désintérêt d'Hessel pour les violations des droits de l'homme dans le monde avait ou non un rapport avec le fait que monsieur Hessel est trop occupé 

- à dénoncer, je cite Hessel,  "l'intelligence sournoise des dirigeants" israéliens en 1947 (interview d'Hessel du 19 janvier 2011 dans le quotidien d'Oran), 
- à écrire des phrases racistes comme celle-ci : "il faut être israélien pour appeler "terrorisme" la non-violence" (son fameux opuscule), 
- à mentir sur les soi-disant "trois millions de Palestiniens chassés de chez eux par Israël" en 1947 (toujours le fameux opuscule),
- à présenter le chef du Hamas à Gaza comme un homme "d'ouverture et de dialogue" (sur France Inter à son retour de Gaza),
- à ironiser sur les enfants d'Israël qui courent se mettre à l'abri des missiles lancés depuis Gaza sur les civils israéliens (voir la vidéo),
- à se contredire sur les missiles en questions, missiles du Hamas, mais dont le Hamas n'aurait soi-disant pu empêcher le lancement,
- à soutenir le juge Goldstone, serviteur zélé, en son temps, du régime d'apartheid d'Afrique du Sud et son rapport entièrement fondé sur les mensonges du Hamas, rapport commandité par le genre de régimes cités ci-dessus et qui ont la mainmise sur le très contestable "Conseil des droits de l'homme" de l'ONU (voir le dossier de Controverses n°13),
- à présenter comme humanitaire une flottille montée par les islamistes de l'IHH,
- bref, à appeler au "boycott total" de la seule démocratie au proche-orient, Israël,

Mais il faut dire à la décharge de Marc Voinchet que celui-ci avait d'autres questions autrement importantes, dérangeantes et impertinentes à poser au "grand défenseur des droits de l'homme", telle celle-ci, digne de Michel Drucker dans son émission télé du dimanche après-midi :

- Stéphane Hessel, avez-vous été surpris par le succès de votre petit livre ?

Mais on l'aura compris, au-delà de sa nullité, c'est surtout la façon dont Voinchet sert la soupe à un imposteur des droits de l'homme que nous voulons dénoncer.

lundi 27 décembre 2010

Indignez-vous !

"Indignez-vous !" nous demande Stéphane Hessel dans son opuscule vendu pour Noël à 800 000 exemplaires, et il précise qu'en cherchant bien son lecteur trouvera facilement des raisons pour cela.


Sur ce point au moins, Hessel a raison, et il n'est pas nécessaire d'aller chercher bien loin, car il y a de quoi s'indigner, en effet, aux propos mêmes de ce monsieur.


Indigne d'ailleurs est également la réception de cet opuscule.  Ainsi, dans une biographie d'Hessel publiée sur un site intitulé La république des lettres, qui se définit comme "animée par un esprit d'engagement et d'ouverture intellectuelle et humaniste", H. Paillard commet des erreurs manifestes (Hessel n'a jamais été corédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, il avoue lui-même n' en avoir été qu'un observateur*) et, appelant au boycott d'Israël, affirme qu'Hessel serait "menacé et poursuivi par les partisans du régime d'apartheid israélien".  On le sait, les Arabes israéliens, 20% de la population de ce pays, représentés au parlement, font du commerce, des études, élèvent leurs enfants, voyagent dans le monde et font face aux difficultés de l'existence... Comment la "République des lettres" ose-t-elle parler d'apartheid ?


Hessel, qui a récemment fait l'éloge du chef du Hamas à Gaza, présenté par lui comme un homme ouvert et modéré (!), décrit par contre l'Etat démocratique d'Israël et ses citoyens comme l'abomination du monde --- c'est d'ailleurs sa principale, peut-être sa seule véritable indignation --- écrit ainsi :

"Il faut être israélien pour qualifier de terroriste la non-violence".

Rien que ça ! Telle est la prose de Monsieur Hessel. 

Tout ceci ressemble fort, de la part de M. Hessel, à des appels à la haine en raison de la nationalité.

Pour Hessel, dans son livre, il y a eu "plus de trois millions de Palestiniens chassés de leurs terres par Israël". Mensonge !

Aucun de nos journalistes de la presse généraliste n'a éprouvé le besoin de rectifier ces chiffres, sans parler de leur qualification : six cents mille personnes déplacées (parfois de façon dramatique et injuste, c'est vrai, ce fût une guerre, mais souvent aussi, et les journalistes le savez bien, ou ils ne savent rien, de façon volontaire en attendant, croyaient-ils, d'écraser l'Etat des Juifs) deviennent trois millions de personnes chassées : aujourd'hui, en France,  Hessel peut dire ce qu'il veut, n'importe quel mensonge, on s'en fout, on laisse dire, on admire, même !

D'un autre coté, un million de Juifs expulsés des pays arabes, ça, on ne connaît pas, évidemment... personne n'en parle jamais, ni France Culture, ni France Inter, ni Le Monde, ni Le Figaro, ni Télérama, ni France 2, ni le Nouvel Obs, ni personne dans ces mêmes médias que Hessel dénonce et qui l'encensent !


Les médias généralistes ne font pas leur travail, bien au contraire et il faut aller sur le site du CRIF, consulter www.desinfos.com, lire l'Arche, la Mena ou encore les dossiers de Controverses pour trouver des informations fiables et des analyses sérieuses. Mais pour cela on vous traitera de communautariste !

Alors oui, je m'indigne du livre d'Hessel, et je m'indigne des accusations publiées sur le site de "La République des Lettres" selon lesquelles Israël serait l'apartheid, je m'indigne de ce que France Culture --- où les matins ont cru bon recevoir Enderlin sans aucun contradicteur, ni Karsenty, ni Taguieff (dont  le livre est, là comme ailleurs, comme au Monde, comme à Libé passé sous un silence absolu, comme ceux de Gérard Huber ou de Schmuel Trigano) --- je m'indigne disais-je de ce que France Culture se réjouisse chaque jour des ventes de ce petit livre qui dans son enrobage passe-partout nous vend la haine d'Israël et, quoi qu'il en dise, une légitimation un peu trop évidente du terrorisme, comment dit-il ? je cite le maître à penser de nos journalistes : 


"on peut expliquer ce geste par l'exaspération des gazaouis", 

Ben voyons ! Bien sûr, la propagande islamiste, la haine du Juif dans laquelle sont baignés en permanence les jeunes palestiniens, Hessel ne les connaît pas, ne les voit pas dans son parcours guidé par le Hamas, elles ne sont nullement mentionnées par ce monsieur comme causes possibles de "ce geste" (le terrorisme). Comme l'écrit si justement Marc Knobel sur l'excellent site du CRIF :


Hessel, en une phrase, tente indirectement d’excuser le terrorisme. Il oublie de fait quelles en sont les causes profondes : le fanatisme, l’endoctrinement, les aspects idéologiques pervers et brutaux, la force de l’islamisme radical et de l’extrémisme, l’emploi délibéré de la terreur (assassinats, enlèvements, attentats…) engendrant l’anxiété, la peur, l’effroi et l’horreur, terreur employée par des individus (semi-) clandestins, des groupes ou des acteurs étatiques, pour des raisons criminelles ou pseudo politiques, essentiellement contre les juifs et les chrétiens.


Lequel de ces nobles journalistes nous a-t-il proposé un reportage sur l'ouverture des centres commerciaux de luxe à Gaza, des hôtels et restaurants chics où ils se retrouvent, entre journalistes et activistes, les étalages remplis de vivres et de biens de consommation ? Aucun ! Comme pour Sabra et Chatila, comme pour l'affaire Enderlin, comme pour Jenine, comme pour la barrière de sécurité, comme pour la prise d'otage de Gilad Shalit, comme pour les boucliers humains à Gaza, comme pour le réarmement du Hezbollah, comme pour la flottille soit-disant humanitaire de l'IHH, comme pour le rapport Goldstone, comme d'habitude aucun de nos médias généralistes n'a enquêté sérieusement, se contentant de reprendre, plus ou moins édulcorée, la propagande de l'autorité palestinienne et du Hamas.

Indignes : la biographie de Mme Paillard, le bouquin d'Hessel, et l'ensemble de la classe journalistique de notre pays qui se réjouit du succès d'un bonbon empoisonné qui  ose se recommander du label de "Ceux qui marchent contre le vent"... 

"Contre le vent", vraiment ? Pfff... Voici donc comment aujourd'hui le conformisme absolu prétend secouer les consciences !

Pitoyable. Minable.

Et indigne.

Anatole Zed



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* ↑ "j'assistais aux séances et j'écoutais ce qu'on disait mais je n'ai pas rédigé la déclaration" Stéphane Hessel. : http://www.un.org/apps/newsFr/printnewsAr.asp?nid=17952 [archive]


Et, nous informe Marc Knobel, Hessel, dans l'interview qu’il accorde à l’hebdomadaire Politis (n° 1127, 18 au 24 novembre 2010, p. 4)  déclare : « On peut donc dire que j’ai assisté à sa rédaction de très près et de bout en bout. Mais de là à prétendre que j’en ai été le co-rédacteur !  Bref, le général de Gaulle et René Cassin auraient eu un rôle mineur, et j’aurais tout fait ! Cela commence à me peser ! » 

vendredi 18 juin 2010

Appel aux journalistes français

La tension internationale autour de l'affaire de la flottile "Free Gaza" et la réception par l'opinion française de ces événements nous conduisent à lancer cet appel. Les politiques et les journalistes français, tous partis et tous médias confondus, peuvent facilement avoir accès à de nombreux documents éclairant l'incident meutrier de la première flottille : situation des marchés à Gaza, détournements des marchandises par le Hamas, nature terroriste et antisémite des groupes islamistes Hamas et IHH, films israéliens ou réalisés par les combattants islamistes ou des vidéo de surveillance du Marmara [voir], chants de guerre antisémites des islamistes ayant formé le voeux de mourir "en martyr" sur le Marmara [voir], apologie de la Shoah lancée par ces mêmes guerriers en réponse aux appels radio de la marine israélienne, suivi des cargaisons soit-disant "humanitaires" bloquées par le Hamas, position de l'Egypte, rôle de l'Iran, campagnes antisémites de la Turquie,...

Or, politiques et journalistes français, tous ou presque se comportent comme s'ils avaient délibérément choisi de ne rien connaître du dossier qu'ils prétendent instruire à charge contre Israël.

Aujourd'hui 18 juin 2010, j'appelle donc en particulier les journalistes de notre pays à appliquer enfin réellement leurs propres règles déontologiques y compris quand il s'agit d'Israël. La vérité finit toujours par triompher, et ce sera encore le cas cette fois-ci. Même si pas un seul député français ne s'est opposé à ce que l'assemblée nationale ne se transforme en tribunal d'Israel sans avocat, "il faut raison garder" se disent aussi de plus en plus de citoyens de notre pays, juifs ou non, de gauche comme de droite, qui se rendent compte de l'obsession anti-israélienne ambiante et refuse d'y céder. Les avertissements confus, pour ne pas dire contradictoires avec les condamnations précipitées d'Israël qu'ils avaient eux-même émises, qui émanent ces jours-ci de plusieurs ministres européens des affaires étrangères [Le Monde], montrent du moins que les responsables ne sont pas dupes. Il est urgent de se défaire du poison idéologique que forme le mélange du mensonge et de la bêtise, poison qui s'étale aujourd'hui à pleines pages dans les journaux du pays. Aux journalistes eux-mêmes de rejeter ce poison en enquêtant sur la manière dont eux-mêmes et les institutions qui les emploient se sont livrées, des semaines durant, au nom de l'émotion mais sans enquête ni reflexion à une véritable lapidation médiatique d'Israël. Qu'ils en soient convaincus, avec ou contre eux, la vérité finira par être entendue !

Vive la presse, vive la politique, vive la France !

mercredi 2 juin 2010

Flottille « Free Gaza » : Mission accomplie


Reçu sur mon téléphone ce lundi matin, cette alerte SFR info : "Raid israélien meurtrier sur une flotte d'aide pour Gaza".

Ce message, un parmi les millions qui ont commencé d'inonder la conscience des Peuples, signifie en lui-même que la flottille de "Free Gaza" a totalement réussi sa mission.

En effet, cette mission n'était évidemment pas d'apporter une quelconque aide humanitaire à la bande de Gaza, d'abord parce que le contenu des bateaux ne représentaient qu'une fraction négligeable des produits qui entrent dans Gaza chaque semaine officiellement depuis Israël, ensuite parce que la contrebande depuis l'Egypte fait que depuis des mois les magasins de Gaza sont tellement approvisionnés que les commerçants se plaignent de la chute des prix, enfin parce que Israël avait prévenu qu'en aucun cas les bateaux ne réussiraient à passer en force.

Le seul objectif de la flottille était de détruire l'image d'Israël et de soulever contre son peuple les opinions publiques mondiales. Succès complet.

Vous aurez beau dire qu'Israël a proposé que le contenu des bateaux soit transféré à Gaza par la terre et que les responsables de la flottille ont refusé, cela ne changera rien au succès médiatique de cette opération anti-israélienne.

Vous aurez beau souligner qu'Israël a proposé que les bateaux puissent passer si le Hamas libérait l'otage Guilad Shalit et que cette proposition a également été refusée, la perception de l'événement de ce matin n'en sera pas modifiée.

Vous aurez beau dire que les organisateurs de la flottille "Free Gaza" ne sont pas de simples pacifistes et ne sont pas du tout pacifiques, comme ils ont réussi à le faire croire, mais des islamistes organisés, complices des terroristes du Hamas, cela ne sera pas entendu.

Vous aurez beau dire que les soldats israéliens ont été obligés de se défendre d'attaques à coups de hache et même d'armes à feu menées par des islamistes aimant la mort plus que tout, encouragés tout au long de leur traversée par des chants de guerre antisémites, tout cela sera qualifié de propagande et vous ne modifierez pas le sentiment que des Israéliens puissamment armés se sont violemment attaqué à de pacifiques pacifistes.

Vous aurez beau dire tout ce que vous voulez, de toute façon votre voix ne sera pas relayée par les médias, ni par personne, et vous serez perçus comme complices de la barbarie.

Cette opération est un échec complet pour Israël, et c'est une réussite totale pour les Islamistes.

Les mois qui s'annoncent seront très durs pour Israël, mais aussi pour tous les Juifs du monde, y compris ceux qui ont choisi d'accabler Israël.

***

Sondage proposé par lemonde.fr le 01/06/2010
Exemple de sondage biaisé :  sur lemonde.fr, on
n'envisage pas un seul instant la responsabilité 
des islamistes qui ont monté l'opération "free gaza". 
Un peu comme si on demandait si dans la montée 
de l'antisémitisme le journal Le Monde porte une responsabilité 
totale, partielle ou bien si on n'a pas d'opinion...
 

jeudi 29 avril 2010

La raison selon E. Roudinesco : dire tout et son contraire ?

Le 28 avril 2010, une dépêche de l'AFP nous apprend qu'E. Roudinesco fait partie des signataires de ce fameux  "appel à la raison" qui entre autres choses souhaite oeuvrer, je cite, à "la survie d'Israël en tant qu'Etat juif et démocratique".

Or, on se souvient que le samedi 6 février 2010, Elisabeth Roudinesco affirmait sur France Inter, dans le 7/9 :

« Faut-il qualifier l'Etat d'Israël d'Etat juif ? Non ! Ça c'est la tendance, en effet, de l'ultra-nationalisme, ca c'est une catastrophe en effet pour Israël s'il est qualifié de façon éthnique. Ce sont les ultra-nationalistes qui sont les plus dangereux, qui risquent de faire cet Etat d'apartheid, on ne peut pas qualifier un Etat de cette façon là. »

Que dire d'une telle contradiction, sinon que, venant de l'une de nos grandes intellectuelles, elle montrent un inquiétant mépris de la logique la plus élémentaire ?

Certes, il reste possible qu'entre l'hiver et le printemps 2010, Mme Roudinesco ait profondément évolué sur la question de savoir s'il était ou non légitime de qualifier Israël d'Etat juif, et qu'après avoir accusé du pire ceux qui donnent une réponse positive à cette question (en accord pourtant avec la résolution internationale qui devait conduire à la création d'Israël), elle aurait fini par s'y rallier.

Mais à bien y regarder, le point commun entre les deux positions totalement contradictoires auxquelles elle dit adhérer est le contexte accusateur, dans les deux cas (celui de l'émission de France Inter de février, celui de l'actuel "appel à la raison"), à l'égard de la démocratie israélienne.

Triste raison...

dimanche 7 février 2010

France-Inter s'érige en tribunal d'Israël, dans une émission à charge mais sans avocat.


 France-Inter a-t-elle mal tourné ?

Présentée sous l'interpellation  « Israël a-t-il mal tourné ?» (son titre véritable, je ne l'ai découvert qu'après coup et n'a jamais été mentionné dans l'émission, serait en fait "Israël : qui veut la paix ?", et cette question précise --- qui aurait été utilement éclairée par les résultats du sondage récent de Pew Research sur les personnalités qui inspirent confiances dans les pays musulmans --- n'a de fait pratiquement pas été abordée), l'émission du 7/9 du samedi 6 février 2010 sur France-Inter, élaborée en partenariat avec le journal Marianne qui publie cette semaine un dossier du même nom sous la conduite de Bernard Guetta de France Inter, avait pour intervenants, outre les animateurs habituels de l'émission Stéphane Paoli et Sandra Freeman : Maurice Szafran, Leïla Shahid, Bernard Guetta, Elisabeth Roudinesco. 

(Je passe sur la contribution d'Ivan Levaï qui a préféré ne pas intervenir au-delà de sa revue de presse, la seule référence de sa part, indirecte, au « débat » étant d'avoir raconté, d'ailleurs pas très bien, une vieille blague juive à la fin de son temps de parole.)

Même si Paoli a systématiquement remis devant le « Israël a-t-il mal tourné ? » un  « Oui ou non ? » effectivement présent, mais pour le moins discrétement, dans le dossier de Marianne (que je n'ai pas encore consulté), donnant ainsi l'apparence d'une possibilité de réponse négative à la question accusatrice, c'est bien d'une telle accusation que l'émission a relevé.

La présentation du bouquin de Leïla Shahid sur le site du 7/9 du samedi sur  France Inter, donne le principe de l'émission : on n'invite à débattre des gens qui sont essentiellement d'accord entre eux, en l'occurrence d'accord pour salir Israël, mais dont les différences d'origine, de métier, etc... suffisent à donner l'apparence d'une certaine diversité visant à prouver que, de ce coté, on est ouvert et qu'on a le sens du dialogue.

Je ne vais pas faire un compte-rendu de l'émission, en voici simplement quelques extraits commentés.

Sortir des stéréotypes

Stéphane Paoli commence à 7h18 par se tourner vers Maurice Szafran en lui faisant remarquer que le titre est sévère, « Oui ou non Israël a-t-il mal tourné ?»... oubliant que, sans même le « oui ou non », c'est précisément l'exergue de sa propre émission (de facto le titre).

Maurice Szafran explique alors que l'expression « Israël a mal tourné » a d'abord été prononcée par Bernard Guetta, et de poursuivre : « pour sortir des stéréotypes, moi j'ai tendance à considérer que c'est un titre tout-à-fait banal ». D'emblée, Maurice Szafran indique lui-même sa capacité à dire n'importe quoi, puisque ce qu'il appelle « sortir des stéréotypes » consiste à l'évidence et au contraire à s'y enfoncer, comme il le dit lui-même en poursuivant : « c'est l'une des idées les plus convenues, y compris chez certains pro-israéliens, qu'Israël a, en effet, mal tourné ».

Au moins, Szafran est clair : il est un journaliste à charge.  

Ils ont osé (comme d'habitude)

Szafran poursuit en disant que « c'est une question qu'on n'ose pas poser parfois ». Pour lui, Israël a mal tourné mais « on n'ose pas le dire ».

« Oui, voilà » acquiesse Paoli. Comme si France-Inter ne passait pas une grande partie de son temps à mettre Israël en accusation, et pas seulement chez Daniel Mermet !

Puis Szafran emploie encore plusieurs fois le mot « banal », dans une référence certes implicite mais néanmoins assez évidente au concept de « banalité du mal » d'Hannah Arendt à propos des nazis.

Leïla Shahid, dans son rôle.

Stéphane Paoli interroge ensuite Leïla Shahid, la cousine d'Arafat dont elle a toujours soutenu le terrorisme, la petite-fille de l'allié de Hitler et fondateur du nationalisme palestinien, le grand Mufti Husseini pour lequel elle a toujours exprimé une admiration sans restriction. Le fait que cette militante pro-terrorisme trouve objectif le dossier de Marianne m'inquiète un peu quant à ce dossier (mais bon, faut voir, je ne l'ai pas encore lu...).

Bernard Guetta : le high-tech ou la high-tech ?

Viennent ensuite les explications du journaliste Bernard Guetta sur la question de l'évolution politique, économique et sociale d'Israël : d'une forme de socialisme au libéralisme avec ses succés mais aussi la pauvreté (tiens, il ne vient à l'idée de personne que la grande pauvreté d'une partie de la population israélienne aurait aussi un rapport avec le fait que ce pays est en butte à la haine infinie de ses voisins. Shahid soulignera l'importance du financement de l'armée, mais bien sûr pour dénoncer la politique « conquérante » d'Israël). A la fin de son intervention, Guetta prend le temps d'expliquer qu'il a longtemps cru qu'il fallait dire « la » hig-tech mais qu'à Marianne on lui a expliqué qu'il fallait dire « le » high-tech, démontrant une fois de plus son esprit d'à-propos et l'agilité d'une pensée qui va tout de suite à l'essentiel.

Un peuple persécuteur

Vers la fin du 7/9, Elisabeth Roudinesco est interrogée par Laurence Luret.

8h46. La journaliste lui pose la question, qui revient souvent, dit-elle, « de l'extérieur » (j'imagine qu'elle veut dire que la question n'est pas d'elle, qu'elle ne se fait que l'écho d'une question entendue) : 

« Comment un peuple qui a été persécuté aussi longtemps peut devenir à son tour persécuteur, et la psychanalyste que vous êtes quel regard pourtez-vous la-dessus ? »

Si la première partie de la question vient « de l'extérieur », on voit que la seconde partie de la question de Laurence Lucet, adressée au psychanalyste, entérine en fait la première, en suggérant précisément l'analyse de tous ceux qui, depuis le fameux article d'Edgar Morin, se croient particulièrement malins de pouvoir pointer des renversements d'allure paradoxale mais bien connus par exemple dans le domaine des violences sexuelles, et dont le niveau ne dépasse pourtant pas, en réalité, celui des inscriptions qu'on trouve dans les chiottes publiques mettant un signe égal entre une étoile de David et une croix gammée.

Dans sa réponse, Roudinesco entérine à son tour la notion de « peuple persécuteur », puisqu'elle n'en conteste pas l'idée, se contentant de dire dans un premier temps : « ah ça, y a jamais de peuple parfait », même si, dans un deuxième temps, elle souligne que le peuple juif d'Israël est un peuple comme un autre, avant de retrouver son discours habituel sur le fait qu'en Israël et en Palestine il n'y a pas de nazisme : « la référence au nazisme est absolument inadmissible des deux cotés... tant qu'on continuera à se traiter de nazi --- tout le monde se traite de nazi--- ... la référence à l'extermination des Juifs doit être absolument bannie des débats actuels, il n'y a pas de nazis en Israël, ni d'un coté ni de l'autre, il n'y a pas de chambre à gaz, il n'y a pas d'extermination, il y a une guerre civile, il y a une guerre, c'est tout-à-fait différent, il y a des massacres, mais il n'y a pas de nazisme, j'insiste beaucoup ».

C'est gentil à Roudinesco d'insister là-dessus, parce qu'elle vient précédemment d'adhérer au retournement morinien de « peuple juif passé de persécuté à persécuteur », ce qui revient de fait à le nazifier, dans l'esprit de cette émission de France-Inter visant à montrer qu'Israël aurait mal tourné. Alors c'est vrai que lorsque l'actuel président de l'autorité palestinienne, auteur d'une thèse négationiste à Moscou, accuse les Israéliens d'avoir fait pire que l'Holocauste à Gaza on est bien dans le type d'accusations révoltantes que dénonce Roudinesco. Le problème, c'est qu'en insistant lourdement sur le fait qu'il n'y aurait pas de nazisme, ni d'un coté ni de l'autre, elle demande simplement d'occulter tout un pan, plutôt fondamental, du conflit actuel, à savoir l'alliance originelle du nationalisme palestinien avec le nazisme, incarnée par l'alliance du grand-père de Leïla Shahid et oncle d'Arafat avec Hitler, autant que le rôle actuel de l'Iran nazislamiste --- faut-il rappeler les meeting négationistes organisés par Ahmadinejad, et ses déclarations sur Israël qui doit être rayé de la carté ? --- auprès du Hamas et du Hezbollah, dont les miliciens sont coutumiers du salut nazi. L'argument de Roudinesco selon lequel il n'y a pas d'extermination ne tient pas, dans la mesure où l'intention de l'extermination, elle, existe. Les néo-nazis qui défilent régulièrement, ici ou là, depuis 1945, n'ont pas de chambre à gaz et ne font pas d'extermination, ce n'en sont pas moins des nazis, qui expriment clairement leur désir d'extermination des Juifs, exactement comme le font les miliciens du Hezbollah sur les panneaux tournés vers Israël et qui décorent les bases de la FINUL au sud-liban..... Roudinesco n'en n'est d'ailleurs pas à une contradiction près, puisqu'elle rappelle elle-même par ailleurs le succès dans le monde arabe de Mein Kampf, le livre de Hitler.

A la fin de l'émission (8h50'), Roudinesco affirme : « Les Juifs ont peur de disparaître, mais ils ont peur depuis toujours, alors évidemment comme on en a assassiné 6 millions on peut comprendre que voilà, mais on n'en est plus là... On a peur qu'il n'y ait plus de Juifs, c'est un fantasme, il y aura toujours des Juifs, simplement ils vont être différents, et cette histoire de démographie, c'est un fantasme, ce n'est pas parce qu'ils seront entourés d'une majorité d'Arabes qu'il n'y aura plus d'Etat d'Israël, plus de Juifs, etc... ça va se refaire autrement ».
Après que Leïla Shahid se soit livrée à une « psychanalyse » d'Israël à propos de la question de la démographie arabe : « le mur construit par Israël, il est dans les têtes... il y a un problème d'ordre psychanalytique, qui est un déni de réalité, qui est la fonction réellement de ce mur, qui n'emmure pas seulement les Palestiniens, mais qui emmure aussi les Israéliens, comme l'a dit Sylvain Cypel », propos approuvé par le grand intellectuel Paoli : « bien sûr, comme tous les murs, et comme toujours, j'allais dire », Roudinesco a le mot de la fin :

« Faut-il qualifier l'Etat d'Israël d'Etat juif ? Non ! Ça c'est la tendance, en effet, de l'ultra-nationalisme, ca c'est une catastrophe en effet pour Israël s'il est qualifié de façon éthnique. Ce sont les ultra-nationalistes qui sont les plus dangereux, qui risquent de faire cet Etat d'apartheid, on ne peut pas qualifier un Etat de cette façon là. »

Est-ce à dire que pour Roudinesco, Israël a le droit d'exister à condition de devenir un Etat arabe ? Non, bien sûr, on ne saurait qualifier un Etat de cette façon là (n'importe quoi !) En réalité, le peuple juif est complexe, et Israël est bien sinon un Etat juif, au sens religieux du terme, du moins un Etat pour le peuple juif, quelle que soit la place que les membres de ce peuple accordent individuellement à la religion juive. Quoi qu'en dise Roudinesco, le caractère juif de l'Etat d'Israël figure dans le vote des Nations Unies du 29 novembre 1947 qui a conduit à la création de l'Etat d'Israël. Cette position élémentaire vis-à-vis d'Israël n'a donc rien à voir avec l'ultra-extrémisme de dangereux ultra-nationalistes ultra-religieux. Par sa conclusion, Roudinesco ne fait pas dans la dentelle.

Voilà pour le 7/9 du samedi 6 février sur France Inter. Une émission entièrement à charge contre Israël, où un petit groupe d'activistes et de journalistes se décerne mutuellement des prix d'objectivité.



Je vais écouter maintenant l'émission du dimanche, censée équilibrer celle du samedi puisque les invités en sont un journaliste neutre, Maurice Szafran, ancien militant sioniste, et un Israélien, ancien ambassadeur d'Israël en France. En effet, le dimanche 7 février 2010, dans le 7/9, l'invité a été Eli Barnavi, historien israélien très critique à l'égard du gouvernement israélien et contributeur régulier au journal Marianne (et dont le propos à venir du dimanche aura été à plusieurs reprises annoncé d'avance par les invités du samedi : « demain, Barnavi dira ceci, demain, Barnavi dira cela... » a-t-on entendu ce samedi...) Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai le pressentiment que l'émission du dimanche ne vas pas réellement équilibrer celle du samedi...

L'emission du dimanche 7 février 2010 

Voilà, je reprends la plume. Je viens d'écouter l'émission du dimanche, avec Eli Barnavi. Le moment le plus marquant de cette émission aura sans doute été la revue de presse d'Ivan Levaï, essentiellement consacrée à la météo et au foot.... Plus sérieusement, voici : à 7h25, Paoli pose à Szafran une question qui en dit long à la fois sur la vision que Paoli a de lui-même et de ses collègues journalistes, et sur son positionnement implicite vis-à-vis d'Israël, je cite : "le titre que vous choisissez est délibérément frontal, nous en parlions hier avec Leïla Shahid, :"Oui ou non, Israël a-t-il mal tourné ?" c'est la question que très peu de gens osent poser aujourd'hui. Le problème n'est-il pas en effet ce déni du réel, la capacité que nous avons les uns et les autres, au niveau politique, au niveau médiatique, à contourner la réalité pour la présenter avec des mots qui ne disent pas les choses pour ce qu'elles sont ?".

Ainsi, pour Paoli, poser la question "Israël a-t-il mal tourné ?", c'est-à-dire, à suivre Szafran et Guetta, y répondre positivement,  ce serait enfin oser présenter les choses comme elles sont ! 

On retiendra tout de même cet aveu de Paoli s'agissant de la capacité des journalistes à "contourner la réalité pour la présenter avec des mots qui ne disent pas les choses pour ce qu'elles sont". Cela fait longtemps que, par exemple, l'usage systématique par ses confrères des mots "activistes" ou "militants" pour désigner d'authentiques terroristes nous a convaincu de cette capacité de déni...

Donc, ce dimanche, à l'antenne, trois accusateurs d'Israël (Szafran, Guetta et Paoli) dont un avoué et deux à peine voilés, et un "avocat" : Barnavi. 

Ce que dit Barnavi est loin d'être absurde, mais sans doute en partie discutable. Ses interventions permettent parfois de remettre les pendules à l'heure, comme lorsque Paoli, berné par le terme "colonisation" que lui et ses confrères emploient  pour les implantations juives, s'imagine que ces implantations sont le lieu d'une agriculture extensive privant les Palestiniens d'autant de terres cultivables. 

Lorsque Barnavi soulignera que les idées de la gauche israélienne sur la nécessité de la paix et de la création d'un Etat palestinien avaient petit à petit gagné tous les grands partis politiques israéliens, Paoli montrera qu'il avait compris le propos de son invité en parlant de la droitisation de la société israélienne, et Barnavi devra à nouveau rectifier. 

Pour Barnavi, Israël n'a pas assez souffert  

Malgré la pertinence d'une grande partie des propos d'un Barnavi toujours calme face aux accusations portées contre Israël par ses amis journalistes  (tellement calme qu'on pouvait se demander s'il se rendait compte qu'il servait de caution israélienne à ce tribunal anti-israélien), il y a pour moi cette phrase qui ne passe pas, je cite Barnavi aux environ de 8h25 :  "On  n'a pas assez souffert du manque de volonté politique".

Ce "on", c'est Israël. Le manque de volonté politique fustigé, c'est celui des dirigeants israéliens.

Ce que dit Barnavi à ce moment-là, c'est qu'Israël n'a pas assez souffert d'un conflit dont il impute le prolongement au manque de volonté politique des dirigeants israéliens. Il précise d'ailleurs immédiatement que certes Israël a souffert du terrorisme palestinien de la seconde intifada, mais que cette souffrance est déjà oubliée, du fait de la grande capacité israélienne à oublier (n'importe quoi !) Les victimes du terrorisme palestinien, leurs familles, apprécieront cette appréciation de Barnavi selon laquelle Israël n'aurait pas assez souffert pour réellement souhaiter la paix. Cette petite phrase de Barnavi, à la limite de l'incitation au terrorisme, est un scandale qui montre le genre d'avocat d'Israël que France Inter a trouvé pour équilibrer l'émission de la veille avec Leïla Shahid ! (s'ils manquent d'idée pour leurs invités pro-israéliens, ils n'ont qu'à me demander, il ne manque pas de fins connaisseurs du dossier capables de répondre aux accusations stéréotypées sans cesses faites à Israël...)

L'émission se termine par l'auto-congratulation mutuelle de la petite équipe : Paoli signale que, contrairement à ce qui se passe d'habitude quand on parle du Proche-orient, aucun email virulent n'est venu dénoncer l'émission (mince, l'émail que j'ai envoyé hier soir ne devait pas être assez virulent), ce qui prouverait que la question posée par Szafran, "Israël a-t-il mal tourné ?" était une bonne question (ça, de la part de Paoli, c'est plutôt une incitation à la virulence), à la suite de quoi Szafran félicite Guetta... 

Bravo à toute l'équipe, ce joli coup restera en effet dans les annales de la banalisation de la démonisation d'Israël...